Critique de concert Nasser + Success
UNE ESCALE À SUCCÈS…
Vendredi 5 Novembre, l’air est froid, le ciel noir, le brouillard nous accompagne sur l’autoroute direction Aubagne. L’heure a changé, faudra s’y faire : plongée progressive dans l’hiver et le retour au travail, l’ordre, la nécessité… Bref, je m’égare, tout ça pour dire combien les découvertes musicales de la soirée et l’ambiance du lieu viendront en contrepoint à cette sensation de chute.
Rien ne laisse au départ présumer de l’atmosphère bouillonnante qui s’amorcera avec l’arrivée du premier groupe. Chacun boit sa bière peinard et l’accueil chaleureux de l’Escale, qui pourrait sembler à certains marseillo-marseillais, un peu loin, ne dissipe pas encore le froid aux doigts et à l’âme. On attend de voir… D’entendre.
Lorsque les trois garçons de NASSER débarquent, cravate noire sur chemise blanche ou l’inverse pour l’un, cheveux gominés, code sobre presque jazzy, les présents se resserrent, la salle est pleine, prête à, chaleureuse. Le trio s’installe juste derrière et autour du grand rectangle noir sur lequel figure les six lettres lumineuses du groupe qui posent une présence sans ambages ni fausse pudeur. Dès le premier morceau le "la" est donné : ça pulse sous la dictée du DJ, placé au milieu, un peu en surplomb, et ça suit côté batterie/chant, à droite, et guitare électrique à gauche. Et c’est immédiat, le canevas electro-techno, renforcé par la batterie, impulse des beats qui s’infiltrent et anime ce qui finalement n’était pas éteint à l’intérieur. Tous se mettent à balancer, à pulser ou à pogoter sur place, le sourire vient immanquablement aux lèvres, on se dit qu’on resterait bien là toute la nuit à tintinabuler ainsi…
Les titres s’enchaînent assez rapidement, de format plutôt court , et les trois jazzy cachent bien leur jeu. Nico ( on l’apprendra plus tard après un passage sur la toile, curieuse d’en savoir plus sur ce groupe local qui détonne ) à la voix et à la batterie ( plutôt rare, ça crée un effet intéressant de "décentrage" du groupe et brouille les pistes habituelles du leader chanteur guitariste en devant de scène…) pose des mélodies par-dessus l’orchestration hybride réussie. Certains disent electro-punk, d’autres rock je ne sais quoi, dans l’ensemble on est dans une belle combinaison de rythmes, de sons ( avec le "moog" piloté par le guitariste ( Simon) et de chants. Des morceaux des albums Nasser #1 et Nasser #2 , se font suite avec une énergie impressionnante. "Ghb", "Come on" qui met la salle en ébullition. La présence scénique, la générosité des artistes cautérisent toutes les plaies, on est tous à fond. Ceux qui les avaient déjà "vécu", à Marsatac notamment, avaient raison : A VOIR ABSOLUMENT on stage !
Le premier round se termine, on est tous en nage et la pause requinque pour mieux repartir avec les suivants qui poursuivront en beauté ce chemin ouvert sur le bonheur des dance-floor hypnotiques…
En effet, le groupe rennais SUCCESS prend le relais avec force magnétisme. La dramatisation, le jeu et la mise en scène sont efficaces, la magie opère avec l’entrée en grandes pompes huilées des trois musiciens et du chanteur. Comme un clin d’œil à l’atmosphère Cabaret ( du film de Bob Fosse), le "Mystère Eleganz", comme se fait appeler le chanteur, campe un personnage burlesque sur-vitaminé qui chauffe, chauffe, chauffe toutes et tous. Le jeu sur le second degré et les contorsions autour du micro happent irrémédiablement et le regard et le corps.
Suivant le rythme des batteries ( il y en a deux, martelées par deux batteurs superbes de présence et de joie de vivre), et la mélodie, on ondule, rit, saute, frappe dans ses mains, on devient tous survoltés tant la performance des quatre est enthousiaste et palpitante. Là-aussi on comprend qu’il n’est pas "Hard to come back" ( titre d’une chanson) pour ceux-là qui jouent avec le succès et dont le secret est évidemment la scène. Des passages voisinant avec le rockabilly, d’autres avec les vieux Pulp, le tout s’enflammant lorsque deux chanteurs se répondent. Les décibels, figurant sur le petit tableau de l’Escale, grimpent autant que la température qui oblige ( on attendait cela depuis le début…) progressivement le dandy Eleganz à s’effeuiller avec grâce et humour. Après s’être frotté au public dès les premiers moments ( belle descente aux enfers de ce Dom Juan au milieu de la salle haranguant des spectateurs sous le charme ), il termine torse nu à s’arracher les poils de son torse bombé pour les balancer à la foule amusée. Le spectacle est total et chaque musicien joue son rôle à fond, c’est un plaisir. Entre electro, pop, spectacle et rock crooner, on conseillera vivement d’aller valser avec ce groupe d’élégants musiciens.
Il n’en reste pas moins une question à l’issue de cette soirée : qu’ont ces nouveaux groupes français, créatifs et novateurs, à snober le français ? On aurait apprécié un ou deux textes en français, juste pour voir ce que cette langue donnerait dans ces beaux mélanges de genres.
Vendredi 5 Novembre, l’air est froid, le ciel noir, le brouillard nous accompagne sur l’autoroute direction Aubagne. L’heure a changé, faudra s’y faire : plongée progressive dans l’hiver et le retour au travail, l’ordre, la nécessité… Bref, je m’égare, tout ça pour dire combien les découvertes musicales de la soirée et l’ambiance du lieu viendront en contrepoint à cette sensation de chute.
