Hé, le Pinguin, t'en as pas marre d'aller voir Elektrolux ? Ben non... Et en plus, la dernière j'étais malade comme un chien et n'ai pas pu rester. Et puis merde, heing, j'vais pas me justifier ! Et j'aurais eu tord de pas venir, vu que les Soviet Twisters ont fait, pour moi, un de leur meilleur concert. Et que la 1ere partie a enflammé la Machine
Parce que les Little Green Fairy déchirent du slip. Bon, ok, c'est pas digne d'un chroniqueur émérite, je vais développer. Alors ce trio (deux grattes et une batterie) de Sète regroupe trois vieux briscard à qui ont va pas la raconter niveau rock'n'roll, et même qu'ils auraient tapé dans l'oreille d'un certain Lucas Trouble. Parce que il s'agit là bien de rock là, et de celui qui fait trépigner les guiboles et jouir les esgourdes. Entre garage stoogien et rock du pays des kangourous, ça ramone(s) (ahahaha) sévère ! Et le chanteur/gratteux est un putain de frontman, qui jongle entre whawha saturée et une putain de putain de voix ! On voit carrément qu'il prend son pied sur scène, et putain, cette voix qui transpire le rock'n'roll. Raaah ! La salle ne s'y trompe pas et ils te la retournent très rapidement. Grande classe !
Petit changement de plateau qui permet de déguster la délicate cervoise de la Machine tout en se délectant de la sélection musicale de maître J2P (si avec ça les bobos viennent pas rue Jean roque...), un frémissement sovietico-électrique se fait sentir à l'étage.
Et voilà que les Elektrolux débarquent avec leur voix qui frise le Jim Morrison sur un blues rock viscéral et obsessionnel à la Blues Explosion. Ah ben non en fait. Ce que j'avais écrit au en 2002 ça correspond plus trop en fait.... Un Johnny Cash qui vire (Wire !) au Blues Explosion obsessionnel ? Et puis merde... Ce qui est sur, c'est qu'ils ont assuré sévère ce soir.
Dès le premier morceau, la charge sexuelle et groovy (un Cash Groove Explosion ?) éclate à base de chanteur qui fait l'amour à sa guitare tout en susurrant des mots doux en son micro, de bassiste qui allie classe flegmatique et basse mécanique parfois limite disco (Un Disco Flegmatic Sovietic Class ?) et d'un batteur qui maltraite ses futs aussi sérieusement que s'il faisait l'exégèse d'un inédit de Karl Marx (Un Marxist Hammer Twist ?).
Souvent pris de convulsion, Cédric au chant semble insensible à mes déchirements pour trouver une définition correcte de leur style, s'enfermant dans une transe gutturale, ponctuée de mouvement saccadé de ses hanches sur sa guitare (Guttural Blues Penetration ?). C'est vrai que la voix s'est bien élongé du Jim Morrisson, on est tombé dans les grave plus NickCavo/Specerienne. Car effectivement, on est bien là dans un blues obsessionnel (aaah !), un rock viscéral (yeah !), voire du blues rock crade, viscéral et obsessionnel (mot compte triple !).
Bref ce soir ils assurent. Que ce soit dans les cavalcade effrénées ou les morceaux lents avec voix d'outre-tombe et rythmique plombée et oppressante. Ils osent terminer avec une (excellente) reprise de Fade to Grey façon garage syncopé. Fade to Grey ? Mais si ça vous parle forcement ! Enfin, si comme la majorité du groupe et du public vous avez plus de 30 ans. Un petit clip pour se rafraichir la mémoire... Lessivés mais content, eux comme nous, on se dit que quand même, les vieux (ils seraient même plus âgés que le chanteur des Hatepinks, c'est dire !) ils assurent.
www.myspace.com/littlegreenfairyband
www.myspace.com/elektrolux
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