|
|

De gros malentendus pour ce concert de Maximilian Hecker...
Je l'avais déjà vu quelques années de ça au festival de Dour, où il y avait déjà eu maldonne : le concert très posé, intense et doux de l'artiste allemand contrastait avec un public de fin de festival aviné, paillard et décadent.
mais qu'importe, il fallait revoir le sieur dans de meilleures conditions : ce fut donc le café de la danse rien que pour lui (et 2 premières parties)
1er gros malentendu : étant arrivé en milieu de la 2e première partie, je n'ai pas reconnu M. Hecker à son entrée en scène (lequel portait un masque en latex pendant le premier titre). Pourtant son jeu au piano sonnait clairement comme du M. Hecker, mais la voix m'a semblé radicalement différente de ce que je connaissais (j'ai ensuite pu constater qu'il chante beaucoup moins aigu qu'avant).
2e gros malentendu : à la fin de cette première chanson, le public essentiellement féminin, loin de l'hystérie, applaudit très timidement et avec parcimonie, me renforçant dans ma conviction que j'assiste bien à une première partie. Le problème est que ce public ne va jamais sortir de sa torpeur. De mon côté, j'applaudis poliment tout en me concentrant sur la lecture laborieuse de mes mails sur un portable pas décidé à fonctionner. D'autant plus que la salle s'est un peu vidée à la fin du précédent concert.
3e gros malentendu : au bout de 40mn, je reconnais la mélodie familière de "cold wind blowing" : oups ! c'est donc bien Maximilian Hecker ce jeune barbu blond qui nous sert une pop plutôt insipide depuis le début. Et là, ce morceau beaucoup plus électrique ne réveille pas plus le public. Il faut dire que les musiciens ont été happés par l'apathie générale : les interprétations sont très correctes, professionnelles mais sans vie.
Les interventions de Maximilian Hecker n'arrangent pas l'ensemble : le personnage est très sympa, mais son style d'humour un peu ironique et froid ne secoue pas l'ambiance d'un public zombifié, qui répond du bout des lèvres quand il l'interroge sur la chanson qu'il veut entendre. Tout le monde est visiblement mal à l'aise.
4e et dernier malentendu : comme dans tout concert qui se respecte, Maximilian Hecker annonce une dernière chanson et fait semblant de partir. Et là, la quasi-moitié de la salle se lève et s'en va. 30 secondes plus tard, c'est le rappel (2 titres) pour ceux qui sont restés (on ne reverra pas les autres...), et on peut quitter la salle dans un calme triste et silencieux dont rêveraient des bibliothécaires de collège.
Bilan : Les raisons de cet échec ?
- un dernier album peu intéressant ? (après écoute récente, il apparait effectivement assez soporifique malgré de bons moments)
- un public parisien trop difficile ? (ils ont fait honneur à leur réputation ce soir !! )
- un jeu de scène à retravailler ? (c'est clair qu'il y a du boulot !)
Pour terminer, j'invite donc Maximilian Hecker à s'appliquer sur ce dernier point, ou à composer un album plus "rentre-dedans", afin de récupérer un public plus impliqué (et plus nombreux).
Photo by Getty Images
http://www.maximilian-hecker.com
http://www.myspace.com/maximilianhecker
| Réagir à cette critique
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
|
 |
|