Rien ne laisse au départ présumer de l’atmosphère bouillonnante qui s’amorcera avec l’arrivée du premier groupe. Chacun boit sa bière peinard et l’accueil chaleureux de l’Escale, qui pourrait sembler à certains marseillo-marseillais, un peu loin, ne dissipe pas encore le froid aux doigts et à l’âme. On attend de voir… D’entendre.
Lorsque les trois garçons de NASSER débarquent, cravate noire sur chemise blanche ou l’inverse pour l’un, cheveux gominés, code sobre presque jazzy, les présents se resserrent, la salle est pleine, prête à, chaleureuse. Le trio s’installe juste derrière et autour du grand rectangle noir sur lequel figure les six lettres lumineuses du groupe qui posent une présence sans ambages ni fausse pudeur. Dès le premier morceau le "la" est donné : ça pulse sous la dictée du DJ, placé au milieu, un peu en surplomb, et ça suit côté batterie/chant, à droite, et guitare électrique à gauche. Et c’est immédiat, le canevas electro-techno, renforcé par la batterie, impulse des beats qui s’infiltrent et anime ce qui finalement n’était pas éteint à l’intérieur. Tous se mettent à balancer, à pulser ou à pogoter sur place, le sourire vient immanquablement aux lèvres, on se dit qu’on resterait bien là toute la nuit à tintinabuler ainsi…
Les titres s’enchaînent assez rapidement, de format plutôt court , et les trois jazzy cachent bien leur jeu. Nico ( on l’apprendra plus tard après un passage sur la toile, curieuse d’en savoir plus sur ce groupe local qui détonne ) à la voix et à la batterie ( plutôt rare, ça crée un effet intéressant de "décentrage" du groupe et brouille les pistes habituelles du leader chanteur guitariste en devant de scène…) pose des mélodies par-dessus l’orchestration hybride réussie. Certains disent electro-punk, d’autres rock je ne sais quoi, dans l’ensemble on est dans une belle combinaison de rythmes, de sons ( avec le "moog" piloté par le guitariste ( Simon) et de chants. Des morceaux des albums Nasser #1 et Nasser #2 , se font suite avec une énergie impressionnante. "Ghb", "Come on" qui met la salle en ébullition. La présence scénique, la générosité des artistes cautérisent toutes les plaies, on est tous à fond. Ceux qui les avaient déjà "vécu", à Marsatac notamment, avaient raison : A VOIR ABSOLUMENT on stage !
Le premier round se termine, on est tous en nage et la pause requinque pour mieux repartir avec les suivants qui poursuivront en beauté ce chemin ouvert sur le bonheur des dance-floor hypnotiques…
En effet, le groupe rennais SUCCESS prend le relais avec force magnétisme. La dramatisation, le jeu et la mise en scène sont efficaces, la magie opère avec l’entrée en grandes pompes huilées des trois musiciens et du chanteur. Comme un clin d’œil à l’atmosphère Cabaret ( du film de Bob Fosse), le "Mystère Eleganz", comme se fait appeler le chanteur, campe un personnage burlesque sur-vitaminé qui chauffe, chauffe, chauffe toutes et tous. Le jeu sur le second degré et les contorsions autour du micro happent irrémédiablement et le regard et le corps.
Suivant le rythme des batteries ( il y en a deux, martelées par deux batteurs superbes de présence et de joie de vivre), et la mélodie, on ondule, rit, saute, frappe dans ses mains, on devient tous survoltés tant la performance des quatre est enthousiaste et palpitante. Là-aussi on comprend qu’il n’est pas "Hard to come back" ( titre d’une chanson) pour ceux-là qui jouent avec le succès et dont le secret est évidemment la scène. Des passages voisinant avec le rockabilly, d’autres avec les vieux Pulp, le tout s’enflammant lorsque deux chanteurs se répondent. Les décibels, figurant sur le petit tableau de l’Escale, grimpent autant que la température qui oblige ( on attendait cela depuis le début…) progressivement le dandy Eleganz à s’effeuiller avec grâce et humour. Après s’être frotté au public dès les premiers moments ( belle descente aux enfers de ce Dom Juan au milieu de la salle haranguant des spectateurs sous le charme ), il termine torse nu à s’arracher les poils de son torse bombé pour les balancer à la foule amusée. Le spectacle est total et chaque musicien joue son rôle à fond, c’est un plaisir. Entre electro, pop, spectacle et rock crooner, on conseillera vivement d’aller valser avec ce groupe d’élégants musiciens.
Il n’en reste pas moins une question à l’issue de cette soirée : qu’ont ces nouveaux groupes français, créatifs et novateurs, à snober le français ? On aurait apprécié un ou deux textes en français, juste pour voir ce que cette langue donnerait dans ces beaux mélanges de genres.
Signature : delphine d
le 09/11/2010
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le 09/11/2010
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Photographe : mkhelif
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le 14 mai 2011 - Cours Julien, Marseille (par Pirlouiiiit)


le 25 septembre 2010 - Friche Belle de Mai, Marseille (par Philippe)


le 26 Septembre 2009 - Dock des suds, Marseille (par Sami)

le 5 Décembre 2008 - Transmusicales de Rennes (par Roohakim)


le 22 octobre 2011 - Dock des Suds - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 22 avril 2011 - Le Phénix et le 22 d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)


le 26 mars 2011 - Espace Julien - Marseille (par roul)


le 25 septembre 2010 - Friche Belle de Mai, Marseille (par Philippe)
L'Escale - Aubagne

le 29 janvier 2011 - L'Escale - MJC Aubagne / Aubagne (par the Vaccuopilot)
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