Critique de concert Ministère des Affaires Inutiles / eRikm

Chaque premier mercredi du mois, les sirènes sonnent deux fois. Je me rends régulièrement sur le Parvis de l’Opéra pour le concept pour le moins original proposé par Lieux Publics. Il consiste à proposer à un artiste d'élaborer une création entre la sirène de midi pile et celle de midi douze.
En février 2010, eRikm réalisa Une Canopée Aux Accidents. Je vais faire court, je n’ai rien compris, pas même le titre… mais je suis curieux et je sais désormais que la canopée est l’écosystème constitué par l’étage supérieur d’une forêt. C’était pourtant bien parti avec la sirène répétée en échos distordants. Et puis eRikm derrière sa console avec plein de curseurs – il n’en utilisera qu’une demi-douzaine – va se faire succéder des sons le plus souvent très aigus illustrant probablement ledit écosystème. Celui-ci ne semblait pas très varié et les douze minutes furent longues. Une dame âgée a quitté la place dare-dare, se bouchant les oreilles et frôlant la console pour bien montrer son mécontentement, des groupes d’amis ont cessé d’écouter pour discuter, parlant fort pour couvrir les sons inopportuns de l’artiste incompris. La compréhension était pour le moins ardue. OK pour la canopée, mais pourquoi aux accidents ? La lumière vient du petit carton qui nous est distribué : "Les césures menstruelles, préliminaires à la catastrophe, et des révélations collectives d’un incident, à l’accident, déchirent de ses 4500 corps de trompes les paysages, acoustiques et temporelles, de la rumeur des cités jusqu’aux campagnes." (sic)
Pas mieux.
eRikm : Une Canopée Aux Accidents
Ca m’a rappelé le délicieux Sirènes Et Midi Net du mois de janvier. Le Ministère Des Affaires Inutiles nous y énonçait Le Palmarès Des Recalés pour "rendre hommage aux projets n’ayant pas été retenus par le Comité de Sélection Artistique des Organisateurs".
Basé sur un texte remarquablement écrit que Mademoiselle Bénédicte Pilchard traduisait simultanément en espéranto gestuel, l’impassible Monsieur Jacques Garnier présentait les projets refoulés. Il décrivait au conditionnel les créations immensément avant-gardistes que nos yeux ébahis auraient admirées et nos oreilles appréciées.
Des manœuvres en bleu de travail aidés par Mademoiselle Pilchard ne quittant jamais son sac à main et son air coincé exhibaient des accessoires pour illustrer ce que ces méchants décideurs de Lieux Publics avaient refusé de sélectionner : de mémoire, une chasse au sanglier organisée sur la place transformée pour l’occasion en forêt ardennaise ou des hommes-grenouilles s’ébattant gaiement dans une gigantesque pièce d’eau spécialement creusée pour l’occasion.
eRikm, lui, a créé une forêt tropicale sur la place. La différence est ténue entre l’art et la parodie.
Le Palmarès Des Recalés
En février 2010, eRikm réalisa Une Canopée Aux Accidents. Je vais faire court, je n’ai rien compris, pas même le titre… mais je suis curieux et je sais désormais que la canopée est l’écosystème constitué par l’étage supérieur d’une forêt. C’était pourtant bien parti avec la sirène répétée en échos distordants. Et puis eRikm derrière sa console avec plein de curseurs – il n’en utilisera qu’une demi-douzaine – va se faire succéder des sons le plus souvent très aigus illustrant probablement ledit écosystème. Celui-ci ne semblait pas très varié et les douze minutes furent longues. Une dame âgée a quitté la place dare-dare, se bouchant les oreilles et frôlant la console pour bien montrer son mécontentement, des groupes d’amis ont cessé d’écouter pour discuter, parlant fort pour couvrir les sons inopportuns de l’artiste incompris. La compréhension était pour le moins ardue. OK pour la canopée, mais pourquoi aux accidents ? La lumière vient du petit carton qui nous est distribué : "Les césures menstruelles, préliminaires à la catastrophe, et des révélations collectives d’un incident, à l’accident, déchirent de ses 4500 corps de trompes les paysages, acoustiques et temporelles, de la rumeur des cités jusqu’aux campagnes." (sic)
Pas mieux.
Ca m’a rappelé le délicieux Sirènes Et Midi Net du mois de janvier. Le Ministère Des Affaires Inutiles nous y énonçait Le Palmarès Des Recalés pour "rendre hommage aux projets n’ayant pas été retenus par le Comité de Sélection Artistique des Organisateurs".
Basé sur un texte remarquablement écrit que Mademoiselle Bénédicte Pilchard traduisait simultanément en espéranto gestuel, l’impassible Monsieur Jacques Garnier présentait les projets refoulés. Il décrivait au conditionnel les créations immensément avant-gardistes que nos yeux ébahis auraient admirées et nos oreilles appréciées.
Des manœuvres en bleu de travail aidés par Mademoiselle Pilchard ne quittant jamais son sac à main et son air coincé exhibaient des accessoires pour illustrer ce que ces méchants décideurs de Lieux Publics avaient refusé de sélectionner : de mémoire, une chasse au sanglier organisée sur la place transformée pour l’occasion en forêt ardennaise ou des hommes-grenouilles s’ébattant gaiement dans une gigantesque pièce d’eau spécialement creusée pour l’occasion.
eRikm, lui, a créé une forêt tropicale sur la place. La différence est ténue entre l’art et la parodie.
Signature : mcyavellle 20/02/2010
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Photographe : mcyavell
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le 6 mai 2009 - Parvis de l'Opéra - Marseille (par Mcyavell)
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