Critique de concert Nuit dHiver : Jean-Pierre Drouet & Vinko Globokar + The Room

Quand je débarque à Montévidéo pour leur festival Nuit d'Hiver, j'ai toujours un peu d'appréhension, car musique expérimentale et improvisée, ça fait quand même toujours peur au vieux punk conservateur que je suis.
Et quand je déboule à l'étage pour voir un bazar foutraque de divers instruments, outils, gong, je me dis j'aurais du arriver en retard...
Ben en fait non, je me suis régalé !

Deux papys débarquent au milieu de tout ça. Soit Jean-Pierre Drouet monument des musiques improvisées et maître es-détournement d'objets, et Vinko Globokar, jazzeux slovène et vrai punk anti-conformiste. D'entrée leur complicité est évidente et même si je redoute les sonorités répétitive du trombone et les clochettes secouées, très vite Jean-Pierre Drouet se lance dans des gazouillis d'oiseaux et des phrases absurdes, tandis que Vinko Globokar commence à racler son trombone par terre, comme ça, pour voir ce que ça fait, pour s'amuser, et déclencher un sourire hilare à son complice du soir.

Parce que, ne nous y trompons pas, ce soir on a en face de nous deux grands enfants. Le plaisir est un moteur évident de ces géniaux touche-à-tout, et c'est irrésistiblement communicatif. Ludique, leur set l'es assurément, mais il y aura aussi des moments musicalement bloquant, comme quand Jean-Pierre Drouet frotte divers ustensiles sur une table amplifiée, bol en fer, boule, louche qui oscille, tout cela donnera une ambiance envoutante, soulignée par des rythmes lancinants du trombone.

Bien évidement cela ne leur suffira pas, Vinko Globokar se saisira d'un shilom géant / cor des Alpes mais non pas d'une manière classique mais en murmurant des phrases dedans, frotter un bout de bois sur le cor, le délaissera pour divers entonnoirs cuivrés pour revenir à son saxophone avec lequel il martèlera le parquet de la salle... Tandis que Jean-Pierre Drouet s'amusera à la batterie, en sortant des sons "presque" classiquement jazz, avant de repartir vers d'autres contrées aventureuses à base d'outils divers (dont une théière...).
Au final, un moment totalement jouissif, de vraie poésie anti-conformiste et ludique. Chapeau bas, messieurs !
The Room, c'est la rencontre entre Sophie Gonthier, aka Anything Maria, dont la musique viscérale a littéralement envoûté une partie de Live In Marseille, et Jean-Marc Montera, "pape" de la guitare improvisée et taulier du lieu.
Direction donc, la salle du bas où le set est prévu en configuration assise pour le public, groumph, autant cela se prêtait bien au set précédent, autant là c'est moins à propos. Bon, bondissant tel le Pinguin des Steppes vers sa proie, je resterais guère longtemps sur une chaise, mais cette configuration laissera un côté "guindé" au set, accentué par un public bien sage.

Quand on rentre, les deux lascars tripatouillent leurs pédales et diverses machines, puis Sophie entame un morceau, guitare / voix tandis que Jean-Marc Montera continue à bidouiller, installant une ambiance folk / noise.
Puis, il saisit sa guitare pour nous servir un jeu toujours aussi hallucinant. Peu expérimental dissonant cette fois, mais des sonorités de l'espace obtenue avec divers ustensiles mais surtout un toucher de mutant.
Etrangement, je serais moins touché par la relecture des morceaux d'Anything Maria, surement parce que ce qui me touche dans ceux-ci, c'est le côté viscéral à fleur de peau et que je les trouve trop travaillés sous cette nouvelle mouture.
Par contre, je tombe sous le charme des morceaux où Jean-Marc Montera se saisit d'un guitare acoustique et où Sophie délaisse la sienne pour se concentrer sur le chant. Sa voix change, se fait moins écorchée, plus éthérée. Deux très beaux morceaux.
De même sur un morceau plus noise, où les mains de Jean-Marc Montera se tordent sur le manche avant qu'il fasse sonner ses cordes avec un morceau de métal, tandis que Sophie par dans une montée obsessionnelle.

Une demi-heure c'est bien court pour entrer dans cet univers, un peu frustré donc quand cela se termine et surtout pressé de les revoir avec de nouvelles compositions.
Plus de photos par Pirlouiiiit a> en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Jean Pierre Drouet & Vinko Globokar : là center>
Et quand je déboule à l'étage pour voir un bazar foutraque de divers instruments, outils, gong, je me dis j'aurais du arriver en retard...
Ben en fait non, je me suis régalé !

