Critique de concert Miossec

Miossec : Non non non (je ne suis plus saoul)...
C’est un Christophe Miossec en forme qui a enchanté le public du Centre Culturel Valery Larbaud, plein à craquer… Même pas une mauvaise blague sur Vichy, aucun titre massacré en totalité et une belle série de morceaux parfaitement interprétés. Que demande le peuple alors ? Ça lui suffit amplement, merci ; il est même reparti comblé par sa soirée, s’il on en juge par la ferveur des applaudissements !
Un répertoire qui tient la route
Difficile de faire la fine bouche devant un concert de cet acabit quand on connaît le personnage (capable de partir gravement en vrille à la moindre occasion). En s’appuyant sur un dernier album encore une fois très réussi - 1964 -, sur son précédent opus (le très bon Brûle), et sur d’anciens morceaux que le public semble connaître par cœur, Miossec possède le principal : un répertoire qui tient la route… Après, quand on a de bonnes chansons à jouer, il « suffit » de les faire vivre sur scène, ce qui est parfaitement effectué avec d’impeccables musiciens, dans un style chanson rock enlevée… Bien sûr, quelques titres - très peu - souffrent du registre vocal désormais limité du bourreau des cœurs ; noyés sous la guitare et hurlés, il est difficile de comprendre certains textes. Quand on écrit des paroles aussi belles, c’est quand même dommage. Fort heureusement, le public découvre en live une grande majorité de morceaux arrangés avec goût et chantés avec foi…
Humour et sens de l'impro
Le petit plus, comme souvent avec ce loustic, c’est l’humour et le sens de l’improvisation. Vers la fin du spectacle, les spectateurs - pliés de rire - assistent à un véritable sketch. Miossec ouvre la trappe prévue pour le souffleur - nous sommes dans un théâtre -, puis s’assoit sur le bord ; à sa grande surprise, et à celle du public, un coussin en sort, puis une chaise, un tableau (« moche »), et même un grand tuyau (!). Le Breton a un peu de mal à garder son sérieux pour finir la chanson, vous vous en doutez. Il y parvient tant bien que mal dans l’hilarité générale puis se venge de ce tour pendable en déversant une bouteille d’eau sur l’importun (le régisseur de la tournée, bravo !). Une autre surprise de taille, plus musicale celle-là : notre homme s’asseyant sur le kit de batterie pour faire un solo de guitare audible (à Clermont-Fd, en mai dernier, lors d’un concert très réussi également, on n’avait rien entendu) ! Décidément, on aura tout vu…
Merci
Après quelques passes d’armes avec des petits plaisantins dans le public (pas très drôles) et des rappels bienvenus, Miossec revient une dernière fois seul avec sa guitare électrique pour massacrer son tube Non non non (je ne suis plus saoul), déjà joué au cours de la soirée, comme d’habitude… Le bientôt quarantenaire semble avoir (un peu) mûri, car s’il continue visiblement à avoir un style de vie plutôt rock ‘n roll (son visage buriné et ses frasques alcoolisées sur le dvd live de Cali l’attestent), il évite désormais de fusiller ses concerts. Pour cela (et pour tout le reste, bien entendu), merci.
A lire également : les chroniques des concerts 2002 de Miossec à Clermont-Ferrand, Bourges et Sédières.
Sites Internet : www.christophemiossec.com, www.pias.com.
(Photo Jean-Pascal Blache - mai 2004)
Signature : pierre andrieule 09/12/2004
Envoyer un message à pierre andrieu
Voir toutes les critiques de concert rédigées par pierre andrieu

le 20 septembre 2011 - Nouveau Casino, Paris (par Pierre Andrieu)

le 21 avril 2011 - Auditorium et Palais d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)
Centre Culturel Valery larbaud, Vichy

le 12 mars 2003 - Centre Culturel Valery Larbaud, Vichy (03) (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation

















