Critique de concert Magma

Une première visite au silo s'imposait pour revoir l'inusable Christian Vander et ses sbires. A chaque fois que j'ai vu Magma ces 25 dernières années, c'est avec des formations différentes et ce qui paradoxalement en fait la force. Des sonorités très actuelles quelque que soit le moment à la croisée de l'Industriel, du Free Jazz, du hard Rock ...Magma quoi.

Ce soir un Christian Vander non pas nouveau mais très concentré et surtout très pertinent. Les années passant, le coté volcanique a été remplacé par un Kurt Masur de la musique bruitiste . Car c'est naturellement en tant que Compositeur et surtout en tant que Chef d'Orchestre qu'il prend encore plus qu'avant toute sa dimension.

C'est un Christian Vander très doux et percutant à la fois ce soir menant à la baguette sa troupe.Le concert n'en était que plus rytmé, un véritable opéra composé par un mutant hybride d'un Genesis P-Orridge dynamisé Rammstein et du Léo Delibes de Lakmé.
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Magma est néanmoins un groupe et surtout une expérience unique. Comme d'habitude, chaque concert de Magma est une performance. Des musiciens qui l'accompagnent dans cette aventure, on retient naturellement Stella Vander et sa compagne Choriste; excellents bassiste et Guitariste Itou. Le percussionniste malgré des problèmes techniques était très en forme.

Christian Vander qui chante apparemment de moins en moins s'est quand même permis une intervention vocale entre cri primal et messe païenne.Un grand moment accueilli très chaleureusement par le public. Un concert pas forcément très long avec un seul rappel mais très intense.

Toute ma réserve et ce qui a empêché ce moment d'être unique tient à l'aménagement du Silo. De l'accueil pour boire un verre dans un hall de Gare réfrigéré sponsorisé par un célèbre supermarché culturel à la salle totalement inadaptée tout est à revoir. Une conception de la scène totalement délirante: certain des premiers rangs ne voient strictement rien à moins d'être international à la Dream Team. Le concept des sièges en aluminium est en adéquation avec la froideur de la salle au propre comme au figuré: apportez d'urgence une doudoune!

Tous les sous engloutis auront du mal à nous faire oublier que l'architecte génial a oublié de visualiser le lieu autrement que par simulation informatique: la pente de la salle est beaucoup trop faible. Au lieu de se retrouver dans un amphi avec une visibilité optimale, c'est un retour vers les salles de cinéma du quartier latin des années 70 avec leur lot de sièges inutilisables au premiers rangs et torticolis à la clé. Aucun aménagement intérieur de surcroit ou alors une pale copie peu ambitieuse de ce que faisait Jean Nouvel il y a 30 ans.

Quant à la lumière, il vaut mieux s'abstenir -une telle conception de l'éclairage de concert et un matériel aussi moderne date certainement du Précambrien. Le son lui est tout juste passable avec quelquefois une mauvaise réverb. C'est cela dit la seule bonne surprise je m'attendais au pire vu le volume en béton. Le lieu est modulable parait t-il. Et bien modulons tout et réaménageons entièrement ce bricolage à 2 balles. La salle étant loin d'être pleine, il eu été certainement plus judicieux d'accueillir nos vulcanologues mélomanes à l'espace Julien propre à la vrai fusion: celle qui respecte le public.

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Signature : koalak13
le 14/10/2012
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le 14/10/2012
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Photographe : pirlouiiiit
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