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Chronique de Concert

Midnight Oil

Midnight Oil en concert

Grand Rex, Paris 27 juin 2019

Critique écrite le par

De retour il y a 2 ans, après 15 ans d'absence, pour 2 formidables concerts à l'Olympia de Paris, Midnight Oil avait rappelé à tout le monde qu'il était indéniablement l'un des tous meilleurs groupes de scène des années 80. Cette nouvelle escale parisienne était donc vécue par les fans comme une nouvelle bénédiction, puisqu'ils pensaient tous et moi le premier, que la tournée inespérée de 2017, était, compte tenu de l'âge des troupes, une tournée d'adieu. C'est l'écrin du Grand Rex qui accueillait le groupe Australien en ce 27 juin 2019. On peut d'ailleurs s'étonner d'un tel choix, puisque c'est une salle 100% assises qui cadre mal avec la musique et l'énergie des vétérans australiens. Forcément, dès les premières secondes du show, le public était intégralement debout et pour la plupart collé à la scène, malgré les confortables fauteuils en cuir de cette célèbre salle parisienne.



C'est sur la musique de "Blade Runner", composée par Vangelis, que le groupe fit son entrée avant d'attaquer d'emblée par une formidable version de "The dead heart". Le public reprenait le gimmick du refrain avec un plaisir évident. Midnight Oil est en forme olympique, rodé, ultra efficace et joue vraiment ensemble. On retrouve tous les ingrédients de leur son, très caractéristique : Un jeu de batterie particulièrement sec et efficace, une basse lourde et métronomique à laquelle répondent des guitares claires et incisives. La voix grinçante et si particulière du géant Peter Garrett vient parachever le tout, soutenue par des chœurs extrêmement travaillés qui viennent faire décoller et exploser les refrains de la multitude de tubes du groupe.

Si le public attend avec une impatience évidente les titres historiques des grands albums du groupe "Diesel and dust" et "Blue sky mine", on se rend vite à l'évidence qu'il n'y a aucune mauvaise chansons dans la set list, et que chacune d'entre elle trouverait aisément sa place sans rougir sur "Diesel and Dust". Tout le concert, qui durera 2 heures, fut d'une intensité remarquable, sans le moindre temps mort, porté par l'énergie, la générosité et le plaisir évident de jouer ensemble d'un groupe dont la plupart des membres ont désormais dépassé la soixantaine, sans que l'on puisse s'en douter une seule seconde. Garrett arpente la scène avec une énergie ponctuée d'une hargne qui lui confère un charisme aussi particulier qu'impressionnant, à l'image de son chant habité et dévastateur.

Il y a énormément de travail et de cohésion derrière tout cela à l'image des versions formidables de "Whaouh", "Dreamland", "Short memory", "My country", "Kosciusko", "Luitja way" que nous ont offert les Australiens. Bien sûr, ils feront part de leurs revendications écologiques, dont ils sont des activistes militants depuis plus de trente ans et dont leur tube, "Beds are burning" est un étendard mondialement connu et reconnu. La version livrée ce soir de ce tube fut tout bonnement phénoménale, encadrée par d'autres titres iconiques de leur répertoire comme "Blue sky Mine" et le fantastique "Forgotten years" qu'ils jouèrent juste avant de quitter la scène.

Ils revinrent pour un rappel réclamé à corps et à cris par le public qui s'acheva sur un "King of the mountain" qui fit office de dernière salve. On quitte donc la salle après avoir vu l'un des tous meilleurs concerts de l'année, donné par un vrai groupe de scène comme on n'en fait probablement plus, et dont 95% des groupes de rock actuels devraient s'inspirer. On en aurait clairement repris pour une grosse demie heure de plus, notamment avec des titres comme "Truganini", "Sometimes", "Put down that weapon", "Sell my soul" ou "Mountain of burna" qui ne furent malheureusement pas joués lors de ce concert. Dire que l'on espère un nouvel album et une nouvelle tournée est un euphémisme !


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