Critique de concert Musique Rebelle - Round 8

Plus que la musique, tous les Arts ont été rebelles en ce samedi soir d’avril.

21h00 Architecture rebelle avec le Cabaret Aléatoire relooké : à l’extérieur, trois grands panneaux de MarCél sont suspendus au mur de la cour. A l’intérieur, les niches sont pensées pour proposer des expos. Beau travail architectural également en ce qui concerne la perspective de la scène, savamment agencée pour y loger une vingtaine de musiciens : des plateformes de hauteurs diverses, deux batteries au fond sur un plan supérieur.

21h 00 Cuisine rebelle : dès la billetterie passée, les spectateurs viennent grossir une queue dans la cour, certains sans trop savoir pourquoi. L’art culinaire n’est pas oublié : un savoureux couscous et un thé à la menthe accompagné de divins gâteaux maison récompensent notre patience.
21h15 Pendant que nous faisons la queue, les premiers sons parviennent de l’intérieur. Malgré mon empressement à terminer mon couscous, plus proche de la gloutonnerie que de la gastronomie, je n’assisterai pas au set de AimbAss.

21h25 Photographie rebelle : L’une des niches abrite les délires de Pierre Gondard et de Kenzo mis en scène pour certains (une femme nue contemple les voitures sur un pont au-dessus de l’autoroute), pris sur le vif pour la plupart (maréchaussée en pleine (in)action, sans-abri au Métro Noailles…)

21h30 Splash Macadam. J’avais découvert ce combo en showcase à Lollipop où le son saturé ajouté à leur démarrage très tardif ne m’avaient pas incité à m’éterniser. Là, je reste concentré sur leur prestation. Des compositions à mi-chemin entre Franz Ferdinand et The Clash, des riffs de guitare qui font mouche, une rythmique efficace et de l’énergie débordante en concentré (3 morceaux = 10 minutes). Celle du batteur, maintes fois mise en valeur dans ces colonnes, a certainement été atténuée par son éloignement de ses deux compères, sa batterie étant tout au fond de la scène, cinq bons mètres derrière le duo guitare/chant – basse qui capte tous les regards. J’en aurais bien pris cinq minutes de plus.

21h40 Peinture rebelle : Pendant que le DJ lance Obladi Oblada, on s’approche de la niche centrale : outre les panneaux extérieurs, la peinture est mise à l’honneur ici avec une peinture en direct. Et en duo : sur un écran blanc sont projetés des animations (ombres de boxeurs). Céline Gauthier et Marc Hernandez, quelquefois avec un pinceau dans chaque main laissent libre cours à leur inspiration sur la toile pendant toute la soirée. Intéressant de voir le travail évoluer au fil des minutes, tantôt en pleine lumière, les ombres des boxeurs s’y mouvant, tantôt dans l’obscurité lorsque les films sont en négatif, les silhouettes des boxeurs dévoilant alors d’infimes parties de la toile (collectif La Force Molle, épaulé par la régie technique Tabarnak/L’Art en Live).

21h45 Big In Japan. Si le nom du groupe peut laisser penser à un hommage à Tom Waits, le propos n’est pas le même. Là encore, l’énergie est communicative, en premier lieu celle du remuant chanteur dont l’accent anglais facilement compréhensible pour des Japonais contribuera peut-être à les rendre grands un jour dans l’archipel. "On passe le 24 avril à la Machine à Coudre !" Pas étonnant : pêchu, carré, une basse qui fait groover le tout et des compos très intéressantes comme All Right. J’avais entendu "All I Eat", mais leur espace m’a fait corriger ma mauvaise compréhension. Ca fait longtemps que je pratique plus, faut dire. J’en aurais bien pris dix minutes de plus.

22h00 Poésie rebelle : plusieurs slammeurs se succèdent. Je ne vais pas chroniquer, c’est mon côté rebelle à moi. Leur succède Micflow et son human beatbox très varié. "Y’a juste un micro", croit-il bon d’expliquer pour ceux qui découvriraient la discipline. Par la suite, une partie des percus ne sortira pas de sa bouche puisque Couli Barry (sauf erreur) ajoutera son djembé.

22h10 Multimédia rebelle : Goldenberg & Schmuylle. La preuve qu’ils sont rebelles, c’est qu’avec un nom pareil, ils sont trois ! Des images projetées sur les deux écrans géants, des sons et la voix de Goldenberg (ou de Schmuylle ou d’aucun des deux allez savoir) qui décline "nous sommes tous Goldenberg & Schmuylle" sur "Billy Idol, mon idole" et tout ce qui bouge dans la salle et ailleurs. "On passe au Café Julien le 29 !" Pas étonnant : au Café Julien, ils sont tous Goldenberg & Schmuylle...

