Critique de concert Midlake


C’est bien, parfois, d’aller explorer des terrains moins connus, découvrir d’autres univers. On s’assure déjà musicalement que ça tient la route et une fois cette assurance obtenue, on fonce. Les Texans de Midlake viennent de sortir leur troisième album "The Courage Of Others" et se présentent ce soir au public parisien dans cette belle salle du Bataclan d’une capacité de 1500 places. (Lire également le compte-rendu de Pierre au Printemps de Bourges quelques jours auparavant). Par ailleurs, ce soir, la salle sera copieusement garnie.

Précédé d’une réputation flatteuse sur disque par les amoureux du genre et la presse musicale notamment "les Inrocks" d’ou mon scepticisme au départ, nous nous sommes allés à l’aventure, certes balisée, mais aventure quand même. C’est un style musical qui peut, parfois, procurer un véritable ennui.

Au début de leur carrière, les américains pratiquaient du soft-rock plus attirant à mon goût notamment avec un titre qui m’avait séduit sur l’ EP Milkmaid Grand Army : "Simple". Morceau fantastique. Aujourd’hui avec ce nouvel album, on se situe plutôt vers du folk ancestral, médiéval, qui demande plus d’écoute, d’attention afin d’en obtenir toute la saveur même si je ne suis pas totalement convaincu au même titre que notre Pierre Andrieu national.

Il est 21h, après avoir raté la 1ère partie, Cascadeur (je l’avoue, on le fait exprès), les lumières s’éteignent pour faire place aux musiciens qui déboulent à 7. Là, je sourie, je repense à ce qu’a écrit Pierre sur leur concert donné 4 jours plutôt à l’occasion du Printemps de Bourges. C’est vrai, que pour leur arrivée et le début du concert, il y a de quoi avoir peur, on flippe un peu, beaucoup même. Première chose, j’’ai été surpris de voir autant de grattes : elles étaient au nombre de 5.

Les musiciens qui tiennent la basse, l’électrique, la sèche, les rythmiques sont disposés côte à côte sur le devant de la scène. Le batteur est derrière cette rangée de cordes, à gauche un clavier/flûtiste et Tim Smith le chanteur principal assis sur sa chaise à la guitare. Eric Pullido tout à droite de la scène va assurer le chant également et offrir au public de très belles harmonies vocales avec Tim Smith. Sur certains morceaux, ils sont mêmes trois à assurer le chant. Par contre, il est vrai, on se croirait à un enterrement tellement le Père Smith à l’air incroyablement désespéré comme disait Pierre. Les autres ne sont pas très joyeux non plus mais chacun va se dérider à sa façon au fil du concert.

Mention spéciale à Eric Pullido, celui qui parle le plus au public avec un peu d’humour fort apprécié et au guitariste qui fait les solos, j’ai adoré son jeu, son attitude offrant de magnifiques sourires tout en pudeur et discrétion. J’ai effectivement noté une grande complicité entre musiciens et visiblement, ils étaient ravis d’être à Paris en tête d’affiche devant un public passionné et très à l’écoute.

Que c’est agréable de voir des spectateurs ne parlant pas sans arrêt, venant juste pour écouter de la musique sans se comporter comme s’ils étaient au bar. (ça me gonfle fort ces gens qui parlent tout le temps pendant les concerts, là, rien de tout ça).

Au bout de deux morceaux, Tim Smith se lève et reviendra de temps en temps sur sa chaise, le guitariste soliste passe parfois aux claviers, le claviériste à la flûte, voilà pour les petits détails. Pour le reste, plus les minutes passent, plus ça devient beau et on plonge littéralement dans ce voyage folk, psychédélique, rock et médiéval qui nous est offert durant 1h40. Le plaisir s’intensifie, une atmosphère planante s’installe et l’aventure devient belle. Des musiciens qui donnent le meilleur d’eux-mêmes, de bons titres, de belles mélodies et un public à l’écoute. Une belle surprise sur scène, nous pouvons dire que l’aventure fut belle...
A découvrir sur scène sans hésitation !
Signature : lebonairle 01/05/2010
Envoyer un message à lebonair
Voir toutes les critiques de concert rédigées par lebonair
Photographe : stefcarubelli
Envoyer un message à stefcarubelli
Voir toutes les critiques de concert photographiées par stefcarubelli

le 4 novembre 2010 - La Cigale, Paris (par Pierre Andrieu)

le 24 avril 2010 - Casino des Palmiers - Hyères (par Sami)

le 24 avril 2010 - Casino Les Plamiers - Hyères (par Cabask)

le 16 avril 2010 - L'Auditorium, Bourges (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















