Critique de concert TeZukA de Sidi Larbi Cherkaoui (Festival de Marseille)


95% de mes sorties "live" sont en effet des concerts, mais de temps en temps je vais voir des spectacles de danse ... parfois un peu long ou trop mou, mais souvent très touchants voire impressionnants. Au fil des années entre le BAM, le Pavillon Noir et le Festival de Marseille, j'ai fini par retenir quelques noms de chorégraphes et parmi ceux qui me plaisent le plus, notamment Wim Vandekeybus ou Sidi Larbi Cherkaoui. Et comme ces deux là ont la particularité d'embarquer dans leur spectacles des groupes en live j'en profite pour m'en faire l'écho dans Concertandco. De Vandekeybus j'avais raté la collaboration avec Woven Hand (vu en DVD) mais bien vu Nieuzwart, de Cherkaoui je repense encore avec émotion à ce magnifique Apocrifu avec A Filetta perché au dessus de la scène.

Après avoir vu un petit peu de flamenco en attendant le tramway, nous voici au Silo ... Ce soir il s'agit de TeZukA, une "fresque épique et multimédia" dans laquelle Sidi Larbi Cherkaoui "donne vie à l’univers d’Osamu Tezuka, maître du manga japonais et père d’Astro Boy." ce que je découvre sur place me laissant en général guidé par Svet pour la danse. Cette année une partie des spectacle du festival a donc lieu au Silo, plutôt qu'à la Salle Vallier (où ont quand même lieu quelques dates). La différence de confort entre les salles est immense (à l'avantage du Silo bien sûr) ... seul bémol, lorsqu'on est placé dans la partie basse de l'orchestre on rate une bonne partie de tout ce qui est dansé au sol.

Malgré cela grand moment avec en effet un spectacle qui en met plein la vue. Et même si la deuxième partie est moins surprenante que la première (puisqu'elle reprend les même artifices qu la première) je ne verrai quasiment pas le temps passé, occupé à jonglé entre la cases de BD (d'un auteur que j'ai du coupe envie de découvrir), les différents danseurs éparpillés sur la grande scène, sans oublié les sur-titres qui traduisaient les parties des longs et forts intéressants textes (sur la vie de Tezuka mais aussi sur les bactéries, hiroshima, ou encore fukushima) lorsque ceux ci n'étaient pas dit en français mais en anglais ou japonais.

En plus des 11 danseurs et 2 "artistes arts martiaux" il y avait sur scène 3 musiciens pour jouer l'essentiel de la musique en direct. Si la direction musicale était confiée à Nitin Sawhney, l'essentiel de la musique était constitué de musiques traditionnelles japonaises jouées et chantées sur scène par Tsubasa Hori, Woojae Park, et Olga Wojciechowska. Assez discrets, le chanteur ou la violoniste quitteront de temps en temps leur coin (au fond à gauche) pour venir s'approcher du bord de la scène.

Bien évidemment,et même si on n'y fait pas forcement attention, le fait que la musique ne soit pas sur bande apporte énormément à ce genre de spectacle, déjà très riche. Je ne rentrerai pas dans les détails pour ne pas gâcher les quelques surprises, mais par moment la mise en abime de la BD m'a fait penser à la série julius corentin acquefacques prisonnier des rêves de Marc-Antoine Mathieu, un monument dans le genre. On ressort de là tout remué, avant envie d'en connaitre plus sur ce Tezuka et son œuvre audacieuse voire osée ! Après ce beau voyage nous prendrons le tramway qui nous emmènera directement à Noailles où le Festival du Soleil battait son plein ...
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Signature : pirlouiiiitle 11/06/2012
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Photographe : pirlouiiiit
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