22h20 : Première apparition du rebelle en chef, Ahmad Compaoré qui agrémente un remix de Kabbalah lancé par Goldenberg & Schmuylle de sa puissante force de frappe.

22h30 Astronomie rebelle (ou sculpture rebelle ?) : l’ovni de la soirée est mis en orbite par cinq sculpteurs de sons du Collectif 201. Trois laptops (!), une console et un ordibaby permettent à ces diffuseurs sonores de sonder aléatoirement le bien nommé Cabaret. Compositeurs en temps réel adeptes du tout-électronique, ils me rappellent ma visite d’un salon du logiciel libre où des barbus créaient de la musique à partir de leur joystick.

La démarche est la même en plus élaborée : joystick, claviers (probablement qwerty si ce sont des purs et durs) et touches créent un univers parfois sidéral, souvent urbain. Dans ce genre de performance, j’adore rechercher les réactions des spectateurs : on peut y déceler amusement, intérêt, passion, stupéfaction, rejet ou horreur. Certains en auraient bien pris 15 minutes de moins.
23h00 Ils ont en tout cas créé chez moi un trou noir. J’ai dû aller me rechercher un thé à la menthe pour revenir sur terre, j’ai regardé le stand de jolis T-shirts ByZoo pendant que sur la scène Aïssa Mallouk, Couli Barry et Micflow (ndP : pas vu MicFlow moi) proposaient du hip hop. Mais j’étais encore trop secoué pour apprécier.

23h15 Boxe rebelle : le Noble Art est également à l’honneur avec Patrice Bertolini, entraîneur au Sporting Club Marcel Cerdan, dont la force de frappe et le jeu de jambes nous font patienter pour le plus gros set de la soirée. Ses directs, crochets et autres uppercuts assénés à l’imposant mais impuissant sac de sable suspendu mettent la barre très haut pour le percussionniste en chef Ahmad Compaoré.

23h20 Musique Rebelle. Un plateau impressionnant avec une vingtaine de musiciens. J’ai vu (et adoré) nombre d’entre eux dans de multiples projets. Je ne mets pas les liens, ça va me prendre la journée : les saxophonistes Fred Pichot, Raphaël Imbert, Fabien Genais, Dolf Pleiter, le trompettiste Christophe LeLoil, le violoncelliste Emmanuel Cremer, le guitariste Wim Welker, la chanteuse Marion Rampal, le claviériste Fabien Ottones et bien sûr Ahmad Compaoré.

Je n’ai vu certains autres qu’au sein de Musique Rebelle (je sais, c’est mal, mais je vais réparer ça incessamment) : Christian Brazier (contrebasse), Philippe "Mao" Le Rabo (basse), Hakim Hamadouche (mandoluth). Et je sais c’est très très mal mais je répare ça dès que possible, je n’ai jamais vu Lamine Diagne (saxo), Jean-Marc Montera (guitare), Laure Bonomo (violon) et ceux que Je n’ai même pas reconnus (honte à moi !).
Dans une première pièce free où chacun s’échauffe, cherche des bouchons pour ses oreilles, s’évertue à adresser des grands gestes à l’attention des ingénieurs du son censés régler le retour, métier ingrat s’il en est ce soir, c’est un joyeux foutoir : deux basses, une contrebasse, trois guitares, deux batteries qui jouent en même temps et un ordibaby qui vous demande d’épeler poulet, ça vaut le détour.
Mais par la suite, la mélodie distillée par les cordes (guitares, violoncelle, violon), celle du soprano de Fred Pichot qui nous prend pour des serpents à lunettes et nous charme sans peine et le baryton de Dolf Pleiter sont un beau préliminaire pour ce qui suit : un Hymne A L’Amour en anglais chanté par Saleeh, fleuri par le saxo et les exquis "ooh ooh" de Marion Rampal.
Auparavant, les cinq saxos et la trompette avaient joué le thème d’une prenante composition d’Ahmad. Raphaël Imbert (excellent comme toujours) et beaucoup plus brièvement Lamine Diagne (ça donne envie de le voir) ont eu l’occasion de s’exprimer en solo.

