Critique de concert Festival Chhhhhut : Lee Zeirjick + Death in Death Valley + Zeni Geva

Deuxième soirée pour la nouvelle édition de Chhhhhut, le festival noise marseillais. Retour à l'Embobinoise, ce soir la salle mettra du temps à se remplir, mais au final la jauge sera plus que correcte.

Photo : Pixxxo
Après avoir vuLee Zeirjick pas mal de fois maintenant, c'est toujours avec plaisir que j'assiste à un set du lascar. Rappel du principe, une K7 noise / indus / drone de 25 minutes et Ben qui maltraite sa gratte dessus. C'est à chaque fois différent, même si ça reste dans une veine viscérale et obsessionnelle. On retrouve les gimmicks habituels : marche robotisée, violent coup de hanche, ronde de taulard hagard, tirage de langue. Dans leur relation sado-maso, la gratte aura droit à sa fessée, son trainage au sol, ses coups de lattes.

Photo : Pixxxo
Il alterne les rythmiques plombées, répétitives, hypnotique, les digressions soniques, les passages free. Sa disto est mise constamment en contribution, la saturation passe par une large gamme de variation. Parfois, il hurle comme un possédé. Des boucles de la K7 te vrille le cerveau pendant que les riffes agressifs tétanisent toute vélléité de décrocher pour aller boire un coup. Rien n'y est apaisant, le set est bien un morceau qui te prend dans son intégralité. Il termine à genoux, torturant ses pédales d’effets pendant que la bande-son prend fin.

Photo : Pixxxo
J'aurais plus de mal avec le duo Death in Death Valley qui navigue dans les eaux de l'improvisation libre et de la musique électroacoustique. Ces deux membres de la Générale d'expérimentation, un collectif d'improvisateurs, délivrent une musique un peu trop cérébrale pour moi. Nul jugement là-dessus, ce n'est simplement pas ma came, ne m'évoquant pas grand chose.

Photo : Pixxxo
Olivier Dumont, guitare sur les genoux, travaille ses cordes avec moult objets, de matière différentes, afin d'en extirper les sons les plus étranges, des frottements métalliques, un archet strident, des tapotements lugubres, des fragments chaotiques. Nicolas Thirion, derrière ses machines, travaille ces son en direct et les redirige vers divers amplis.

Photo : Pixxxo
Sans jamais concéder le moindre espace à une mélodie. L'approche choisie est clairement celle de l’expérimentation sans concession. Parfois une déflagration sonique intervient, mais ensuite on repart dans des plages dissonantes. Rien ne troublera l'implication des deux musiciens, à fond dans leur trip que je n'ai malheureusement pas partagé.

Photo : Pixxxo
L'annonce de la venue de Zeni Geva dans le cadre de Chhhhhut a suscité l'excitation de pas mal de vétérans de la noise (car malgré le renouveau actuel, rappelons que ce mouvement parcourt le paysage musical marseillais depuis une vingtaine d'années avec notamment les pionniers Kill the thrill et Pandemoniom). Le groupe japonais affiche une carrière de 25 ans d'age, naviguant selon les djihadistes des étiquettes entre noise, doom, sludge et indus.

Photo : Pixxxo
Pour ma part, mécréant inculte des familles que je suis, j'ai fort apprécié leur hardcore bien free dans les entournures. Ils sont deux, un batteur au look plutôt intello et un guitariste hurleur plus inquiétant avec son crâne rasé et son regard imperturbable. Les imprécations sont hurlées, hachées, la guitare est tranchante et plombée. Parfois ses doigts courent sur les cordes pour des envolées free, voire psyché. On alterne entre les cavalcades rapides et les morceaux plus lents, lourds et répétitifs.

Photo : Pixxxo
En gros, ça tabasse sévère mais avec une complexité instrumentale bien réelle. Ca m'a fait penser à Ed Mudshi sur bien des aspects, mais en plus oppressant. Un espèce de rouleau compresseur sonique, un mur de son, avec des structures assez alambiquées. En ajoutant à cela la posture effrayante du hurleur, le tout est des plus efficace. En discutant avec les vétérans sus-cités, ceux-ci s’avouèrent dessus par rapport aux prestations antérieurs de groupe. Ne les ayant jamais vu, j'ai plutôt apprécié cette violence brute et obsessionnelle.

