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Lundi 27 mars 2017 : 11510 concerts, 24349 chroniques de concert, 5150 critiques d'album.

Chronique de Concert

Metallica

Metallica en concert

Stade de France, Paris 12 mai 2012

Critique écrite le 14 mai 2012 par Gandalf



Ce samedi soir, j'avais vingt ans de moins. Ce samedi soir, j'ai revécu des trips incroyables. Parce que Metallica venait dans un stade de France quasi comble nous interpréter les 20 ans (enfin 21 pour être précis !) de la sortie du "Black Album". Un album qui a inevitablement changé leur carrière, un album que de nombreux fans de la première heure ne peuvent pas encadrer pour son coté moins thrash et bien plus "commercial", un album qui leur permet 20 ans après de remplir une telle arène, (et si je ne m'abuse, seul AC/DC peut se targuer de faire un poil mieux pour un groupe de Metal), mais surtout un album qui me tient enormément à coeur. Parce que c'était le début du bahut, le début du Metal, une periode bénie sur bien des plans. Période dorée rythmée par quelques groupes et quelques opus qui me foutront toujours le frisson. Metallica et le "Black album" en font partie, très largement. C'est donc avec une certaine excitation juvénile qu'on se ramène autour du stade avec les amis, après une bonne before dans Paris, pleine de flammenkueches, de binouses, et même de Champagne, trinqué et bu sur le quai et dans le RER... Culte ! N'ayant aucun intérêt pour les premières parties proposées, on profite du temps frais mais finalement assez clément pour voir du monde, grapiller des places en sus pour ceux qui n'en avaient pas, ecluser quelques godets, avant de se diriger vers nos "pelouse or". Parce que le stade de France c'est vraiment une bien belle enceinte, mais vu la grandeur, je préfère mettre un peu plus et y voir correctement tout en ayant la place de tripper comme je veux.




Pour avoir fait AC/DC dans la fosse normale y a 11 ans, j'ai veritablement apprécié la difference de confort ! Il fait encore jour lorsque les écrans géants nous balancent les extraits du celèbre film de Morricone, accompagné de la non moins celèbre musique qui ouvrait pareillement la tournée originale. Et hop, dès cet instant j'ai le coeur gonflé, et malgré les défauts qui emailleront le live, je ne redescendrai sur terre que deux bonnes heures plus tard. Sachant à l'avance qu'ils jouaient le "Black album" en ordre inversé, afin de cloturer le set pré rappel par "Enter sandman", la surprise tenait aux cinq premiers morceaux qu'ils allaient nous envoyer dans la tronche. Et comme ils en changent régulièrement, je m'attendais à tout ! Bien m'en a pris, car malgré les nombreuses fois où j'ai pu les voir, je n'avais pas encore eu "Hit the lights" et "No remorse" ! Putain, avec Alex on était comme des gamins qui découvraient leurs premiers émois ! En folie. Si on complète avec "Master of Puppets" et "For whom the bell tolls", ça fait un enchainement mémorable, que j'aurai idéalement vu complété par un "Blackened" ou un "Fight fire with fire", joués sur des dates précédentes. "Malheureusement", on aura droit à "To hell and back", titre récent paru dans l'EP incluant des chansons issues des sessions de "Death Magnetic" à ce que j'ai compris. Pas mauvais en soi, mais pas au niveau de leurs classiques, et ayant un effet dévastateur sur l'ambiance jusqu'alors fort relevée... M'enfin, le début de "The struggle within", avec images d'époque sur les écrans, nous ramène dans le vif du sujet. Ce pourquoi la majorité du public est venu applaudir les Americains. Y en aura toujours pour râler que le "Black album" n'est pas le meilleur de leur discographie, ce qui est totalement vrai par ailleurs. Ne pas confondre attachement sentimental et subjectivité artistique. Après faudra m'expliquer pourquoi ils sont venus, étant donné que l'affiche n'était pas mensongère...



Et à partir de ce moment là donc, nous sommes en 1991, ou presque. Les zicos ont vieilli, mais leur plaisir et leur envie sont intacts. Une constance chez Metallica. Rarement vu un groupe de leur envergure prendre un tel pied à chaque concert. Je le dis à chaque fois, tellement ca m'épate. James n'a plus sa voix d'antan, c'est vrai. Hammett plante toujours des parties de soli, c'est vrai. Ulrich ne sera jamais le meilleur batteur du monde, c'est vrai. Trujillo n'est pas Newsted, c'est vrai. Mais putain que je les aime ces gars ! Alors lorsque défilent les compos non jouées depuis la tournée idoine, je suis sur mon nuage. Particulièrement pour "My friend of misery", qui est à mon sens une des toutes meilleures du skeud. Si ce n'est LA meilleure pour ma part. Alors imaginez mon bonheur total quand James le chante avec rage et que Lars cogne ses futs de meme ! Un moment que j'attend depuis deux decennies, ça ne se décrit pas, ca se vit... Tout comme "The Unforgiven", que j'avais déjà eu, mais qui m'a tiré ma larme encore une fois. Titre qui m'a toujours énormement touché, qui me prend aux tripes, que j'etais heureux de voir ce soir là...

