A mon arrivée au Grenier à sons, je ne savais pas trop qui faisait la première partie de Mathieu Boogaerts . J’avais vaguement vu le nom Buridane , mais, inconnue au bataillon…
A 21h passée, après quelques minutes d’attente, les lumières s’éteignent et je vois arriver sur scène une jeune fille blonde très timide, une simple guitare et une voix.
Dès les premières phrases, tout le monde reste clouée. Cette fille, Buridane, a un grain de voix reconnaissable et singulier. Elle pourrait faire penser à des airs de Vanessa Paradis , ou aussi à Little (jeune artiste ayant aussi fait la première partie de Renan Luce)
Pour le jeu de guitare, cela fait penser parfois à Lily Margot, artiste peu connu, avec des ambiances très planantes et parfois des guitares acoustiques très marquées.
Ses textes sont des petites histoires décrivant des situations de la vie quotidienne, dans lesquels chacun d’entre nous peut se reconnaitre ; On dirait même parfois des petits films, sorte d’écriture à la Bénabar.
Les chansons s’enchainent et Buridane prend confiance petit à petit, se présentant au bout de 3 chansons. " je suis de Lyon, vous avez entendu parler de moi ??".
Avec elle, un certain Francis, multi instrumentiste, complétant bien la jeu de Buridane .
Après une bonne demi-heure, tout le monde sort de la salle, pour laisser le changement de plateau se faire.
Nous rerentrons et monsieur Boogaerts arrive sur scène très décontracté, tout souriant. Costard, pantalon mais pas de chemise !
Dès les premières notes, on découvre un jeu guitaristique très fin, très habile, très riches (pour les amateurs de guitares, il y a pas mal d’accords de 7ieme mineur, de 9ieme diminuée… enfin de quoi se casser les doigts !!)
A entendre Mathieu, si on ferme les yeux on pourrait croire que c’est son pote Mathieu ( mais Chedid pour le coup) qui chante ; une voix douce, aigu, les mêmes intonations ; pas étonnant qu’ils aient débuté et travaillé ensemble. La ressemblance va même jusqu'à leur regard, leurs sourcils qu’ils soulèvent lorsque la voix s’envole !
Après deux chansons, les musiciens accompagnant Mathieu montent sur scène. Tous en ear monitor (retour dans les oreilles, aucune enceinte sur scène) et surprise : la batterie est montée sur un plateau sur roulette, avec une barre verticale elle-même rattachée par un gros câble au centre la scène. Un peu comme : une auto tamponneuse ; pendant tout le concert, le guitariste, le bassiste s’amuseront à déplacer le batteur, offrant ainsi différentes configurations de scènes pour le public.
Mathieu joue ses nouveaux titres ainsi que les anciens, mélangeant comme il le dit lui-même " tous les styles, en passant du rock à la bossa, à la chanson d’amour…"
Il interagit très bien avec le public, le laissant chanter, discutant avec lui, jouant avec lui ; lui demandant même qui était le lion qui faisait "meucheumeucheu" ; une personne du public répond en lui disant " le petit lion de TF1 " et effectivement après vérification, c’est exact !
L’artiste joue des titres apparemment connus comme comment tu t’appelles ? , il reste longtemps sur des titres comme all i wanna do , qu’il allait jouer deux fois dit-il, "pris par la passion", et il jouera aussi le titre qui donne son nom à l’album I love you en donnant au passage quelques messages de paix dans le monde.
Mathieu Boogaerts est décidément un artiste spécial, spécial dans le sens où il faut vraiment tendre l’oreille pour apprécier ce qu’il fait.
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