Critique de concert Marion Rampal 'Own Virago'

J’ai passé une partie de ma semaine à essayer de convaincre mes proches de venir voir Marion Rampal ce soir. "Si tu dois me faire confiance une fois dans l’année, c’est le 19 novembre au Cri du Port" leur dis-je. Tous me demandèrent alors : "C’est quel style ?" et j’étais bien embarrassé pour leur répondre : "Euh… Va voir son site".
Le fait que je sois incapable de coller une étiquette les a incités à ne pas me faire confiance. Sauf Marc qui du coup est passé du statut de proche au statut d’ami.
Si Christophe Leloil et Raphaël Imbert avaient été là comme le mois dernier à la Mesón, j’aurais osé un ‘jazz vocal’ en réponse. Mais et d’une, le trompettiste et le saxophoniste ne sont pas invités surprise ce soir, et de deux, le merveilleux album Own Virago ne correspond pas à cette dénomination.
Alors, moi qui déteste les étiquettes, je m’impose une quête : trouver l’estampille idoine à la musique de Marion Rampal pour pousser mes proches à m’accorder leur confiance la prochaine fois.
‘Swinging pop’ ? C’est ce qui me vient à l’idée à l’écoute de la version introductive d’un standard de jazz originalement arrangé. Fabien Ottones joue le rôle de Duke Ellington. Mais c’est une reprise qui ne constitue qu’une facette de leur immense talent. Marion y donne un premier échantillon de sa technique vocale. Pfiouu !
‘Alternatif psychédélique’ ? La guitare d’Aurélien Arnoux sonne souvent comme celle de Phil Wandscher de Jesse Sykes & The Sweet Hereafter en écho à la voix Fionapplesque de Marion sur les titres Hystoria, Hè Séléné et My Oh My.
‘Indie opéra’ ? La surprenante reprise du Dido’s Lament de Henry Purcell est déjà brillante sur disque mais prodigieuse ici. Le sommet vocal de la soirée.
‘Rock anthropoïde’ ? Notre ancêtre Lucy aurait été séduite tout comme nous par Wattana, titre dédié à une guenon du Jardin des Plantes et terminé dans son langage. Marion dévoile un autre de ses talents, l’humour, en se lâchant sur la présentation de ce morceau.
‘Chanson à texte lyrique’ ? Une prose nougarienne de Marion sur une composition de Fabien Ottones incluant une sublime plage qui rappelle Sinéad O’Connor tant au niveau vocal qu’instrumental.
‘Trip hop groovy’ ? Some Bittersweet et Iokanaan’s Mouth montent tous deux en puissance à mi-morceau. Leur crescendo entamé par le piano et la guitare est conforté par la rythmique.
‘Folk revisité’ ? Both Sides Now de Joni Mitchell subit un relifting auquel participent activement Cédrick Bec (batterie) et Michel Péres (contrebasse). C’était déjà le rappel et l’enthousiasme est général. Personne n’envisage d’aller au lit.
‘Lullaby rock’ ? Alors, le groupe nous chante une berceuse, Hammock Song, pièce ultime du CD, pièce ultime de la soirée. Le hamac est confortable et nous invite à aller embrasser Morphée. Beaucoup préfèrent prolonger cet instant magique en achetant l’album ou en discutant avec les musiciens.
Ca y est, j’ai mon étiquette, je vais pouvoir me faire plein d’amis : swinging pop-jazz alternativo-psychédélique lyrico-indie-folk-rock. Servi par une voix d’exception et quatre musiciens aussi talentueux qu’heureux.
Bonus vidéo : Hammock Song
Le fait que je sois incapable de coller une étiquette les a incités à ne pas me faire confiance. Sauf Marc qui du coup est passé du statut de proche au statut d’ami.
Si Christophe Leloil et Raphaël Imbert avaient été là comme le mois dernier à la Mesón, j’aurais osé un ‘jazz vocal’ en réponse. Mais et d’une, le trompettiste et le saxophoniste ne sont pas invités surprise ce soir, et de deux, le merveilleux album Own Virago ne correspond pas à cette dénomination.
Alors, moi qui déteste les étiquettes, je m’impose une quête : trouver l’estampille idoine à la musique de Marion Rampal pour pousser mes proches à m’accorder leur confiance la prochaine fois.
‘Swinging pop’ ? C’est ce qui me vient à l’idée à l’écoute de la version introductive d’un standard de jazz originalement arrangé. Fabien Ottones joue le rôle de Duke Ellington. Mais c’est une reprise qui ne constitue qu’une facette de leur immense talent. Marion y donne un premier échantillon de sa technique vocale. Pfiouu !
‘Alternatif psychédélique’ ? La guitare d’Aurélien Arnoux sonne souvent comme celle de Phil Wandscher de Jesse Sykes & The Sweet Hereafter en écho à la voix Fionapplesque de Marion sur les titres Hystoria, Hè Séléné et My Oh My.
‘Indie opéra’ ? La surprenante reprise du Dido’s Lament de Henry Purcell est déjà brillante sur disque mais prodigieuse ici. Le sommet vocal de la soirée.
‘Rock anthropoïde’ ? Notre ancêtre Lucy aurait été séduite tout comme nous par Wattana, titre dédié à une guenon du Jardin des Plantes et terminé dans son langage. Marion dévoile un autre de ses talents, l’humour, en se lâchant sur la présentation de ce morceau.
‘Chanson à texte lyrique’ ? Une prose nougarienne de Marion sur une composition de Fabien Ottones incluant une sublime plage qui rappelle Sinéad O’Connor tant au niveau vocal qu’instrumental.
‘Trip hop groovy’ ? Some Bittersweet et Iokanaan’s Mouth montent tous deux en puissance à mi-morceau. Leur crescendo entamé par le piano et la guitare est conforté par la rythmique.
‘Folk revisité’ ? Both Sides Now de Joni Mitchell subit un relifting auquel participent activement Cédrick Bec (batterie) et Michel Péres (contrebasse). C’était déjà le rappel et l’enthousiasme est général. Personne n’envisage d’aller au lit.
‘Lullaby rock’ ? Alors, le groupe nous chante une berceuse, Hammock Song, pièce ultime du CD, pièce ultime de la soirée. Le hamac est confortable et nous invite à aller embrasser Morphée. Beaucoup préfèrent prolonger cet instant magique en achetant l’album ou en discutant avec les musiciens.
Ca y est, j’ai mon étiquette, je vais pouvoir me faire plein d’amis : swinging pop-jazz alternativo-psychédélique lyrico-indie-folk-rock. Servi par une voix d’exception et quatre musiciens aussi talentueux qu’heureux.
Signature : mcyavellle 23/11/2009
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Photographe : manu bighelli
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>> Réponse (le 23/11/2009 par savant de Marseille) Que d'étiquettes !... Admettons une bonne fois que l'exception de Marion Rampal, c'est de ne ressembler beaucoup à...personne, et allons vite l'écouter. Bien que toutes les références de McYavell soient fort pertinentes; j'en ajouterai même une: Terèz Montcalm, pour l'ambiance jazzy qui domine et la présence vocale, forte et intime. Mention spéciale au guitariste qui donne la fabuleuse impression de jouer à part, singulièrement, tout en étant à fond dans le groupe. Et mon nouvel objectif est de passer du statut d'ami à celui d'ami d'enfance de McYavell, tel Averell qui voulait faire de Daisy Town sa ville natale. > Réagir à cette critique


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