D'autres compos comme "Through the never", "Don't tread on me", ou "Of wolf and man", sont trop rares en concert, et pourtant meriteraient leur place de temps à autres tant elles sont efficaces. Bien sûr, "Wherever I may roam", "Sad but true" ou "Enter sandman" ont été entendues, réentendues, surentendues, jouées et rejouées, mais sur scène ca fait toujours son effet, et on se retrouve à hurler comme des gorets et à banguer frénétiquement. Chanter "Nothing else matters" fut aussi un beau moment, ne nous en cachons pas car je n'ai jamais eu honte d'aimer cette ballade, même lorsqu'elle est devenue pour certains le symbole du tournant musical accompli par les americains. En meme temps, pour certains "Master of puppets" n'était déjà qu'une pale copie de "Ride the lightning", alors...



Pour compléter la playlist et finir en beauté, rien de mieux qu'un "Battery" surpuissant qui m'a mis une gaule incroyable, un "One" toujours aussi fabuleux, et le sempiternel "Seek and destroy" final achevant de nous... achever ! Après, il est évident que le son n'était pas fantastique, surtout pour les cinq premiers morceaux. Il s'est amelioré par la suite, et était meilleur sur le côoté de la pelouse qu'en plein milieu. Ça reste un défaut majeur des stades... Ensuite, l'ambiance n'était pas celle de AC/DC (seul point de comparaison que j'ai dans ce lieu). Disons qu'elle était assez disparate selon les moments. Au début les gradins étaient debout, ainsi qu'à la fin, à partir de "Holier than thou". Mais c'est surtout la fosse or qui m'a semblé en retrait, alors qu'avec toute la place qu'on avait, y avait moyen de lancer de bons pogos ou même de cavaler dans tous les sens. Heureusement, selon les dires des amis en tribunes, ça bougeait bien en fosse normale. Mais bon, dans ce type de live, je suis un peu seul au monde, totalement dans mon trip, et si avoir une méga ambiance est un plus inestimable, sans cette dernière je m'eclate quoi qu'il arrive.

Enfin, j'ai trouvé que Hammett avait moins planté de parties de gratte que d'habitude, respectant scrupuleusement les soli du "Black album" dans sa globalité, ce qui était assez important à mes yeux. A noter les effets pyros qui ne sont arrivés que pour "Enter sandman". C'était tard, mais ca claquait sa mémé en tongs ! Et puis les superbes lasers lors de "One", une réussite. Même si ce n'était pas mon concert favori du groupe, il était assurement unique. Car il a tenu toutes ses promesses dans mon optique personnelle. J'attendais une prestation vraiment spéciale, et les Metallica me l'ont donné, avec leur enthousiasme et le respect de leur oeuvre. Je les remercie encore une fois d'avoir gravé dans mon neurone quelques instants de pur bonheur métallique.


Setlist :

Intro (The Ecstasy of Gold)
Hit the Lights
Master of Puppets
No Remorse
For Whom the Bell Tolls
Hell and Back
The Struggle Within
My Friend of Misery
The God That Failed
Of Wolf and Man
Nothing Else Matters
Through the Never
Don't Tread on Me
Wherever I May Roam
The Unforgiven
Holier Than Thou
Sad But True
Enter Sandman

Rappels :

Battery
One
Seek & Destroy


Photo live : Pirlouiiiit (Nîmes 2009)

> Réponse le 15 mai 2012, par Philippe

Parfait, ça avait l'air chouette en effet, cher petit goret priapique ! J'ai ouï dire que The Kills, en première partie (certes inappropriée ou en tout cas très décalée), s'étaient fait copieusement huer et avaient vu une nuée de majeurs tendus tout le concert. Leur chanteuse, qui a heureusement de l'humour, a même remercié le public de Metallica pour sa belle énergie, sur son compte fb... M'enfin ! Faire des "fuck" à Madame Allison Mosshart, grande dame du rock, voilà qui est bien digne des fans hardcore de Metallica, de vrais trouducs ! Heureusement, à part la moitié de mes potes et moi-même, je n'en connais aucun ;-)   Réagir


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