En revanche, les créateurs que sont Genais, Brazier, Cremer, Montera et Welker ont peu eu l’occasion de s’exprimer. Ils devraient se rebeller pour le round 9, réclamer vingt minutes de plus pour Musique Rebelle, ce qui leur ferait quatre minutes de solo chacun.

La fin du set mérite quatre étoiles à elle seule, lorsque les Rebel Singers, les Rebel Strings et les Rebel Horns ajoutent leurs talents sous l’égide d’Ahmad.
01h 10 Arts visuels rebelles. Les écrans géants continuent à proposer des créations originales pendant la pause, aucun temps mort pour les yeux. Ni pour les oreilles d’ailleurs, puisque le DJ choisit avec soin ses vinyles.

01h20 Occitanologie rebelle (mais si, c’est un art !) : Papet Jali et Gari du Massilia Sound System nous concoctent un aïoli monstre avec l’aide de Manu Théron du Cor de la Plana. Belle association complétée par les toujours présents Hakim, Fred Pichot et Ahmad et un flûtiste non identifié (Renseignements pris, il s’agit de Valentin Benoît (flûte peuhle)). Boulègue !
01h30 Danse Rebelle : cette fois, Sarah Moha n’est pas présente en live mais une projection vidéo de sa dance flamenca était prévue. Si elle a eu lieu, ça m’a échappé. C’est le public qui s’est chargé d’assurer ce chapitre, l’heure boîte de nuit et le dynamisme des Massiliotes aidant.

01h40 Cinéma rebelle : le 7ème Art n’a pas encore été invité à la fête. Voilà qui est fait avec le thème de James Bond magistralement joué par les inusables LeLoil, Pichot et Pleiter.

02h00 Musique au comble de la rebellitude : le désormais culte code d’Ahmad étrenné ici-même puis peaufiné à la Cité de la Musique est remis en pratique. Dix minutes de plaisir des yeux : on se délecte à observer le batteur devenu chef d’orchestre et l’attitude attentive et aux abois des musiciens. Certains ont ce regard inquiet de l’écolier qui ne connaît pas vraiment sa leçon et redoute d’être interrogé. Heureusement les bons élèves leur soufflent les réponses ou répondent à leur place…

02h10 BD rebelle : pour le Neuvième Art, désolé, je n’ai rien trouvé. A part que c’est Pirlouiiiit qui assure l’illustration de cette chronique. Et que j’attends la sortie du volume 9 de Musique Rebelle avec impatience. Parce que même si on peut difficilement tout apprécier avec une telle diversité, aucun des participants ne mérite d’être bâillonné et ficelé comme Assurancetourix à la fin de l’histoire.
Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Splash Macadam : ici
et une petite de Mic Flow : ici_
et une petite d’un trio hip hop (help !) : ici
et une petite de Collectif 201 : là

21h00 Architecture rebelle avec le Cabaret Aléatoire relooké : à l’extérieur, trois grands panneaux de MarCél sont suspendus au mur de la cour. A l’intérieur, les niches sont pensées pour proposer des expos. Beau travail architectural également en ce qui concerne la perspective de la scène, savamment agencée pour y loger une vingtaine de musiciens : des plateformes de hauteurs diverses, deux batteries au fond sur un plan supérieur.

21h 00 Cuisine rebelle : dès la billetterie passée, les spectateurs viennent grossir une queue dans la cour, certains sans trop savoir pourquoi. L’art culinaire n’est pas oublié : un savoureux couscous et un thé à la menthe accompagné de divins gâteaux maison récompensent notre patience.
21h15 Pendant que nous faisons la queue, les premiers sons parviennent de l’intérieur. Malgré mon empressement à terminer mon couscous, plus proche de la gloutonnerie que de la gastronomie, je n’assisterai pas au set de AimbAss.

21h25 Photographie rebelle : L’une des niches abrite les délires de Pierre Gondard et de Kenzo mis en scène pour certains (une femme nue contemple les voitures sur un pont au-dessus de l’autoroute), pris sur le vif pour la plupart (maréchaussée en pleine (in)action, sans-abri au Métro Noailles…)

21h30 Splash Macadam. J’avais découvert ce combo en showcase à Lollipop où le son saturé ajouté à leur démarrage très tardif ne m’avaient pas incité à m’éterniser. Là, je reste concentré sur leur prestation. Des compositions à mi-chemin entre Franz Ferdinand et The Clash, des riffs de guitare qui font mouche, une rythmique efficace et de l’énergie débordante en concentré (3 morceaux = 10 minutes). Celle du batteur, maintes fois mise en valeur dans ces colonnes, a certainement été atténuée par son éloignement de ses deux compères, sa batterie étant tout au fond de la scène, cinq bons mètres derrière le duo guitare/chant – basse qui capte tous les regards. J’en aurais bien pris cinq minutes de plus.

