Critique de concert Menpenti + Ballroom K + Sheeva + Tagada Jones

Pendant que certains allaient joyeusement fêter le Beaujolais nouveau et son goût de jus de raisin alcoolisé aux notes de pamplemousse et de cerise _ça m’a toujours fasciné cette improbable inventivité des experts du pinard (et du marketing), bref donc, une bourrasque me poussait vers l’entrée caverneuse du Trolleybus , initialement boîte de nuit orientée new-wave, qui reprend ce soir ses couleurs de taverne pour accueillir dignement nos hardcore-keupons bretons. Assise devant un tonneau, j’observe la curieuse faune qui se décline en plusieurs catégories divertissantes. A ma gauche, des jeun’s en sweat trop large se lancent de la bière avec des rires gras ; à ma droite, des garageux précieux avec port de la moustache obligatoire sur duvet boutonneux agitent leur slim et font twister leur chaussures pointues. Au comptoir, le sourire mécanique du barman tente de ranimer quelques clubbers égarés. Au-dessus, les Clash en live sur écran plat. J’enlève mon manteau, je regarde l’heure, expire mes toxines, fait danser mon gobelet en plastique sur le tonneau. Je chantonne en espérant « What’s my name » ..
Première partie, Menpenti , 100% pur port (euh.. y’a la mer dans le 10e ?...). Hardcore punk vaguement brouillon, où la rythmique s’emmêle un peu les baguettes. Voix française qui, dans les aigus, fait un peu penser à du Dyonisos ; au premier abord un peu irritante, elle nous manque presque avec son charme brut quand le set expéditif s’achève.
Ensuite, je retrouve mes jeunes précieux sur scène (malgré mes nombreuses recherches, je n’ai pu récupérer leur nom.. mille confuses) 5Note de Zhou : c'est Ballroom K) avec un set garageux nouvelle vague (propret, quoi) et power pop à la Dirty Pretty Things gentillet et sautillant ; malgré une énergie un peu bancale et une reprise encore plus bancale des Hives en clôture de cérémonie, nos minets rockers attirent un joli parterre de groupies pré-conquises presque hystériques. Ouh.
Les Sheeva , dernière première partie avec leur rock français vitaminé à grand renfort de riffs saturé, portée par une voix criarde et chantée en français (ça change) ; clin d’œil à Mr Léo Ferré avec le très beau « Thank you Satan » . Sympathiquement sympathique.
Entre chaque groupe, le changement de plateau laisse à peine le temps de longer les couloirs voûtés pour aller fumer une clope dehors, histoire de s’épargner les Clash en fond sonore que le volume en puissance maximale finit par faire détester (...)
Petite intro atmosphérique et décompte tic/ tac lumineux en arrière-scène, les Tagada Jones surgissent en diables sur ressorts et assènent un show surpuissant, en son et lumières (à grand renforts de spots type ‘nous avons les moyens de vous faire parler’). Niko le chanteur, exhibant un T-Shirt fashion-fashion ‘Hippie for breakfast’, finit de réveiller nos derniers muscles engourdis de sa voix criarde et sur-excitée. « Je crois que Marseille n’est pas une ville très rock’n roll, assène-t-il en début de set, parce qu’on joue dans une petite salle, alors profitez-en, rapprochez vous !! ». Son flow se rapproche parfois d’un rap hardcore à la Reuno de Lofofora -vu qu’ils ont pas mal tournés ensemble, la contamination semble évidente- tandis que des samples parsemés en fond sonore me font penser à un concert de No one . Seb, quand il ne gratte pas furieusement sa cinq cordes, raconte des blagues qui lui vaudraient une place de choix aux Grosses Têtes ; Boiboi taquine la double pédale, survoltant le pogo. Les pieds collent sur de la bière renversée, des slammeurs volplanent et un type me trébuche dans le bras ; ça sent bon la sueur et la joyeuse éclate. Les titres s’enchaînent sans rémission, « Une fois de plus » , sûrement le titre le plus calme du set (en dessous des 150 BPM), « Cauchemar » pour lequel toutes les filles sont invitées à honorer le devant du pit. Et c’est sur un furieux et litanique « Je n’ai rien à vous dire » que les Tagada s’effacent, attendant la contre-offensive du public, qui ne tardera pas à venir, quoique mollement. Les braises se ravivent et Tagada Jones enchaîne de plus belle avec un flot de reprises dont le jouissif « J’aime jouer avec le feu » des Sheriff bien sûr ( !!), ainsi qu’un medley hommage à Parabellum , en attendant leur tournée en commun (à l’occasion du crû 25 ans d’âge des Parabellum -hé oui déjà).
