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Vendredi 24 mai 2013 : 10442 concerts, 21947 critiques de concert, 4855 critiques de CD.

Critique de concert Mina May + Flashing Teeth + El Pulpo


Mina May + Flashing Teeth + El Pulpo en concert


2 étoiles, concert pas terrible

Jaime


Le principe du concert réalisé dans un appartement avait déjà été testé avec succès il y a quelque mois pour le Festival en Aparté. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ça n'a rien de particulièrement élitiste : tous les abonnés à LiveinMarseille et leurs amis, et tous les amis de Mina May, et leurs amis, et même les lecteurs de Ventilo, pouvaient venir ce soir-là sur la belle terrasse de chez Daniel, sur simple réservation, et c'était gratuit.


Avec sa vue superbe sur le Palais Longchamp, la terrasse de notre cher camarade Mc Yavell et son épouse, est en effet un endroit terriblement agréable pour passer un début de soirée : plusieurs dizaines de personnes se pressent donc sur la dalle triangulaire, sur laquelle un beau barda musical a déjà été déployé. Le chanteur du groupe de ce soir se produit en ouverture en projet solo sous le nom de Flashing Teeth. Seul avec une vieille guitare qui sort un joli son, son folk un peu déglingué me fait penser à Daniel Johnston (car sa voix n'est pas toujours très assurée). C'est joli, mais un poil dépressif tout de même.


Bon, ça reste agréable, c'est pas mal fait, mais on finit par perdre le fil, se dissiper dans cette belle soirée estivale et le joli bordel qui y règne - accéder au bar et s'y faire servir sont par exemple des activités très chronophages, vu son organisation approximative et sa tendance au copinage. Pendant ce temps, c'est au tour d'un autre musicien du groupe de prendre les commandes, sous le pseudo de El Pulpo. Human beat box, boucles enregistrées de voix et de claviers un peu anarchiques (quelques problèmes techniques signalés), ses expérimentations lo-fi s'arrêtent au bout d'un quart d'heure qu'il qualifié lui-même (un peu sévèrement quand même) de carnage.


C'était plus funky que son prédécesseur pourtant, mais évidemment un peu moins mélodieux. Suite une pause, pendant ce temps, la bière tiédit, le palais Longchamp a été allumé, les crapauds sont sortis de leurs trous et croassent joyeusement sous ses fontaines. Daniel fait les honneurs du lieu dans sa belle chemise rose, et compte plus de 120 personnes sur sa liste !


Mina May, soit les deux déjà vus et deux autres, commence sur une jolie introduction très douce. Le début en folk électro est assez plaisant, même si on ne les voit pratiquement pas (il manque un réverbère ou un spot quelque part, dirait-on). Le public est enfin devenu attentif, les compositions sont gentiment dissonantes, avec xylophones et petits claviers (mais pas de batterie). Au bout d'un moment on pense tout de même à Thom Yorke, dans sa version solo, et en un peu plus déprimant - le chant des crapauds parachève cette impression, on prendrait bien un Prozac quand même.


Certes il y a des morceaux à 3 guitares, mais qui ne sonnent guère plus speed. Je suis d'ailleurs occupé un moment à expliquer à Stéphane Sarpaux que s'il veut revenir ici, il ne doit pas écrire la moitié des méchancetés que je l'ai entendu dire - il n'est pas convaincu non plus par la prestation du groupe. J'ai noté, The Brian Jonestown Massacre unplugged, ça a donc du ressembler temporairement à ça, ce ne devait pas être un compliment je crois.


A ce moment-là, je commençais aussi à avoir du mal à négocier de rester ici avec mes amies. Arriva donc à point nommé une chanson enfin plus animée, Into Your Mouth. Ce titre un peu trip-hop fit doucement chalouper les têtes, c'était assez sympa et en tout cas mon moment préféré du concert. Embellie vite terminée avec reprise de titres dont tout ne semble pas toujours sonner juste, et un final sur une chanson un peu lente où un mélodica tient inexplicablement une seule note - on croirait du Floyd première époque, pas ma préférée.


Bref, un monde artistique pas très convaincant à mon goût : il n'en reste pas moins que l'endroit et l'hôte étaient parfaits, comme toujours, et que le moment fut globalement très agréable. On leur sait gré à tous, musiciens et autres, du temps qu'ils ont donné pour nous distraire. Expérience à refaire donc mais, en ce qui me concerne, plutôt avec un autre groupe - celui-là n'est simplement pas ma came.

Photos : ratées par Philippe.



