Critique de concert Lou Reed

Qu’est-ce que l’on peut anticiper, sachant qu’une artiste va jouer sur scène tout un disc de A à Z? S’il s’agit d’une performance totalement fidèle au disc, où est l’intérêt? (On peut toujours rester chez soi et écouter le disc).
L’intérêt, il me semble, dans le cas de la tourné de Lou Reed où il reproduit « Berlin » sur scène, c’est de produire une véritable « opéretta » : un orchestre, une mise en scène comprenant un film projeté sur l’arrière scène, et une forme de réinterprétation vocale qui correspond à celle d’un compteur.
Le seule vrai changement en structure (si on la compare avec l’ordre de chansons sur le disc) était l’introduction où il y avait quelques mesures de Sad Song (la dernière chanson sur le disc), un rappel à la nature de toute cette triste histoire qui nous attendait.
L’émotion que Lou Reed a portée à cette œuvre en misant sur sa voix a, en effet, rajouté une autre dimension à ce texte : fini avec le détachement mélancolique de l’original, en 2007 Mr. Reed nous donne une version violente, émotionnelle qui fait vivre davantage les deux personnages du texte.
Oui, comme toujours, il y avait des petits problèmes techniques (le son des basses un peu explosif pour commencer le concert, des solos de la part de Steve Hunter souvent à un niveau inférieur à celui de l’ensemble, et peut-être un peu trop de révérence de la part de l’ingénieur du son par rapport à l’ampleur de la guitare de Reed) mais en tout, un orchestre électrique/classique/vocal bien rodé et bien homogène.
Sympa d’entendre les morceaux pour le rappel (Sweet Jane, Satelite of Love et Walk on the Wildside) même si le public n’a pas compris que cela était un moment à part, un moment pour se mettre debout et apprécier Lou Reed autrement. Mais pour moi, cette cerise sur le gâteau n’était même pas nécessaire après un si puissant moment opératique.
L’intérêt, il me semble, dans le cas de la tourné de Lou Reed où il reproduit « Berlin » sur scène, c’est de produire une véritable « opéretta » : un orchestre, une mise en scène comprenant un film projeté sur l’arrière scène, et une forme de réinterprétation vocale qui correspond à celle d’un compteur.
Le seule vrai changement en structure (si on la compare avec l’ordre de chansons sur le disc) était l’introduction où il y avait quelques mesures de Sad Song (la dernière chanson sur le disc), un rappel à la nature de toute cette triste histoire qui nous attendait.
L’émotion que Lou Reed a portée à cette œuvre en misant sur sa voix a, en effet, rajouté une autre dimension à ce texte : fini avec le détachement mélancolique de l’original, en 2007 Mr. Reed nous donne une version violente, émotionnelle qui fait vivre davantage les deux personnages du texte.
Oui, comme toujours, il y avait des petits problèmes techniques (le son des basses un peu explosif pour commencer le concert, des solos de la part de Steve Hunter souvent à un niveau inférieur à celui de l’ensemble, et peut-être un peu trop de révérence de la part de l’ingénieur du son par rapport à l’ampleur de la guitare de Reed) mais en tout, un orchestre électrique/classique/vocal bien rodé et bien homogène.
Sympa d’entendre les morceaux pour le rappel (Sweet Jane, Satelite of Love et Walk on the Wildside) même si le public n’a pas compris que cela était un moment à part, un moment pour se mettre debout et apprécier Lou Reed autrement. Mais pour moi, cette cerise sur le gâteau n’était même pas nécessaire après un si puissant moment opératique.
Signature : Tony
le 06/07/2007
>> Réponse (le 03/08/2007 par Daniel)

Concert génial. Hélas, pas d'écran ciné et décors minimalistes car le mistral était trop fort. L'album était un must donc le concert meme 30 ans plus tard ne pouvait qu'être bon. Cela faisait la sixieme fois que je voyais Lou Reed sur scène. Je classerai ce concert en 3-eme position. 1- 1977 Mont de Marsan (cloture du festival Punk) j'avais 17 ans et je voyais un de mes tous premiers concerts rock 2- 1989 Olympia Paris Tournée New York. Album excellent dans un super cadre musical. 3- Arles 2007. La nostalgie de l album, le cadre et Steve Hunter Suivent 2 concerts à paris fin des 70's, début des 80's et un concert à Toulouse dans les années 90. > Réagir à cette critique

le 26 juillet 2011 - Théâtre Antique de Fourvière, Lyon (par Clément Chevrier)
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Lundi 28 mai 2012 : 9066 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 