Deux papys débarquent au milieu de tout ça. Soit Jean-Pierre Drouet monument des musiques improvisées et maître es-détournement d'objets, et Vinko Globokar, jazzeux slovène et vrai punk anti-conformiste. D'entrée leur complicité est évidente et même si je redoute les sonorités répétitive du trombone et les clochettes secouées, très vite Jean-Pierre Drouet se lance dans des gazouillis d'oiseaux et des phrases absurdes, tandis que Vinko Globokar commence à racler son trombone par terre, comme ça, pour voir ce que ça fait, pour s'amuser, et déclencher un sourire hilare à son complice du soir.

Parce que, ne nous y trompons pas, ce soir on a en face de nous deux grands enfants. Le plaisir est un moteur évident de ces géniaux touche-à-tout, et c'est irrésistiblement communicatif. Ludique, leur set l'es assurément, mais il y aura aussi des moments musicalement bloquant, comme quand Jean-Pierre Drouet frotte divers ustensiles sur une table amplifiée, bol en fer, boule, louche qui oscille, tout cela donnera une ambiance envoutante, soulignée par des rythmes lancinants du trombone.

Bien évidement cela ne leur suffira pas, Vinko Globokar se saisira d'un shilom géant / cor des Alpes mais non pas d'une manière classique mais en murmurant des phrases dedans, frotter un bout de bois sur le cor, le délaissera pour divers entonnoirs cuivrés pour revenir à son saxophone avec lequel il martèlera le parquet de la salle... Tandis que Jean-Pierre Drouet s'amusera à la batterie, en sortant des sons "presque" classiquement jazz, avant de repartir vers d'autres contrées aventureuses à base d'outils divers (dont une théière...).
Au final, un moment totalement jouissif, de vraie poésie anti-conformiste et ludique. Chapeau bas, messieurs !
The Room, c'est la rencontre entre Sophie Gonthier, aka Anything Maria, dont la musique viscérale a littéralement envoûté une partie de Live In Marseille, et Jean-Marc Montera, "pape" de la guitare improvisée et taulier du lieu.
Direction donc, la salle du bas où le set est prévu en configuration assise pour le public, groumph, autant cela se prêtait bien au set précédent, autant là c'est moins à propos. Bon, bondissant tel le Pinguin des Steppes vers sa proie, je resterais guère longtemps sur une chaise, mais cette configuration laissera un côté "guindé" au set, accentué par un public bien sage.

Quand on rentre, les deux lascars tripatouillent leurs pédales et diverses machines, puis Sophie entame un morceau, guitare / voix tandis que Jean-Marc Montera continue à bidouiller, installant une ambiance folk / noise.
Puis, il saisit sa guitare pour nous servir un jeu toujours aussi hallucinant. Peu expérimental dissonant cette fois, mais des sonorités de l'espace obtenue avec divers ustensiles mais surtout un toucher de mutant.
Etrangement, je serais moins touché par la relecture des morceaux d'Anything Maria, surement parce que ce qui me touche dans ceux-ci, c'est le côté viscéral à fleur de peau et que je les trouve trop travaillés sous cette nouvelle mouture.
Par contre, je tombe sous le charme des morceaux où Jean-Marc Montera se saisit d'un guitare acoustique et où Sophie délaisse la sienne pour se concentrer sur le chant. Sa voix change, se fait moins écorchée, plus éthérée. Deux très beaux morceaux.
De même sur un morceau plus noise, où les mains de Jean-Marc Montera se tordent sur le manche avant qu'il fasse sonner ses cordes avec un morceau de métal, tandis que Sophie par dans une montée obsessionnelle.

Une demi-heure c'est bien court pour entrer dans cet univers, un peu frustré donc quand cela se termine et surtout pressé de les revoir avec de nouvelles compositions.
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Signature : mystic punk pinguinle 20/12/2008
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Photographe : pirlouiiiit
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>> Réponse (le 22/12/2008 par Pirlouiiiit)

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le 20 décembre 2011 - Espace Montévidéo - Marseille (par Pirlouiiiit)


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le 17 décembre 2008 - Montévidéo - Marseille (par Senti)

le 23 Février 2012 - Akwaba - Châteauneuf de Gadagne (par Ysabel)

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le 13 novembre 2010 - Portail Coucou - Salon de Provence (par Boby)

le 2 septembre 2008 - Le Paradox, Marseille (par Philippe/ MysticPP)
Montévidéo - Marseille


le 31 Mars 2012 - Espace Montevideo, Marseille (par Sami)


le 20 décembre 2011 - Espace Montévidéo - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 21 juin 2011 - Le Montevideo, & partout à Marseille (par Philippe)
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