Critique de concert Nada Surf

Dans la petite salle de la Coopérative de Mai, archi bondée, Nada Surf a enchanté le public avec ses morceaux de power pop sonnant presque tous comme des tubes en puissance ! Ce gang de musiciens new-yorkais francophiles a décidément la classe, musicalement bien sûr mais aussi humainement : ils sont très souriants et ont l’air de s’éclater sur scène, ce qui est très agréable à regarder !
Le concert démarre avec Blizzard of 77, un excellent titre du dernier album, Let Go, joué par Matthew Caws à la guitare en son clair avec une batterie discrète d’Ira Elliott et un Daniel Lorca se concentrant sur les chœurs… Après cette entrée en matière très pop, Nada Surf alternera les titres purement pop et les morceaux plus rock. Force est de constater que ce groupe est aussi à l’aise dans les deux registres, ce qui n’est pas donné à tout le monde ! Comme on peut aisément le constater sur le dernier opus, les harmonies vocales, les parties de guitare, de basse et de batterie subtiles font partie intégrante du bagage musical du trio américain, au même titre que les riffs puissamment envoyés à grands coups de distorsion sur des rythmiques de feu…
Lors d’un set assez court, 1 h 20 rappels compris, Nada Surf a survolé ses trois disques, High/Low (1996), The Proximity effect (1998) et Let go (2002) en donnant la priorité aux deux derniers… Le magnifique Blonde on blonde, les survitaminés Hyperspace, Amateur ou 80 windows et le tubesque Popular ont donc résonné dans les oreilles ravies du public clermontois, rendu chaud comme la braise par un tel déballage de savoir-faire mélodique… En plein milieu d’un morceau, le groupe se permet même d’interpréter Love will tear us apart de Joy Division, un signe évident de goût ! Seule la chanson Là pour ça, chantée en français par Daniel Lorca, semble un peu naïve ; tout le monde sait déjà que « les hommes sont des salauds mais peut-être pas tous. »
Plus tard, lors d’un court intermède, Matthew Caws demande au public la sensation que procure le fait de prendre des bains dans de l’eau de Volvic tous les jours ! Peu après, il avoue ne rien comprendre au commerce : chez lui, il paye 2 euros pour une Volvic et le même prix pour une eau qui vient des environs de New-York. Va comprendre… Si les méandres du capitalisme restent opaques, Nada Surf a prouvé qu’à force de talent et d’opiniâtreté, on pouvait sortir vainqueur d’un bras de fer contre une puissante maison de disques. A la vue d’un concert de cet acabit, il aurait été vraiment dommage d’arrêter sa carrière après The Proximity effect par la faute d’un label complément sourd, Elektra !
(Photos : www.nadasurf.com)
Le concert démarre avec Blizzard of 77, un excellent titre du dernier album, Let Go, joué par Matthew Caws à la guitare en son clair avec une batterie discrète d’Ira Elliott et un Daniel Lorca se concentrant sur les chœurs… Après cette entrée en matière très pop, Nada Surf alternera les titres purement pop et les morceaux plus rock. Force est de constater que ce groupe est aussi à l’aise dans les deux registres, ce qui n’est pas donné à tout le monde ! Comme on peut aisément le constater sur le dernier opus, les harmonies vocales, les parties de guitare, de basse et de batterie subtiles font partie intégrante du bagage musical du trio américain, au même titre que les riffs puissamment envoyés à grands coups de distorsion sur des rythmiques de feu…
Lors d’un set assez court, 1 h 20 rappels compris, Nada Surf a survolé ses trois disques, High/Low (1996), The Proximity effect (1998) et Let go (2002) en donnant la priorité aux deux derniers… Le magnifique Blonde on blonde, les survitaminés Hyperspace, Amateur ou 80 windows et le tubesque Popular ont donc résonné dans les oreilles ravies du public clermontois, rendu chaud comme la braise par un tel déballage de savoir-faire mélodique… En plein milieu d’un morceau, le groupe se permet même d’interpréter Love will tear us apart de Joy Division, un signe évident de goût ! Seule la chanson Là pour ça, chantée en français par Daniel Lorca, semble un peu naïve ; tout le monde sait déjà que « les hommes sont des salauds mais peut-être pas tous. »
Plus tard, lors d’un court intermède, Matthew Caws demande au public la sensation que procure le fait de prendre des bains dans de l’eau de Volvic tous les jours ! Peu après, il avoue ne rien comprendre au commerce : chez lui, il paye 2 euros pour une Volvic et le même prix pour une eau qui vient des environs de New-York. Va comprendre… Si les méandres du capitalisme restent opaques, Nada Surf a prouvé qu’à force de talent et d’opiniâtreté, on pouvait sortir vainqueur d’un bras de fer contre une puissante maison de disques. A la vue d’un concert de cet acabit, il aurait été vraiment dommage d’arrêter sa carrière après The Proximity effect par la faute d’un label complément sourd, Elektra !
(Photos : www.nadasurf.com)
Signature : pierre andrieule 26/11/2002
Envoyer un message à pierre andrieu
Voir toutes les critiques de concert rédigées par pierre andrieu


le 01 octobre 2008 - Espace Julien - Marseille (par odliz')

le 1er octobre 2008 - Espace Julien - Marseille (par pockman)
La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand

le 7 décembre 2011 - Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 13 juin 2011 - Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 11 juin 2011 - Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation

















