Première partie rien à dire Nnecra Packe (qui vient je le rappelle de sortir son premier album chez Musea label qui fait beaucoup de progressif mais donc pas que) a été impeccable.
D’ailleurs si j’étais là ce soir c’était surtout pour eux (passé pendant les balances, je n’ai pas pu résister à l’envie de revenir pour le concert). Après de nombreux concerts à la Machine à Coudre, c’était je crois une des premières fois qu’il faisaient un concert dans une salle pareille (niveau son, lumière et taille). Deux guitaristes, un batteur, un bassiste et un sampliste.
Ils rivalisaient d’originalité par leurs coupes de cheveux imposantes. Toujours beaucoup de noirceur dans leur rock noise psyche expérimental. De très beaux et longs morceaux instrumentaux qu’on aimerait peut être parfois voir exploser plus vite ou plus souvent. Un saupoudré de disco qui m’a particulièrement plu. Celui où ils cris où la voix était peut être un peu trop en arrière.

En tout cas se dégagent de leur concerts, tout comme de leurs disques un atmosphère inquiétante que l’on a vite fait de relativiser quand on voit le décor : porte manteau chien et espèce de renard à casquette et lunettes de soleil et leur attitude sur scène (déconnade discrète entre eux). Vraiment Nnecra Packe s’écoute avec plaisir (et bouchons pour les oreilles sensibles) et donne envie de remuer.
Puis vint le tour de Oxbow dont je n’avais jamais entendu parler mais qui a quand même réussi à faire venir une cinquantaine de personnes un mardi soir au Poste à Galène.
Je dois avouer que j’ai été assez surpris lorsque après une courte intro des trois musiciens sur scène j’ai vu débarquer une baraque noire tatoué, chaussures de villes, pantalon à pinces, chemises blanches recouvrant un marcel, oreilles couvertes de gros scotch noir, à la démarche on en peu plus étrange : genre titubant en arrière.
Ajoutez à cela des grimaces pas possibles : il retrousse et cache sa lèvre supèrieure contre mes dents tout en faisant les gros yeux, et en (se) crachant (dessus la plupart du temps). Le fait qu’il ne cesse de tripoter un espèce de couteau, ou de se malaxer le sexe, n’était pas là non plus pour me rassurer. Cela explique que je 'nai pas pris de photos avec flash, ni pris le temps de le viser trop longtemps.
Bref sinon sur une musique plutôt noise hardcore expérimentale, il gémit, chante, cri (à la JSBX mais en beaucoup moins rock n’ roll). Je dois avoué que je n'ai pas triop accroché en aprtie à cause de son côté mauvais garçon. J’ai oublié de préciser qu’il a commencé le concert en foutant par terre les deux retours et le pied de micro.
En dehors de se déshabiller progressivement (va-t-il aller jusqu’au bout ?) il s’est quand même adressé une première au public (où il a paru étonnement gentil et normal : « are you having a good time ? because it’s over now we’re going to give you a bad time ») ;
le moment fort du concert fut quand le chanteur, à ce stade en slip kangourou blanc, chemise blanche ouverte et souliers vernis, après nous avoir regardé comme tout le temps d’un air à la fois méchant et possédé a dit « nous avons aussi des disques et de T-shirts à vendre à la fin du concert ». Je suis parti au rappel, avec une impression assez mitigée.

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