Ma première expérience Klezmer avec Yom ayant été une réussite, je suis prêt à aller faire un tour au Kleziane Bazaar de Nomadeus.
C’est la Cité de la Musique qui fait office de taverne perdue au milieu d’un marché oriental, lieu de rencontres, lieu de bonheur. Devant un public transgénérationnel, la soirée commence joyeusement avec un air festif où les deux clarinettes (la basse de Cédric et la "platine" de Philippe) nous font regretter d’être assis. Un train, l’Occi-Orient Express nous fait changer d’univers et la clarinette de Philippe se klezmerise pour un très joli final du trajet suivant.
Suit une pièce très variée où violon tzigane (Frédéric) et accordéon (Sylvain) s’ajoutent aux clarinettes pour un résultat aussi harmonieux qu’enlevé, rythmé par les percussions de Nano, qui restera le point culminant de la soirée. Philippe et Cédric posent quelquefois leur clarinette. Ainsi sur Aidoudi, joli chant à 3 voix où le violon et l’accordéon ajoutent une touche de douceur.
Les transitions sont des invitations au voyage (après le train, l’océan), des notes d’humour : "Sachez-le, même les rabbins se moquent d’eux-mêmes… un premier pas vers la sagesse ?" ou de poésie "Dansez et vous monterez peut-être jusqu’au ciel."
Violon tzigane et clarinette klezmer ne sont pas les seules couleurs de leur palette. La variété est grande. En voici quelques exemples : chants en yiddish, messages de paix ("Coule petite goutte sur le front d’un enfant"), douce chanson dédiée aux mamans. Une vieille voix enregistrée raconte une comptine en VO et déclenche quelques rires dans la salle.
Puis Frédéric sort un étrange instrument, un violon roumain, dont le pavillon donne une teinte cuivrée aux cordes.
L’immersion dans cette parcelle d’orient est telle qu’il est difficile de distinguer les compositions originales (7 sur leur dernier disque Klezian Bazaar) des arrangements de morceaux folkloriques.
Pour le rappel, Cédric nous apprend une chansonnette aussi entraînante que ses paroles sont basiques (Ya Daï Daï) et la Cité tout entière se mue en bazar, tape des mains, chante à tue-tête.
Un texte (Ne crois pas) du premier poète ayant écrit en yiddish clôture la soirée. Les clarinettes puis le violon et enfin l’accordéon semblent nous donner rendez-vous pour une nouvelle aventure aux parfums d’Orient.
"Une vieille voix enregistrée raconte une comptine en VO et déclenche quelques rires dans la salle."
c'est ma grand mère!
Hommage et mille pensées d'amour.
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