21h40 Peinture rebelle : Pendant que le DJ lance Obladi Oblada, on s’approche de la niche centrale : outre les panneaux extérieurs, la peinture est mise à l’honneur ici avec une peinture en direct. Et en duo : sur un écran blanc sont projetés des animations (ombres de boxeurs). Céline Gauthier et Marc Hernandez, quelquefois avec un pinceau dans chaque main laissent libre cours à leur inspiration sur la toile pendant toute la soirée. Intéressant de voir le travail évoluer au fil des minutes, tantôt en pleine lumière, les ombres des boxeurs s’y mouvant, tantôt dans l’obscurité lorsque les films sont en négatif, les silhouettes des boxeurs dévoilant alors d’infimes parties de la toile (collectif La Force Molle, épaulé par la régie technique Tabarnak/L’Art en Live).

21h45 Big In Japan. Si le nom du groupe peut laisser penser à un hommage à Tom Waits, le propos n’est pas le même. Là encore, l’énergie est communicative, en premier lieu celle du remuant chanteur dont l’accent anglais facilement compréhensible pour des Japonais contribuera peut-être à les rendre grands un jour dans l’archipel. "On passe le 24 avril à la Machine à Coudre !" Pas étonnant : pêchu, carré, une basse qui fait groover le tout et des compos très intéressantes comme All Right. J’avais entendu "All I Eat", mais leur espace m’a fait corriger ma mauvaise compréhension. Ca fait longtemps que je pratique plus, faut dire. J’en aurais bien pris dix minutes de plus.

22h00 Poésie rebelle : plusieurs slammeurs se succèdent. Je ne vais pas chroniquer, c’est mon côté rebelle à moi. Leur succède Micflow et son human beatbox très varié. "Y’a juste un micro", croit-il bon d’expliquer pour ceux qui découvriraient la discipline. Par la suite, une partie des percus ne sortira pas de sa bouche puisque Couli Barry (sauf erreur) ajoutera son djembé.

22h10 Multimédia rebelle : Goldenberg & Schmuylle. La preuve qu’ils sont rebelles, c’est qu’avec un nom pareil, ils sont trois ! Des images projetées sur les deux écrans géants, des sons et la voix de Goldenberg (ou de Schmuylle ou d’aucun des deux allez savoir) qui décline "nous sommes tous Goldenberg & Schmuylle" sur "Billy Idol, mon idole" et tout ce qui bouge dans la salle et ailleurs. "On passe au Café Julien le 29 !" Pas étonnant : au Café Julien, ils sont tous Goldenberg & Schmuylle...

22h20 : Première apparition du rebelle en chef, Ahmad Compaoré qui agrémente un remix de Kabbalah lancé par Goldenberg & Schmuylle de sa puissante force de frappe.

22h30 Astronomie rebelle (ou sculpture rebelle ?) : l’ovni de la soirée est mis en orbite par cinq sculpteurs de sons du Collectif 201. Trois laptops (!), une console et un ordibaby permettent à ces diffuseurs sonores de sonder aléatoirement le bien nommé Cabaret. Compositeurs en temps réel adeptes du tout-électronique, ils me rappellent ma visite d’un salon du logiciel libre où des barbus créaient de la musique à partir de leur joystick.

La démarche est la même en plus élaborée : joystick, claviers (probablement qwerty si ce sont des purs et durs) et touches créent un univers parfois sidéral, souvent urbain. Dans ce genre de performance, j’adore rechercher les réactions des spectateurs : on peut y déceler amusement, intérêt, passion, stupéfaction, rejet ou horreur. Certains en auraient bien pris 15 minutes de moins.
23h00 Ils ont en tout cas créé chez moi un trou noir. J’ai dû aller me rechercher un thé à la menthe pour revenir sur terre, j’ai regardé le stand de jolis T-shirts ByZoo pendant que sur la scène Aïssa Mallouk, Couli Barry et Micflow (ndP : pas vu MicFlow moi) proposaient du hip hop. Mais j’étais encore trop secoué pour apprécier.

