Critique de concert Miossec + Alexandre Varlet (Festival Avec le Temps)

En tant que brestoise, aller voir un concert de Miossec à Marseille a une saveur un peu particulière. Une légère appréhension s’installe aussi : sur scène, l’homme peut se révéler bon comme catastrophique. Ajouter à cela le fait que j’ai été plutôt déçue par son dernier album et vous comprendrez que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en passant les portes de l’Espace Julien hier. Surprise, la salle est peuplée de places assises… Ca n’augure rien de bon, s’est-il vraiment assagi ? …
La première partie ne me rassure pas, je me suis plutôt ennuyée devant Alexandre Varlet . Ils sont juste deux guitaristes et, à leur décharge, sans batterie ou basse, c’est toujours moins funky. Les balades rock/folk sont en français, les textes plutôt plats, et les mélodies assez moyennes… Difficile de dire ce qu’en pense le public, captif mais silencieux… Un garçon éméché commence à balancer des vannes, et à l’entracte, il s’engueule avec un autre. Le ton est donné !
Miossec arrive ensuite sur scène tout de noir vêtu, courbé et visiblement affaibli par de grosses douleurs au dos. Pourtant, il va assurer le show pendant 1H 30, 1 h 40, grâce aussi au soutien de l’excellent groupe qui l’accompagne (batteur, bassiste, guitariste, pianiste/ violoniste).
Ils commencent en douceur avec le dernier album et la jolie "Nos plus belles années" , puis "Les joggeurs du dimanche" et la plus rock "Haïs moi" , qui commence à chauffer gentiment la salle. Le timbre est toujours là, Miossec tient les paroles et son concert et musicalement, c’est savoureux grâce aux lignes de piano, aux rythmiques efficaces de la batterie et de la guitare, et aux envolées de violon. Le chanteur se raccroche sans cesse à son pied de micro, qui fait un peu office de canne mais avec lequel il bataille aussi. Malgré tout, il donne et bouge sur scène.
S’ensuivent une sélection d’anciens très bon morceaux. Sur les titres plus rocks comme "La fidélité" , "La facture d’électricité" ou encore l’inattendu et foutraque "Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement" , l’énergie est là, le batteur envoie tout comme le guitariste et ses rythmiques et solos efficaces. Impossible de rester assise, je rejoins sur le côté un petit groupe de spectateurs qui s’est aussi levé.
Sur les balades "Je m’en vais" ou la "chanson portuaire" "Brest" , le piano - conjugué au timbre pénétrant du chanteur- saisissent l’auditoire et le prennent au ventre. Le garçon saoul de tout à l’heure commence à intervenir et vient même parler à Miossec, qui ne loupe pas l’occasion pour plaisanter avec le public ("Nan mais en fait on l’engage chaque soir, comme j’ai pas un contact facile avec le public, ca aide…") et que ce climat de joyeux bordel amuse. "Certains sont assis, d’autres debout, c’est assez drôle."
Il tente ensuite une reprise d’ "Osez Joséphine" , pourquoi pas, je ne suis ni transcendée ni décue, c’est agréable mais il n’y a rien de très innovant. Mention spéciale par contre pour "Les chiens de paille" , bijou brut parfaitement récité, ce qui permet d’apprécier pleinement le texte et d’etre happé par le piano et la résonance générale de la compo. Le juste équilibre entre balades et morceaux énergiques est bien trouvé.
Par la suite ca part légèrement en vrille au niveau des paroles. Mais "Le défroqué" , son piano martelant et ses cris de violons (le violoniste finit par un excellent solo, un super moment) sont un vrai régal. Pour "Montparnasse" , la salle entière s’est levée, Miossec a conquis son auditoire. Il y a une vraie montée en puissance, un truc se passe. Je n’attendais pas "La mélancolie" mais elle déboule ainsi que des trous de mémoire, malheureusement … c’est quand même vraiment beau. Puis la déchirante et magnifique "Une fortune de mer" amène un goût d’atlantique en Méditerranée, et finit, sur la brèche, par quelques accords d’harmonica, la mer et les embruns à portée de vue..…
Pour le premier rappel, on aura droit à un très bon "Je ne suis plus saoul" et "Pentecôte" , et pour le second, ce sera "Dom tom" et "Seul ce que j’ai perdu" . C’est avec étonnement que je constate que le public reste ensuite 10 minutes à réclamer vigoureusement un troisième rappel qui ne viendra pas. Je ne m’y attendais pas mais il a assuré le bougre ce soir, me voilà rassurée !
