Critique de concert Narrow Terence + Hey Hey My My

Joli plateau ce vendredi soir au Poste à Galène, bien loin d’afficher complet avec une petite centaine de personnes au plus beau de la soirée. Deux formations aux univers bien distincts se partageront l’affiche, au cours d’une soirée fort sympathique.

Narrow Terrence ouvre les hostilités dans son style caractéristique. Mélange de rock alternatif et de musique western faisant parfois penser à ce qu’on peut entendre dans les films de série Z, nos compères s’en donnent à cœur joie. Ils alternent les titres de leurs 2 albums. Les compos sont très bien travaillées et reproduites à merveille sur scène. Le chant du leader, fait immanquablement penser à celui de Deus ou même à l’immense Tom Waits quand il se fait grave et guttural.

Les ambiances glauques à souhait se succèdent. Les blagues du bassiste, pince sans rire, détendent l’atmosphère et rendent le combo attachant. Il nous gratifie d’ailleurs de jolis duos avec son frère et prend même parfois le micro en solitaire. On sent les compères tous à leur affaire et prendre un malin plaisir à faire traîner certains morceaux en longueur.

L’entêtant Weakness of the sheep est un joli morceau carnavalesque à la Burton et Bottom Bitch, avec ses changements de rythmes incessants est un pur régal. Le chanteur se retrouve d’ailleurs derrière les fûts sur ce morceau allumé, de même que les instruments passeront régulièrement de mains en mains. Durant 1 heure ¼, la qualité et la noirceur seront au rendez vous.

Cela n’est pas des plus gais, mais tant dans les morceaux lents et mélancoliques que dans les passages plus lourds et énervés, on se régale. Un seul reproche peut cependant être adressé au groupe. Il concerne l’ordre choisi pour jouer ses compositions. Une montée en puissance progressive aurait sans doute été encore plus efficace qu’une alternance de "balades" et titres embrasés/enfumés.

La tension retombe donc parfois et m’oblige à me concentrer pour ne pas perdre le fil du concert. Cela reste, malgré tout, un très bonne prestation, close d’ailleurs de fort belle manière avec la reprise du mythique Piggy de Nine Inch Nails.

Les Bordelais de Hey Hey My My font ensuite leur entrée pour un set sensiblement plus court, d’une petite heure. Ils ont choisi de porter leur dernier album sorti cette année sur scène. Cet opus est un changement notable de direction artistique après un excellent premier album folk, puisque l’électricité y est omniprésente.

C’est donc très tonique et bon enfant. Les mélodies et harmonies vocales entre les 2 guitaristes sont bien léchées. Cela dit, malgré le 12e degré assumé dans l’attitude, je n’accroche pas plus que ça. Je trouve ça trop facile, trop pop, et pas celle que j’aime.

Bien que fan de Weezer, autre college group, auquel on pense parfois, je ne suis pas emballé, je trouve qu’il manque quelque chose. Les titres plus dansants à la Phoenix me laissent également indifférents, de même que leur Groove Combat ressemblant fort à Walk like an egyptian.

Certains morceaux sortiront tout de même du lot, tel le très bon Oh Lord avec un solo de guitare bien sympathique. Leur côté rock brut me plaît donc plus, que la pop mielleuse. Rien à redire non plus sur le professionnalisme des membres du groupe, qui reviendront pour un second rappel jouer à nouveau ce même morceau.

Mon plus grand regret reste que le seul titre du premier album joué l’a été en version électrique. Je n’ai donc pas entendu la facette que je préfère de ce groupe, c’est à dire en unplugged. Peut être auront ils la bonne idée de mêler les 2 styles lors de leurs prochains concerts.
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Bonus vidéo :
et une petite de Hey Hey My My : là

Narrow Terrence ouvre les hostilités dans son style caractéristique. Mélange de rock alternatif et de musique western faisant parfois penser à ce qu’on peut entendre dans les films de série Z, nos compères s’en donnent à cœur joie. Ils alternent les titres de leurs 2 albums. Les compos sont très bien travaillées et reproduites à merveille sur scène. Le chant du leader, fait immanquablement penser à celui de Deus ou même à l’immense Tom Waits quand il se fait grave et guttural.

Les ambiances glauques à souhait se succèdent. Les blagues du bassiste, pince sans rire, détendent l’atmosphère et rendent le combo attachant. Il nous gratifie d’ailleurs de jolis duos avec son frère et prend même parfois le micro en solitaire. On sent les compères tous à leur affaire et prendre un malin plaisir à faire traîner certains morceaux en longueur.

L’entêtant Weakness of the sheep est un joli morceau carnavalesque à la Burton et Bottom Bitch, avec ses changements de rythmes incessants est un pur régal. Le chanteur se retrouve d’ailleurs derrière les fûts sur ce morceau allumé, de même que les instruments passeront régulièrement de mains en mains. Durant 1 heure ¼, la qualité et la noirceur seront au rendez vous.

Cela n’est pas des plus gais, mais tant dans les morceaux lents et mélancoliques que dans les passages plus lourds et énervés, on se régale. Un seul reproche peut cependant être adressé au groupe. Il concerne l’ordre choisi pour jouer ses compositions. Une montée en puissance progressive aurait sans doute été encore plus efficace qu’une alternance de "balades" et titres embrasés/enfumés.

La tension retombe donc parfois et m’oblige à me concentrer pour ne pas perdre le fil du concert. Cela reste, malgré tout, un très bonne prestation, close d’ailleurs de fort belle manière avec la reprise du mythique Piggy de Nine Inch Nails.

Les Bordelais de Hey Hey My My font ensuite leur entrée pour un set sensiblement plus court, d’une petite heure. Ils ont choisi de porter leur dernier album sorti cette année sur scène. Cet opus est un changement notable de direction artistique après un excellent premier album folk, puisque l’électricité y est omniprésente.

C’est donc très tonique et bon enfant. Les mélodies et harmonies vocales entre les 2 guitaristes sont bien léchées. Cela dit, malgré le 12e degré assumé dans l’attitude, je n’accroche pas plus que ça. Je trouve ça trop facile, trop pop, et pas celle que j’aime.

Bien que fan de Weezer, autre college group, auquel on pense parfois, je ne suis pas emballé, je trouve qu’il manque quelque chose. Les titres plus dansants à la Phoenix me laissent également indifférents, de même que leur Groove Combat ressemblant fort à Walk like an egyptian.

Certains morceaux sortiront tout de même du lot, tel le très bon Oh Lord avec un solo de guitare bien sympathique. Leur côté rock brut me plaît donc plus, que la pop mielleuse. Rien à redire non plus sur le professionnalisme des membres du groupe, qui reviendront pour un second rappel jouer à nouveau ce même morceau.

Mon plus grand regret reste que le seul titre du premier album joué l’a été en version électrique. Je n’ai donc pas entendu la facette que je préfère de ce groupe, c’est à dire en unplugged. Peut être auront ils la bonne idée de mêler les 2 styles lors de leurs prochains concerts.
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Signature : cabaskle 21/10/2010
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Photographe : pirlouiiiit
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le 05 octobre 2007 - Cabaret Aleatoire, Friche Belle de Mai - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 24 août 2007 - Parc de Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)


le 11 février 2011 - Le Poste à Galène, Marseille (par Philippe)


le 23 juillet 2010 - theatre de verdure de la rebutte - Barbentane (par Stephane Sarpaux)
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