23h15 Boxe rebelle : le Noble Art est également à l’honneur avec Patrice Bertolini, entraîneur au Sporting Club Marcel Cerdan, dont la force de frappe et le jeu de jambes nous font patienter pour le plus gros set de la soirée. Ses directs, crochets et autres uppercuts assénés à l’imposant mais impuissant sac de sable suspendu mettent la barre très haut pour le percussionniste en chef Ahmad Compaoré.

23h20 Musique Rebelle. Un plateau impressionnant avec une vingtaine de musiciens. J’ai vu (et adoré) nombre d’entre eux dans de multiples projets. Je ne mets pas les liens, ça va me prendre la journée : les saxophonistes Fred Pichot, Raphaël Imbert, Fabien Genais, Dolf Pleiter, le trompettiste Christophe LeLoil, le violoncelliste Emmanuel Cremer, le guitariste Wim Welker, la chanteuse Marion Rampal, le claviériste Fabien Ottones et bien sûr Ahmad Compaoré.

Je n’ai vu certains autres qu’au sein de Musique Rebelle (je sais, c’est mal, mais je vais réparer ça incessamment) : Christian Brazier (contrebasse), Philippe "Mao" Le Rabo (basse), Hakim Hamadouche (mandoluth). Et je sais c’est très très mal mais je répare ça dès que possible, je n’ai jamais vu Lamine Diagne (saxo), Jean-Marc Montera (guitare), Laure Bonomo (violon) et ceux que Je n’ai même pas reconnus (honte à moi !).
Dans une première pièce free où chacun s’échauffe, cherche des bouchons pour ses oreilles, s’évertue à adresser des grands gestes à l’attention des ingénieurs du son censés régler le retour, métier ingrat s’il en est ce soir, c’est un joyeux foutoir : deux basses, une contrebasse, trois guitares, deux batteries qui jouent en même temps et un ordibaby qui vous demande d’épeler poulet, ça vaut le détour.
Mais par la suite, la mélodie distillée par les cordes (guitares, violoncelle, violon), celle du soprano de Fred Pichot qui nous prend pour des serpents à lunettes et nous charme sans peine et le baryton de Dolf Pleiter sont un beau préliminaire pour ce qui suit : un Hymne A L’Amour en anglais chanté par Saleeh, fleuri par le saxo et les exquis "ooh ooh" de Marion Rampal.
Auparavant, les cinq saxos et la trompette avaient joué le thème d’une prenante composition d’Ahmad. Raphaël Imbert (excellent comme toujours) et beaucoup plus brièvement Lamine Diagne (ça donne envie de le voir) ont eu l’occasion de s’exprimer en solo.

En revanche, les créateurs que sont Genais, Brazier, Cremer, Montera et Welker ont peu eu l’occasion de s’exprimer. Ils devraient se rebeller pour le round 9, réclamer vingt minutes de plus pour Musique Rebelle, ce qui leur ferait quatre minutes de solo chacun.

La fin du set mérite quatre étoiles à elle seule, lorsque les Rebel Singers, les Rebel Strings et les Rebel Horns ajoutent leurs talents sous l’égide d’Ahmad.
01h 10 Arts visuels rebelles. Les écrans géants continuent à proposer des créations originales pendant la pause, aucun temps mort pour les yeux. Ni pour les oreilles d’ailleurs, puisque le DJ choisit avec soin ses vinyles.

01h20 Occitanologie rebelle (mais si, c’est un art !) : Papet Jali et Gari du Massilia Sound System nous concoctent un aïoli monstre avec l’aide de Manu Théron du Cor de la Plana. Belle association complétée par les toujours présents Hakim, Fred Pichot et Ahmad et un flûtiste non identifié (Renseignements pris, il s’agit de Valentin Benoît (flûte peuhle)). Boulègue !
01h30 Danse Rebelle : cette fois, Sarah Moha n’est pas présente en live mais une projection vidéo de sa dance flamenca était prévue. Si elle a eu lieu, ça m’a échappé. C’est le public qui s’est chargé d’assurer ce chapitre, l’heure boîte de nuit et le dynamisme des Massiliotes aidant.

01h40 Cinéma rebelle : le 7ème Art n’a pas encore été invité à la fête. Voilà qui est fait avec le thème de James Bond magistralement joué par les inusables LeLoil, Pichot et Pleiter.