La première partie ne me rassure pas, je me suis plutôt ennuyée devant Alexandre Varlet . Ils sont juste deux guitaristes et, à leur décharge, sans batterie ou basse, c’est toujours moins funky. Les balades rock/folk sont en français, les textes plutôt plats, et les mélodies assez moyennes… Difficile de dire ce qu’en pense le public, captif mais silencieux… Un garçon éméché commence à balancer des vannes, et à l’entracte, il s’engueule avec un autre. Le ton est donné !
Miossec arrive ensuite sur scène tout de noir vêtu, courbé et visiblement affaibli par de grosses douleurs au dos. Pourtant, il va assurer le show pendant 1H 30, 1 h 40, grâce aussi au soutien de l’excellent groupe qui l’accompagne (batteur, bassiste, guitariste, pianiste/ violoniste).
Ils commencent en douceur avec le dernier album et la jolie "Nos plus belles années" , puis "Les joggeurs du dimanche" et la plus rock "Haïs moi" , qui commence à chauffer gentiment la salle. Le timbre est toujours là, Miossec tient les paroles et son concert et musicalement, c’est savoureux grâce aux lignes de piano, aux rythmiques efficaces de la batterie et de la guitare, et aux envolées de violon. Le chanteur se raccroche sans cesse à son pied de micro, qui fait un peu office de canne mais avec lequel il bataille aussi. Malgré tout, il donne et bouge sur scène.
S’ensuivent une sélection d’anciens très bon morceaux. Sur les titres plus rocks comme "La fidélité" , "La facture d’électricité" ou encore l’inattendu et foutraque "Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement" , l’énergie est là, le batteur envoie tout comme le guitariste et ses rythmiques et solos efficaces. Impossible de rester assise, je rejoins sur le côté un petit groupe de spectateurs qui s’est aussi levé.
Sur les balades "Je m’en vais" ou la "chanson portuaire" "Brest" , le piano - conjugué au timbre pénétrant du chanteur- saisissent l’auditoire et le prennent au ventre. Le garçon saoul de tout à l’heure commence à intervenir et vient même parler à Miossec, qui ne loupe pas l’occasion pour plaisanter avec le public ("Nan mais en fait on l’engage chaque soir, comme j’ai pas un contact facile avec le public, ca aide…") et que ce climat de joyeux bordel amuse. "Certains sont assis, d’autres debout, c’est assez drôle."
Il tente ensuite une reprise d’ "Osez Joséphine" , pourquoi pas, je ne suis ni transcendée ni décue, c’est agréable mais il n’y a rien de très innovant. Mention spéciale par contre pour "Les chiens de paille" , bijou brut parfaitement récité, ce qui permet d’apprécier pleinement le texte et d’etre happé par le piano et la résonance générale de la compo. Le juste équilibre entre balades et morceaux énergiques est bien trouvé.
Par la suite ca part légèrement en vrille au niveau des paroles. Mais "Le défroqué" , son piano martelant et ses cris de violons (le violoniste finit par un excellent solo, un super moment) sont un vrai régal. Pour "Montparnasse" , la salle entière s’est levée, Miossec a conquis son auditoire. Il y a une vraie montée en puissance, un truc se passe. Je n’attendais pas "La mélancolie" mais elle déboule ainsi que des trous de mémoire, malheureusement … c’est quand même vraiment beau. Puis la déchirante et magnifique "Une fortune de mer" amène un goût d’atlantique en Méditerranée, et finit, sur la brèche, par quelques accords d’harmonica, la mer et les embruns à portée de vue..…
Pour le premier rappel, on aura droit à un très bon "Je ne suis plus saoul" et "Pentecôte" , et pour le second, ce sera "Dom tom" et "Seul ce que j’ai perdu" . C’est avec étonnement que je constate que le public reste ensuite 10 minutes à réclamer vigoureusement un troisième rappel qui ne viendra pas. Je ne m’y attendais pas mais il a assuré le bougre ce soir, me voilà rassurée !
Signature : blandine
le 17/03/2010
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le 17/03/2010
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Photographe : lartsenic
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le 21 mars 2012 - Espace Julien - Marseille (par pirlouiiiit)

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