Comment commencer cette chronique ?
Finalement, revenons à pourquoi j’y suis venue.
Je ne suis pas à fond Dancehall mais j’ai souvent entendu parler de Capleton (et écouté en soirée !). Alors, j’ai eu envie de voir « le Prophète » (comme l’a nommé son « chauffeur de salle ». Et oui ! Ils aiment bien ça les jamaïcains)
Donc me voilà, dans la salle des Docks. La salle est plutôt grande et assez sympa.
Le public est encore peu nombreux, mais semble conquis.
Je découvre Maxxo (artiste français qui a percé sur le net) et son groupe : une choriste, une basse, une guitare, une batterie, un synthé, bref de quoi faire du bon reggae… Ses paroles sont engagées et intéressantes. On accroche à l’histoire qu’il nous raconte. Il est pêchu et généreux. Et malgré le peu de monde, il arrive à faire chanter le public et à créer une vrai ambiance. La lumière se rallume dès la fin de la dernière chanson, dommage on ne peux pas en avoir plus !
Puis c’est au tour de Tanya Stephens d’entrer sur scène. Je connaissais un titre de l’artiste : It’s a Pity, qui était d’un style plutôt reggae…
J’ai été tout d’abord surprise par son look très américaine : brushing, sourire « Max White » et des lunettes de soleil (je sais que ce n’est pas forcément que pour des raisons esthétiques ?) mais le tout donnait un uniformité à ses expressions, accompagnée d’une gestuelle très caricaturale, typique des chanteuses à voix …

Même si cela partait avec des riddims reggae, c’était plutôt lover comme style de chansons et avec un flow plutôt soul. Cependant (si ce n’était pas le style que j’attendais), je ne peux nier les talents de chanteuses de l’artiste, et saluons au passage ses choristes, mais également les talents de ses musiciens, en particulier de son bassiste.
Son concert se finit bizarrement : elle commence la chanson It’s a Pity (celle que j’aime bien en plus ! et je ne suis pas là seule !) le public est chaud bouillant ; et là, à la moitié de la chanson, elle sort de scène ! Le public est toujours aussi motivé. Et puis, plus rien ! Bizarre ! Pas d’applaudissements du public, pas de retour de l’artiste (cause ou conséquence ?). En tout cas, une fin qui m’a laissée sur un moment très étrange.
Une pause au bar et le concert reprend avec un show « à la jamaïcaine » : un chauffeur de salle fait monter la sauce ; le public (qui remplit désormais la moitié de la salle, pour ceux qui connaissent !) est très réactif. Il nous annonce deux artistes à venir avant l’arrivée de Capleton : Jah Thunda et Kultcha Knox qui ont fait chacun 2 chansons bien Raggae Dancehall.
De vrai showman qui connaissent bien leur boulot : qui savent occuper la scène en bougeant de toute part, jumper bien haut et faire participer le public.
Tout à coup arrive un homme qui se met à faire des bonds énormes. Ah ! pour les jumps ce soir, je n’ai rien à dire : ils ont été épatant les jamaïcains !
Ca y est je vais découvrir Capleton : je fus très surprise, malheureusement pas de la bonne façon. Je semble être la seule ce soir ; le public n’est composé que de fans invétérés qui chantent en même temps que l’artiste. Sur un style Dancehall, j’ai du mal à découvrir ses chansons et son style car tous les titres sont coupés par des pull up. Je lui décerne le pull up d’or 2008. En plus Capleton ne repart pas forcement sur le morceau débuté, du coup ça donne l’impression que rien n’est aboutit. Au bout du 18ème pull up, j’ai décidé de rentrer.
Que dire pour conclure ? Ce n’était peut être pas la bonne soirée pour me donner envie d’aimer le Dancehall. Pour les fans, la soirée a eu l’air d’être réussi !
Photos : Bertrand 13RU
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