Critique de concert MAP + Gaza Team

Découverts il y a 4 ans, les ch’tis du Ministère des affaires populaires nous régalent depuis. A l’époque, on était une petite 40 aine à l’Escale d’Aubagne (salle à la programmation toujours à la pointe), ce soir c’est complet de chez complet à l’Affranchi. Et c’est plus que mérité pour les lascars du Nord, de vrais bêtes sur scène.
Quand on arrive, les Gaza team sont déjà sur scène. Depuis une tournée en Palestine, les MAP les ont pris comme première partie. En plus de la solidarité à la cause palestinienne, il faut quand même avouer que ces gars là sont quand même sacrément doués. On les avait déjà vu à la Fête de la Paix, toujours à Aubagne, et se retrouve toujours bluffé par leur sacré flow.
La langue arabe se marie particulièrement bien avec le phrasé hip-hop, les trois gars de Gaza sont à la fois virulent mais aussi particulièrement rigolard. Leur acolyte français, traduit les textes et balance un flow agressif. Le public, composé de bons nombres de jeunes gauchistes à keffieh, leur fait un accueil digne de leur prestation. Courage à eux.
Après une courte pause, le Ministère des affaires populaires débarque dans le public, habillé en bleus de travail, lape frontale, violon et accordéon en accompagnement, avec le texte d’Il était une fois qui ouvrait leur 1er album, promettant du bon son. La promesse sera tenue. Dès qu’ils remontent sur scène, ils balancent Fallait pas nous inviter, un de leur rare texte non militant, jubilatoire. D’entrée, HK et Saïdou, les deux MCs, courent et sautent dans tous les sens. Le ton est donné, ce soir ça va bouléguer sévère (je sais pas comment on dit ça en ch’timi mais ils l’appliqueront sans soucis).
Mais la hargne revendicative revient vite à la surface, avec le rageur Appelle moi Camarade (sans Keny Arkana qu’on aurait pu espérer en guest). Suivent leur mix entre Lillo / Les Bronzés font du ch’ti, morceaux du 1er et 2eme album qui revendique l'identité de fils d'immigré prolo dans le ch'nord, sans régionalisme à la con, mais avec cette fierté de classe qu'ils chantent si bien.
Les deux gars, solidement appuyés par une solide base instrumentale (violon / accordéon / machines & percus) sont de sacrés showmen. HK, keffieh en étendard, portera plutôt la verve militante tandis que Saïdou est un sacré gouailleur, apportant cette chose si rare chez les groupes militants : l'humour. Le MAP, c'est aussi une sacré machine à faire danser, jumper et foutre le sourire, avec un morceau comme La vie c’est pas facile. Profession saltimbanque permet à Saïdou de faire son numéro, plutôt chansonnier, que gangsta. Vraiment hilarant ce titre.
Attention, c'est bien un groupe de hip-hop que l'on, même s'ils savent populariser (dans le sens le plus noble du terme) leurs mélodies. Le très agressif La Chasse est ouverte, sur la traque des sans-papiers, plombera l'ambiance avec un flow hardcore.
Hacène au violon et aux chants en arabe, est comme à son habitude, impérial. Plus les concerts passent, plus l’héritage algérien est revendiqué, un peu comme les cousins Mouss&Hakim, l'émotion est au rendez-vous, avec ces morceaux poignant que sont Chouffou Ma sar et Manich Mena. Rappelant nos concerts d’Idir. Sur Palestine, ils seront rejoints par les Gaza team, pour une version longue, en soutien aux gens là-bas.
Mais que les adeptes de hip-hop musette ne s’inquiètent pas, ils servent toujours avec une gouaille de Zebda du Ch’nord, les bombes que sont Balle populaire, toujours la même efficacité sur scène, faisant danser une salle comblée. Bien d’autres titres seront joués de Faudra faire avec à Salutations révolutionnaires (revisité sur l’air de War de Bob Marley en passant par Un air de Révolution. En rappel, A l’abordage finira de nous achever, épuisé, de joie, et de hargne combative.
Que du bonheur !
