Critique de concert Luberon Jazz Festival : François Corneloup Trio + Les Saxs Renversent Le Jazz

Je partage cette idée selon laquelle lorsque les opinions divergent dans l’appréciation de l’art, ce sont ceux qui aiment qui ont raison. J’aurai donc tort ce soir. L’univers de François Corneloup est trop alambiqué pour moi. Je le savais déjà mais sa saisissante prestation en tant que sideman avec Henri Texier m’avait fait promettre de le revoir dans un de ses projets personnels. L’occasion est double ce soir puisqu’il dirige dans la première partie des élèves de diverses écoles de musique de la région avant de se produire en trio.

Les Saxs Renversent Le Jazz, ainsi est intitulée la première partie. L’idée est louable d’accorder une place dans ce festival aux pratiques amateurs. Une bonne quinzaine de saxophonistes des écoles du Pays d’Apt mais aussi de Cavaillon, Manosque et Pertuis sont assis en demi-cercle. Face à eux, François Corneloup, tantôt simple chef d’orchestre, tantôt au soprano, dirige le fruit d’une master class de formation. Trop de phrases répétitives entrecoupées de chuchotements et borborygmes de saxophones pour moi, je n’entrerai jamais dans le set malgré la fraîcheur affichée par certains élèves enthousiastes et quelques solistes inspirés. A noter la présence d’un très jeune souffleur qui, si la passion persiste, saura rapidement attirer l’attention.

Ce sont ceux qui aiment qui ont raison. Preuve que j’ai tort, personne n’est sorti avant la fin. Le fait que la salle était garnie de membres de la famille de chacun des participants n’explique pas tout, ils ont aussi copieusement applaudi.
François Corneloup Trio

L’univers du saxophoniste est multiple. Dans cette formule trio, certaines pièces suscitent positivement mes sens. Noir Lumière, une de ses compositions qui a donné son titre à l’album sorti l’été dernier, est de celles-là, qui débute par un splendide et softissime duo entre saxophone et contrebasse (Hélène Labarrière, expressive et captivante). Une autre, écrite par un ami guitariste de François Corneloup, l’est tout autant. Avec Cyrillique et Post Mambo en revanche, le registre redevient abrupt, tourmenté.

Des cliquetis distillés à la puissance assénée, la complète palette de batteur de Simon Goubert, déjà entrevue dans un autre trio, Open Gate, est confortée ici. Instrumentalement, la performance de chacun est remarquable, la cohésion parfaite.
Un sympathique final entraînant et festif permet aux Saxs de la première partie de revenir renverser le jazz en compagnie du trio. Cette 21ème édition du Luberon Jazz Festival débutée quatre jours auparavant va monter en intensité dans les plateaux suivants. Chroniques à suivre.

Plus de photos du trio et des Saxs.

Les Saxs Renversent Le Jazz, ainsi est intitulée la première partie. L’idée est louable d’accorder une place dans ce festival aux pratiques amateurs. Une bonne quinzaine de saxophonistes des écoles du Pays d’Apt mais aussi de Cavaillon, Manosque et Pertuis sont assis en demi-cercle. Face à eux, François Corneloup, tantôt simple chef d’orchestre, tantôt au soprano, dirige le fruit d’une master class de formation. Trop de phrases répétitives entrecoupées de chuchotements et borborygmes de saxophones pour moi, je n’entrerai jamais dans le set malgré la fraîcheur affichée par certains élèves enthousiastes et quelques solistes inspirés. A noter la présence d’un très jeune souffleur qui, si la passion persiste, saura rapidement attirer l’attention.

Ce sont ceux qui aiment qui ont raison. Preuve que j’ai tort, personne n’est sorti avant la fin. Le fait que la salle était garnie de membres de la famille de chacun des participants n’explique pas tout, ils ont aussi copieusement applaudi.

L’univers du saxophoniste est multiple. Dans cette formule trio, certaines pièces suscitent positivement mes sens. Noir Lumière, une de ses compositions qui a donné son titre à l’album sorti l’été dernier, est de celles-là, qui débute par un splendide et softissime duo entre saxophone et contrebasse (Hélène Labarrière, expressive et captivante). Une autre, écrite par un ami guitariste de François Corneloup, l’est tout autant. Avec Cyrillique et Post Mambo en revanche, le registre redevient abrupt, tourmenté.

Des cliquetis distillés à la puissance assénée, la complète palette de batteur de Simon Goubert, déjà entrevue dans un autre trio, Open Gate, est confortée ici. Instrumentalement, la performance de chacun est remarquable, la cohésion parfaite.
Un sympathique final entraînant et festif permet aux Saxs de la première partie de revenir renverser le jazz en compagnie du trio. Cette 21ème édition du Luberon Jazz Festival débutée quatre jours auparavant va monter en intensité dans les plateaux suivants. Chroniques à suivre.

Plus de photos du trio et des Saxs.
Signature : mcyavellle 15/07/2011
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