 


>> Réponse (le 08/06/2010 par stéphane Sarpaux)
Chez Daniel, Longchamp, Marseille - 4 juin 2010
Philippe est un homme civilisé. Pour ma part, j'ai trouvé que les gars sur la terrasse de Daniel étaient trop dépendant de leur influence. Le premier, Flashing Teeth, seul à la guitare, avec ses accords répétitifs, était trop marqué par Sweel. Pire, son minimalisme, plutôt que d'être touchant, m'a rapidement ennuyé. En fermant les yeux, j'avais la sensation d'entendre la même chanson. Le second, El pulpo, plus électro, a commencé comme Matthew Herbert, cherchant à construire les boucles pour mieux les dezinguer. Puis, il s'est mis à faire du sous-gorillaz sur la fin. Personne n'a accroché, c'était pathétique. Mina May enfin, est carrément sous intraveineuse de Radiohead. Voix haute perchée, nappes de claviers, rythmique décalée... j'ai baillé. Si on ne peut avoir honte de .../...

 

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>> Réponse (le 08/06/2010 par Poupoule) Chez Daniel - 4 juin 2010
Si je ne connais pas le groupe, j'ai du mal à me rendre à un concert. Mais c'était chez Daniel et cela promettait quand même une bonne soirée. J'ai vraiment ADORE le concept. Je suis allée à ce concert comme si j'allais passer une soirée sympa chez un ami, et c'était le cas! Malgré ma fatigue, je suis restée le plus longtemps possible. En revanche, la musique ne m'a pas vraiment séduite. J'ai bien aimé Flashing Teeth. Même s'il est vrai que les chansons se ressemblaient toutes, j'ai trouvé qu'elles allaient bien avec l'air chaud et la nuit qui tombait sur la palais longchamp. Pour la suite, ça s'est gâté... El Pulpo a jeté un froid (ou un fou rire) sur l'ambiance et le groupe a tardé à reprendre le contrôle de la soirée. Peu de chansons, et surtout pas de rythme soutenu. On était .../...

 

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>> Réponse (le 09/06/2010 par Mardal)
chez Daniel, Longchamp, Marseille - 4 juin 2010
D'accord avec les commentaires sur le lieu et l'accueil. La soirée était très agréable grâce à cela avant tout. Quant à la musique, ma préférence va d'abord à la troisième partie (Mina May), puis la première (Flashing Teeth) et enfin la seconde (El Pulpo). Le ton de Philippe et de Poupoule conviennent mieux, à mon sens, que celui de Stéphane : Admettons une bonne fois qu'un groupe ou un musicien puisse se produire avant que son style ne soit parfaitement abouti, (surtout que c'était gratuit, et qu'on était pas au Dôme !) et même s'il est encore sous forte influence. A les comparer à Radio Head, Gorillaz ou d'autres, sûr qu'ils seront toujours en dessous. Pour ma part, j'ai pensé avec une certaine nostalgie à ces groupes des années 80 qui semblaient toujours être sur le point de se pendre .../...

 

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>> Réponse (le 21/06/2010 par flag)
d'accord avec la dernière critique de Mardal : et si on foutait un peu la paix aux groupes sous prétexte qu'ils ont des influences ? Enfin, si les concerts en appartement permettent des découvertes sous un nouveau jour, avec des contextes forcément pas simples pour les artistes et avec une fraction plus ou moins importante du public là principalement par le biais d'un proprio qui a eu la générosité d'ouvrir ses portes au-delà de ses propres préférences musicales, ne sombrons pas dans les travers du coup un peu faciles : "le son était pourri / c'était pas mon style / ils se sont chiés dessus / pfffouah ces petits groupes sous intraveineuse de références connues / etc..." Perso, j'ai réellement beaucoup apprécié la prestation de Mina May. Ils l'ont tenté et s'en sont pas mal sortis et .../...

 

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>> Réponse (le 03/07/2010 par juju 84)
Chez Daniel - 4 juin 2010
Bonjour, je partage tout à fait l'avis de Flaq, et j'ajouterais qu'on se passerait volontiers des critiques anti-constructives lues ici, postées pas des chroniqueurs du dimanche qui n'ont pas d'autre but que de se déchaîner sur les artistes émergents qui prennent le risque de présenter leur travail sous une autre forme que celle que le public attend.Je suis Mina May depuis plusieurs concerts,(la première fois c'était aux Passagers de Zinc) et j'ai perçu celui-ci davantage comme une "performance", puisque la configuration était différente de celle à laquelle j'étais habitué: pas de batterie ni de basse,pas de décharge d'énergie électrique mais un jeu plus nuancé, des boucles en temps réel...Un vrai travail d'équilibriste si on s'intéresse un minimum à ce qui se passe sur scène et non au .../...

 

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>> Réponse (le 19/08/2010 par Philippe) Bien noté, dommage que vous n'ayez pas déversé plutôt votre talent d'écriture (réel) également pour faire votre propre chronique... qui aurait certainement été bien plus intéressante à lire que nos impressions de béotiens qui s'emmerdent dès qu'il n'y a pas de mélodie dans une chanson, et qui le revendiquent. Quant à supposer qu'on n'a pas de culture musicale parce qu'on cite Radiohead, désolé mais si ca RESSEMBLE a radiohead sous prozac, on ne va pas citer un enculeur de mouche bulgare inconnu juste pour vous faire plaisir...  > Réagir à cette critique
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