Et attention, ils reviennent chacun avec leur side-projects, HK & les saltimbanks et Zone d'Expression Populaire le 9 avril à l’Escale d’Aubagne.
Quand on arrive, les Gaza team sont déjà sur scène. Depuis une tournée en Palestine, les MAP les ont pris comme première partie. En plus de la solidarité à la cause palestinienne, il faut quand même avouer que ces gars là sont quand même sacrément doués. On les avait déjà vu à la Fête de la Paix, toujours à Aubagne, et se retrouve toujours bluffé par leur sacré flow.
La langue arabe se marie particulièrement bien avec le phrasé hip-hop, les trois gars de Gaza sont à la fois virulent mais aussi particulièrement rigolard. Leur acolyte français, traduit les textes et balance un flow agressif. Le public, composé de bons nombres de jeunes gauchistes à keffieh, leur fait un accueil digne de leur prestation. Courage à eux.
Après une courte pause, le Ministère des affaires populaires débarque dans le public, habillé en bleus de travail, lape frontale, violon et accordéon en accompagnement, avec le texte d’Il était une fois qui ouvrait leur 1er album, promettant du bon son. La promesse sera tenue. Dès qu’ils remontent sur scène, ils balancent Fallait pas nous inviter, un de leur rare texte non militant, jubilatoire. D’entrée, HK et Saïdou, les deux MCs, courent et sautent dans tous les sens. Le ton est donné, ce soir ça va bouléguer sévère (je sais pas comment on dit ça en ch’timi mais ils l’appliqueront sans soucis).
Mais la hargne revendicative revient vite à la surface, avec le rageur Appelle moi Camarade (sans Keny Arkana qu’on aurait pu espérer en guest). Suivent leur mix entre Lillo / Les Bronzés font du ch’ti, morceaux du 1er et 2eme album qui revendique l'identité de fils d'immigré prolo dans le ch'nord, sans régionalisme à la con, mais avec cette fierté de classe qu'ils chantent si bien.
Les deux gars, solidement appuyés par une solide base instrumentale (violon / accordéon / machines & percus) sont de sacrés showmen. HK, keffieh en étendard, portera plutôt la verve militante tandis que Saïdou est un sacré gouailleur, apportant cette chose si rare chez les groupes militants : l'humour. Le MAP, c'est aussi une sacré machine à faire danser, jumper et foutre le sourire, avec un morceau comme La vie c’est pas facile. Profession saltimbanque permet à Saïdou de faire son numéro, plutôt chansonnier, que gangsta. Vraiment hilarant ce titre.
Attention, c'est bien un groupe de hip-hop que l'on, même s'ils savent populariser (dans le sens le plus noble du terme) leurs mélodies. Le très agressif La Chasse est ouverte, sur la traque des sans-papiers, plombera l'ambiance avec un flow hardcore.
Hacène au violon et aux chants en arabe, est comme à son habitude, impérial. Plus les concerts passent, plus l’héritage algérien est revendiqué, un peu comme les cousins Mouss&Hakim, l'émotion est au rendez-vous, avec ces morceaux poignant que sont Chouffou Ma sar et Manich Mena. Rappelant nos concerts d’Idir. Sur Palestine, ils seront rejoints par les Gaza team, pour une version longue, en soutien aux gens là-bas.
Mais que les adeptes de hip-hop musette ne s’inquiètent pas, ils servent toujours avec une gouaille de Zebda du Ch’nord, les bombes que sont Balle populaire, toujours la même efficacité sur scène, faisant danser une salle comblée. Bien d’autres titres seront joués de Faudra faire avec à Salutations révolutionnaires (revisité sur l’air de War de Bob Marley en passant par Un air de Révolution. En rappel, A l’abordage finira de nous achever, épuisé, de joie, et de hargne combative.
Que du bonheur !
Et attention, ils reviennent chacun avec leur side-projects, HK & les saltimbanks et Zone d'Expression Populaire le 9 avril à l’Escale d’Aubagne.
Signature : mystic punk pinguinle 28/03/2010
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Photographe : celine
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le 20 septembre 2008 - Aubagne, Cours Foch (par Philippe)
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