Critique de concert Michel Portal / Yaron Herman

Michel Portal aime les duos avec un pianiste. Son choix se porte vers ceux qui, comme lui, ont le don de ne faire qu’un avec leur instrument. Ce soir, au pied de la Sainte-Victoire, c’est avec Yaron Herman qu’il a choisi de disserter. Le mois dernier à Paris, j’avais eu le privilège de le voir aux côtés de Bojan Z. Peut-être en ferai-je un jour la chronique mais l’exercice est difficile. Peut-être même est-ce un sacrilège.

Car ces instants semblent leur appartenir. Nous écoutons, silencieux, le piano et la clarinette basse errer au gré de leur inspiration du moment. Une inspiration des plus riches et débordantes qui envoie des images. Chacun les perçoit selon sa sensibilité. Dès la première pièce, il est clair que leur expression aura lieu à travers beaucoup de musiques : le propos semble effleurer aussi bien le free jazz, la mazurka ou la sonate en quelques minutes. Et les deux magiciens font s’enchaîner cela naturellement.

L’improvisation est constante. Un thème apparaît parfois, construit par le piano de Yaron Herman. La clarinette ou le saxo de Michel Portal continue à donner libre cours à sa faconde. Parfois, c’est l’inverse. L’important est de se mettre en danger. Tels deux funambules qui s’engagent sur leur fil, la traversée n’a d’intérêt que s’ils l’agrémentent de sautillements ou de balancements.

Ils se produisent sans filet ou presque. A deux reprises seulement le scénario semblait écrit : la première fois lorsque les lumières s’allumèrent et que Michel Portal vint charmer le premier rang avec sa clarinette ; la seconde pour le prodigieux rappel d’une élégance et d’une légèreté comparables à l’association Brubeck / Desmond.

Le reste du temps, nous découvrons en même temps qu’eux la musique qui résulte de leurs prises de risques. Ils avouent eux-mêmes ne pas savoir ce qu’ils vont jouer en entrant sur scène. Cette musique est aussi belle que variée, évocatrice de cultures diverses. Le lieu est propice au rêve avec ses confortables fauteuils et sa parfaite acoustique. Des paysages, des odeurs, des images cinématographiques excitent nos sens. Nous traversons un marché aux épices en Orient, nous embarquons dans une montgolfière avec Dorothy… Des magiciens vous dis-je.

Yaron Herman : piano / Michel Portal : clarinette, clarinette basse, saxophone soprano.

Car ces instants semblent leur appartenir. Nous écoutons, silencieux, le piano et la clarinette basse errer au gré de leur inspiration du moment. Une inspiration des plus riches et débordantes qui envoie des images. Chacun les perçoit selon sa sensibilité. Dès la première pièce, il est clair que leur expression aura lieu à travers beaucoup de musiques : le propos semble effleurer aussi bien le free jazz, la mazurka ou la sonate en quelques minutes. Et les deux magiciens font s’enchaîner cela naturellement.

L’improvisation est constante. Un thème apparaît parfois, construit par le piano de Yaron Herman. La clarinette ou le saxo de Michel Portal continue à donner libre cours à sa faconde. Parfois, c’est l’inverse. L’important est de se mettre en danger. Tels deux funambules qui s’engagent sur leur fil, la traversée n’a d’intérêt que s’ils l’agrémentent de sautillements ou de balancements.

Ils se produisent sans filet ou presque. A deux reprises seulement le scénario semblait écrit : la première fois lorsque les lumières s’allumèrent et que Michel Portal vint charmer le premier rang avec sa clarinette ; la seconde pour le prodigieux rappel d’une élégance et d’une légèreté comparables à l’association Brubeck / Desmond.

Le reste du temps, nous découvrons en même temps qu’eux la musique qui résulte de leurs prises de risques. Ils avouent eux-mêmes ne pas savoir ce qu’ils vont jouer en entrant sur scène. Cette musique est aussi belle que variée, évocatrice de cultures diverses. Le lieu est propice au rêve avec ses confortables fauteuils et sa parfaite acoustique. Des paysages, des odeurs, des images cinématographiques excitent nos sens. Nous traversons un marché aux épices en Orient, nous embarquons dans une montgolfière avec Dorothy… Des magiciens vous dis-je.

Signature : mcyavellle 14/04/2011
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Photographe : flag
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