Accueil Chronique de concert Metallica + Ghost (Worldwired Tour 2019)
Jeudi 18 juillet 2019 : 11498 concerts, 25579 chroniques de concert, 5260 critiques d'album.

Chronique de Concert

Metallica + Ghost (Worldwired Tour 2019)

Metallica + Ghost (Worldwired Tour 2019) en concert

Estadio do Restelo - Lisbonne 1er mai 2019

Critique écrite le par



Metallica débutait le 1er mai une nouvelle tournée européenne à Lisbonne. Le stade du Restelo se situe à l'ouest de la ville dans le quartier historique de Belem, à 15 minutes du vieux centre en train. L'ambiance est détendue autour du site. Une armada de quadras et de quinquas plus ou moins chevelus arbore naturellement le t-shirt des héros du soir et attend patiemment avec bières et sandwiches locaux au sein d'une file qui semble interminable. Depuis 2007, le gang de la baie de San Francisco a joué à 8 reprises dans la capitale portugaise. Cette fréquence (et les prix des tickets allant de 70 à 125€) expliquent peut-être les sièges vides tout comme une bonne partie du carré pelouse Or. 42 000 spectateurs seront comptabilisés.

Ghost

Depuis l'enceinte du stade on aperçoit le majestueux fleuve Tage et le monument érigé en hommage aux grands explorateurs du pays : "Pères de la Nation". Sous un ciel encore bleu azur, Ghost s'avance masqué. De nombreux tubes aux mélodies imparables sont égrenés pendant le set d'une cinquantaine de minutes. Tobias Forge est le maître de cérémonie absolu de ce concept suédois hard FM, il le fait également savoir par quelques gestes autoritaires quand tel musicien est mal placé par exemple. Le show est plaisant mais certainement davantage adapté pour une salle à dimension humaine.

Pendant près d'une heure, le public aura ensuite droit à une programmation à base de Guns n' Roses, AC/DC, Soundgarden ou encore Nirvana, il aura certainement une pensée pour Scott, Cobain et aussi Cornell : ce dernier avait partagé avec son combo de Seattle la tête d'affiche de la dernière tournée US du Lollapalooza en 1996 avec Rancid, les Ramones et les Met' justement. La scène est immense, les lettres M et A conformes à l'identité graphique actuelle du logo Metallica sont installées de part et d'autre des 5 écrans géants situés au ras de la scène. La sobriété de la scénographie est une réussite, une avancée est située autour du "golden circle" où les fans hardcore vont en prendre plein les oreilles et les yeux.



Metallica

Vers 22h, le groupe effectue son entrée au son de "The ecstasy of gold", thème illustré par les images de la scène magistrale du monument "Le bon, la brute et le truand", où Tuco, le truand, se retrouve dans un immense cimetière piégé par Blondin, le bon. 
James Hetfield a les cheveux gris, tout comme sa moustache digne de la période "...And justice for all" et de nombreux tatouages sur les mains. La voix est impeccable et il déclare se sentir bien. Lars Ulrich, casquette vissée en arrière sur la tête avec sa traditionnelle batterie double kit Tama aux immuables cymbales Zildjian, fera la grimace tout au long du show tant il est sollicité. Il semble de fait moins exubérant que par le passé ! Kirk Hammett et son jean déchiré aux bandes pailletées, est toujours svelte et sa tignasse bouclée, désormais grisâtre. Avec son vernis sur les ongles il parvient toujours à assurer sans difficulté les soli des pièces maîtresses des californiens. Robert Trujillo et ses tresses noires et longues ne tient plus vraiment sa basse comme il le faisait auparavant, on aura tout de même droit à un court slap : il fait le job comme on dit communément !

La première heure du show est consacrée au dernier album "Hardwired... to self-destruct" entrecoupée de classiques plutôt heavy. "Ride the lightning" réchauffe l'atmosphère car il y a de nombreuses cassures dans le rythme. Ulrich descend régulièrement un escalier situé derrière sa batterie entre deux chansons, Hetfield change de guitare tel un métronome, un roadie semble faire un léger malaise sur scène en changeant du matériel puis les écrans tombent momentanément en panne. Le public est attentif et connaisseur mais pas aussi bruyant que dans les années 90 et 2000. Hetfield relance souvent la machine à coup de "hey", "obrigado" (merci) et "Lisbon". La nuit tombant, et les écrans étant de nouveau opérationnels, les effets visuels et les couleurs évoluent selon les titres, quelques prouesses pyrotechniques sont à signaler comme ce "feu-follet" sur la scène allant de gauche à droite donnant un caractère épique au moment. Trujillo au chant et Hammett à la 6 cordes formeront un duo éphémère rendant hommage à des gloires locales, Censurados et Xutos & Pontapés, avec des refrains que la foule reprend en choeur. On peut imaginer une reprise de ce type dans chaque pays (qui sera honoré en France ?).



C'est au cours de la deuxième partie du spectacle que l'on retrouve le Metallica qui a marqué son époque, le show prenant enfin de l'épaisseur : avec "One" d'abord puis les classiques "Master of puppets", "Seek and destroy", "For whom the bell tolls", "Creeping death", couronnés par une apparition subliminale de Cliff Burton... Le groupe au complet jouera quelques uns de ces uppercuts en version club sur l'avancée scénique.

Hetfield arbore alors sa veste patchée de combos underground légendaires (Discharge, GBH...), on se prend à espérer des concerts en solo de Jamz où il jouerait les titres qu'il aime. Vient également à l'esprit cette vidéo de 1983 au Metro à Chicago exhumée dans le coffret anniversaire de "Kill'em all" où l'on apprécie ce jeune groupe interpréter un "seek and fuckin' destroy" ! Dans la moiteur d'un club, Hetfield blond et chevelu, se livre complètement sur l'instant et n'imagine certainement pas jouer ce titre 36 ans plus tard dans des stades et arènes face à un parterre en majorité de CSP+. 



Les (trop) populaires et fédérateurs "Nothing else matters" et "Enter sandman", repris comme un seul homme par la foule, concluront la soirée. Alterner lieux immenses et petites salles en Europe (comme en 2003 à Paris où le groupe avait joué à la Boule noire, au Bataclan et au Trabendo au cours de la même journée) permettrait peut-être à Metallica de ne pas seulement être une efficace machine à riffs (et à cash) mais aussi de retrouver de la proximité.








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