Photo : Pixxxo

Photo : Pixxxo
Après avoir vuLee Zeirjick pas mal de fois maintenant, c'est toujours avec plaisir que j'assiste à un set du lascar. Rappel du principe, une K7 noise / indus / drone de 25 minutes et Ben qui maltraite sa gratte dessus. C'est à chaque fois différent, même si ça reste dans une veine viscérale et obsessionnelle. On retrouve les gimmicks habituels : marche robotisée, violent coup de hanche, ronde de taulard hagard, tirage de langue. Dans leur relation sado-maso, la gratte aura droit à sa fessée, son trainage au sol, ses coups de lattes.

Photo : Pixxxo
Il alterne les rythmiques plombées, répétitives, hypnotique, les digressions soniques, les passages free. Sa disto est mise constamment en contribution, la saturation passe par une large gamme de variation. Parfois, il hurle comme un possédé. Des boucles de la K7 te vrille le cerveau pendant que les riffes agressifs tétanisent toute vélléité de décrocher pour aller boire un coup. Rien n'y est apaisant, le set est bien un morceau qui te prend dans son intégralité. Il termine à genoux, torturant ses pédales d’effets pendant que la bande-son prend fin.

Photo : Pixxxo
J'aurais plus de mal avec le duo Death in Death Valley qui navigue dans les eaux de l'improvisation libre et de la musique électroacoustique. Ces deux membres de la Générale d'expérimentation, un collectif d'improvisateurs, délivrent une musique un peu trop cérébrale pour moi. Nul jugement là-dessus, ce n'est simplement pas ma came, ne m'évoquant pas grand chose.

Photo : Pixxxo
Olivier Dumont, guitare sur les genoux, travaille ses cordes avec moult objets, de matière différentes, afin d'en extirper les sons les plus étranges, des frottements métalliques, un archet strident, des tapotements lugubres, des fragments chaotiques. Nicolas Thirion, derrière ses machines, travaille ces son en direct et les redirige vers divers amplis.

Photo : Pixxxo
Sans jamais concéder le moindre espace à une mélodie. L'approche choisie est clairement celle de l’expérimentation sans concession. Parfois une déflagration sonique intervient, mais ensuite on repart dans des plages dissonantes. Rien ne troublera l'implication des deux musiciens, à fond dans leur trip que je n'ai malheureusement pas partagé.

Photo : Pixxxo
L'annonce de la venue de Zeni Geva dans le cadre de Chhhhhut a suscité l'excitation de pas mal de vétérans de la noise (car malgré le renouveau actuel, rappelons que ce mouvement parcourt le paysage musical marseillais depuis une vingtaine d'années avec notamment les pionniers Kill the thrill et Pandemoniom). Le groupe japonais affiche une carrière de 25 ans d'age, naviguant selon les djihadistes des étiquettes entre noise, doom, sludge et indus.

Photo : Pixxxo
Pour ma part, mécréant inculte des familles que je suis, j'ai fort apprécié leur hardcore bien free dans les entournures. Ils sont deux, un batteur au look plutôt intello et un guitariste hurleur plus inquiétant avec son crâne rasé et son regard imperturbable. Les imprécations sont hurlées, hachées, la guitare est tranchante et plombée. Parfois ses doigts courent sur les cordes pour des envolées free, voire psyché. On alterne entre les cavalcades rapides et les morceaux plus lents, lourds et répétitifs.

Photo : Pixxxo
En gros, ça tabasse sévère mais avec une complexité instrumentale bien réelle. Ca m'a fait penser à Ed Mudshi sur bien des aspects, mais en plus oppressant. Un espèce de rouleau compresseur sonique, un mur de son, avec des structures assez alambiquées. En ajoutant à cela la posture effrayante du hurleur, le tout est des plus efficace. En discutant avec les vétérans sus-cités, ceux-ci s’avouèrent dessus par rapport aux prestations antérieurs de groupe. Ne les ayant jamais vu, j'ai plutôt apprécié cette violence brute et obsessionnelle.

Photo : Pixxxo
Signature : mystic punk pinguinle 19/10/2012
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Photographe : pixxxo
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