Critique de concert Lionel Kasparian (Cinéma pour l'Oreille)


Apres un week end calme mais bien sympathique (la classe troublante de Belleruche au Cabaret Aléatoire et le lendemain l’hystérie féminine déclenchée par Adam Green au Poste à Galène), me voici à 17h en train de descendre la rue Estelle en courant pour me rendre au temple de la rue Grignan … non je ne suis pas pris de remords de ne pas avoir été à la messe du 3ème dimanche de carême ce matin, ni n’ai-je changé de religion, mais je ne veux pas être en retard pour ce concert un peu particulier …

De plus, pour finir avec cette intro contextuelle, le pneu avant du vélo de svet (que j’utilisais depuis que je me suis fait volé le mien) ayant fondu dans la nuit de samedi à dimanche, à cause de la chaleur dégagée par la combustion intégrale des 5 voitures garées sous la fenêtre de ma chambre (sans que je ne sois réveillé ni par la lumière, ni par les explosions, ni par les pompiers) et Le Vélo prétendant que je n’ai pas rendu le dernier que j’ai emprunté … je n’ai pas pu passer chez moi chercher le casque de Lucie … (ce qui aura des conséquences pour la suite). Bref …

Troisième représentation du Cinéma Pour l’Oreille organisé par le collectif Art-Temps Réel qui m’avait bien intrigué avec ses tracts annonçant "une projection sonore sur 40 haut-parleurs" et qui plus est dans un lieu de culte et sur le thème de la Passion (du Christ). Après Samuel Lartisien vendredi, puis Maki samedi, c’est ce soir au tour de Lionel Kasparian de diriger cet orchestre d’acousmoniums (comprendre multi-haut-parleurs).

Après une brève (mais nécessaire) intro au cours de laquelle Lionel nous explique un peu le principe physique de l’expérience sensorielle (car ça en est vraiment une !) et le programme : des extraits d’œuvres de Daniel Terrugi, Michel Chion, Christine Groult, Agnès Poisson, Pierre Henry (seul nom qui me disait quelque chose – celui qui n’avait pas voulu être photographié à Marsatac) et Jacques Lejeune, tout le monde s'est tu et la plupart des gens ont commencé à fermer les yeux.

Pendant 45 minutes il pilotera de sa console située au milieu de l’allée centrale les 40 haut-parleurs … Le public assis autour de lui se laissera baigner par les sons tour à tour doux ou agressifs. Le volume sonore étant globalement un peu trop fort pour les oreilles sensibles je suivrai une partie du concert depuis la pièce à côté du temple (avec Lucie). Même si je n’ai pas assisté à tout, que je ne me suis pas forcement assis à l’endroit le plus adéquat pour me laisser emporter par la musique et que j’ai un peu passé mon temps à circuler à droite à gauche pour essayer d’immortaliser tout ça … . j’ai quand même trouvé cette expérience particulièrement intéressante (dans le bon sens du terme).

Le concert a été suivi d’un débat sur la nature de cette musique, les impressions des gens du public, avec un petit avis/éclairage religieux avec l’intervention du pasteur du lieu … vraiment unique ! Ce genre de musique est un peu difficile d’accès ("cérébrale" est le mot qui est revenu assez souvent dans les discussions) mais comme ils l’ont montré ce soir ce n’est ni une musique élitiste, ni une musique inaccessible. Elle demande juste un petti effort et un certain abandon … chose rare à une époque où tout va a 100 à l’heure. Le rendez vous suivant (11, 12 et 13 juin prochains) est déjà pris ici même. On tachera de ne pas le rater …
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Signature : pirlouiiiitle 10/03/2010
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