Plus de dix ans de road trip musical et six albums plus tard, les Tagada Jones n’ont rien perdu de leur agressivité exutoire. Un dernier roulement de batterie spasmophile, ‘kenavo’ les gens, et rendez-vous au bar histoire de remettre les compteurs à zéro et d’heureux faire le monde couleur ‘coup de pied dans la fourmilière’. Oh yeah.
Première partie, Menpenti , 100% pur port (euh.. y’a la mer dans le 10e ?...). Hardcore punk vaguement brouillon, où la rythmique s’emmêle un peu les baguettes. Voix française qui, dans les aigus, fait un peu penser à du Dyonisos ; au premier abord un peu irritante, elle nous manque presque avec son charme brut quand le set expéditif s’achève.
Ensuite, je retrouve mes jeunes précieux sur scène (malgré mes nombreuses recherches, je n’ai pu récupérer leur nom.. mille confuses) 5Note de Zhou : c'est Ballroom K) avec un set garageux nouvelle vague (propret, quoi) et power pop à la Dirty Pretty Things gentillet et sautillant ; malgré une énergie un peu bancale et une reprise encore plus bancale des Hives en clôture de cérémonie, nos minets rockers attirent un joli parterre de groupies pré-conquises presque hystériques. Ouh.
Les Sheeva , dernière première partie avec leur rock français vitaminé à grand renfort de riffs saturé, portée par une voix criarde et chantée en français (ça change) ; clin d’œil à Mr Léo Ferré avec le très beau « Thank you Satan » . Sympathiquement sympathique.
Entre chaque groupe, le changement de plateau laisse à peine le temps de longer les couloirs voûtés pour aller fumer une clope dehors, histoire de s’épargner les Clash en fond sonore que le volume en puissance maximale finit par faire détester (...)
Petite intro atmosphérique et décompte tic/ tac lumineux en arrière-scène, les Tagada Jones surgissent en diables sur ressorts et assènent un show surpuissant, en son et lumières (à grand renforts de spots type ‘nous avons les moyens de vous faire parler’). Niko le chanteur, exhibant un T-Shirt fashion-fashion ‘Hippie for breakfast’, finit de réveiller nos derniers muscles engourdis de sa voix criarde et sur-excitée. « Je crois que Marseille n’est pas une ville très rock’n roll, assène-t-il en début de set, parce qu’on joue dans une petite salle, alors profitez-en, rapprochez vous !! ». Son flow se rapproche parfois d’un rap hardcore à la Reuno de Lofofora -vu qu’ils ont pas mal tournés ensemble, la contamination semble évidente- tandis que des samples parsemés en fond sonore me font penser à un concert de No one . Seb, quand il ne gratte pas furieusement sa cinq cordes, raconte des blagues qui lui vaudraient une place de choix aux Grosses Têtes ; Boiboi taquine la double pédale, survoltant le pogo. Les pieds collent sur de la bière renversée, des slammeurs volplanent et un type me trébuche dans le bras ; ça sent bon la sueur et la joyeuse éclate. Les titres s’enchaînent sans rémission, « Une fois de plus » , sûrement le titre le plus calme du set (en dessous des 150 BPM), « Cauchemar » pour lequel toutes les filles sont invitées à honorer le devant du pit. Et c’est sur un furieux et litanique « Je n’ai rien à vous dire » que les Tagada s’effacent, attendant la contre-offensive du public, qui ne tardera pas à venir, quoique mollement. Les braises se ravivent et Tagada Jones enchaîne de plus belle avec un flot de reprises dont le jouissif « J’aime jouer avec le feu » des Sheriff bien sûr ( !!), ainsi qu’un medley hommage à Parabellum , en attendant leur tournée en commun (à l’occasion du crû 25 ans d’âge des Parabellum -hé oui déjà).
Plus de dix ans de road trip musical et six albums plus tard, les Tagada Jones n’ont rien perdu de leur agressivité exutoire. Un dernier roulement de batterie spasmophile, ‘kenavo’ les gens, et rendez-vous au bar histoire de remettre les compteurs à zéro et d’heureux faire le monde couleur ‘coup de pied dans la fourmilière’. Oh yeah.
Signature : odlizle 24/11/2008
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>> Réponse (le 24/11/2008 par Vand)

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