02h00 Musique au comble de la rebellitude : le désormais culte code d’Ahmad étrenné ici-même puis peaufiné à la Cité de la Musique est remis en pratique. Dix minutes de plaisir des yeux : on se délecte à observer le batteur devenu chef d’orchestre et l’attitude attentive et aux abois des musiciens. Certains ont ce regard inquiet de l’écolier qui ne connaît pas vraiment sa leçon et redoute d’être interrogé. Heureusement les bons élèves leur soufflent les réponses ou répondent à leur place…

02h10 BD rebelle : pour le Neuvième Art, désolé, je n’ai rien trouvé. A part que c’est Pirlouiiiit qui assure l’illustration de cette chronique. Et que j’attends la sortie du volume 9 de Musique Rebelle avec impatience. Parce que même si on peut difficilement tout apprécier avec une telle diversité, aucun des participants ne mérite d’être bâillonné et ficelé comme Assurancetourix à la fin de l’histoire.
Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici
et une petite de Splash Macadam : ici
et une petite de Mic Flow : ici_
et une petite d’un trio hip hop (help !) : ici
et une petite de Collectif 201 : là
Signature : mcyavellle 19/04/2010
Envoyer un message à mcyavell
Voir toutes les critiques de concert rédigées par mcyavell
Photographe : pirlouiiiit
Envoyer un message à pirlouiiiit
Voir toutes les critiques de concert photographiées par pirlouiiiit


le 16 décembre 2011 - Eglise Saint-Just, Marseille (par Pirlouiiiit)


le 27 novembre 2011 - Maison de la Région - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 10 avril 2011 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)


le 6 juillet 2010 - Salle Vallier, Marseille (par stéphane sarpaux)

le 11 Mars 2010 - GRIM (Montévidéo) - Marseille (par The Duke Of Prunes)


le 19 janvier 2012 - Art-Positions - Marseille (par Mardal)

le 10 Fevrier 2011 - Sound system a l ancienne Planet K fe Mundo (par Bertrand 13rugissant)


le 29 juin 2010 - Artistic Bar, Marseille (par Pirlouiiiit)

le 9 novembre 2010 - Espace Julien - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)


le 12 juin 2009 - Espace Julien - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 10 MAI 2008 - L\'affranchi, Marseille (par Pmjournalist)

le 3 Mai 2008 - Le Balthazar - Marseille (par Odliz')

le 11 Avril 2008 - Les Halles - Martigues (par Badis Hadid)


le 19 juin 2011 - Kiosque Léon Blum - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 5 avril 2011 - Le Grand Théâtre - Aix-en-Provence (par Mardal)


le 14 août 2010 - Château de la Tour d'Aigues (par mcyavell)

le 12 février 2011 - Cabaret aléatoire - Marseille (par Jacques 2 Chabannes)


le 13 Novembre 2010 - Cabaret Aléatoire, Marseille (par Sami)


le 03 septembre 2010 - Poste à Galène - Marseille (par François Bégnez )


le 18 février 2012 - la Meson, Marseille (par Pirlouiiiit)


le 17 décembre 2011 - le Floor - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 10 décembre 2011 - le Paradox - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 08 octobre 2011 - rue Consolat - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 17 décembre 2010 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)
le Décembre 2010 - Marseille (par Mcyavell)


le 24 mars 2012 - La Meson - Marseille (par Mardal)


le 10 avril 2011 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)


le 17 décembre 2010 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)

le 1er octobre 2010 - Cité de la Musique - Marseille (par Roohakim)


le (French Shame Day 09 - Le Poste à Galène, Marseille (par Philippe)


le 28 juillet 2010 - Eglise Haute - Banon (par Mcyavell)

le 10 octobre 2009 - La Mesón - Marseille (par Mcyavell)


le 17 décembre 2010 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)


le 17 décembre 2011 - le Floor - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 10 décembre 2011 - le Paradox - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 23 Juillet 2011 - Festival de Jazz des Cinq Continents - Marseille (par Mardal)


le 15 juillet 2011 - le Floor, Marseille (par Pirlouiiiit)


le 18 février 2012 - la Meson, Marseille (par Pirlouiiiit)

le 7 avril 2011 - Bar de la Plaine - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)


le 02 décembre 2010 - No Mad Café - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 6 octobre 2010 - Planet Mundo Kfé - Marseille (par Mcyavell)


le 15 juillet 2011 - le Floor, Marseille (par Pirlouiiiit)


le 17 décembre 2010 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)


le 28 mars 2012 - l'Eolienne - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 18 février 2012 - la Meson, Marseille (par Pirlouiiiit)


le 17 décembre 2010 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)


le 10 décembre 2010 - Planet' Mundo K'fé - Marseille (par Pirlouiiiit)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















