Critique de concert Offspring + Shaka Ponk + Kids in glass houses


20h30, sous un soleil de plomb les premiers cris de spectateurs sonnent le début de la récréation pour les Kids. Entre pop électrique et rock paisible, KITGH ne parvient qu’à convaincre les premiers rangs. Si les compositions ne sont pas mauvaises, elles n’ont cependant rien d’extraordinaires. Et ce n’est pas le charisme fantomatique du leader des kids qui rendra le show intéressant… Pour une première partie d’Offspring, Kids aren’t alright…


Donkey kong, tu peux pas test !
Petit singe montant de la scène rock etc française, Shaka Ponk sait s’y pendre avec le public surtout lorsqu’il n’est pas –encore- acquis à sa cause. En remplaçant au dernier moment Simple plan, la tache en plus d’être difficile s’avérait double. Chauffer une arène tiédasse après le passage des Kids in the glass house. Mais surtout redonner le gout de la bonne musique aux aficionados de la bouillie SP. Sans hésitation, missions accomplies.

Une fougue animalière, des riffs galvanisants, et une envie ardente de retourner le public nîmois sont autant de qualités développées par les Shaka durant une –trop- courte heure. Pot pourri musical, chaque titre de Shaka ponk transpire la générosité. Comme si exalter le public depuis la scène ne suffisait pas, c’est rapidement et sur le public que Frah souffle le chaud et le froid dans les arênes. Depuis leur avant dernier album "Bad Porn Movie Trax" beaucoup de choses ont changé à commencer par la place de Samaha Sam dans le groupe. Autre fois choriste timide, elle occupe désormais la première ligne avec un charisme qui ferait rougir Goz, leur mascotte réfugiée sur un écran géant en arrière plan.

Défendant leur dernier rejeton sobrement nommé "The Geeks and the Jerkin' Socks", le talent des SHK PNK explose à la face d’un public incontestablement conquis . Exit Simple Plan et leur pop rock en mousse vite oublié après toutes ces singeries. Belle confirmation pour une partie du public, une grande "surprise pour les autres comme en témoignent les nombreux commentaires sur le facebook du groupe.



Pour sa dernière soirée du savoureux cru 2011, le festival de Nîmes entamait un retour d’une bonne quinzaine d’années dans le passé. Un univers où toi, moi et ta sœur étions déjà des presque rebelles en mousse nourris aux décibels californiens d’Offspring. Un moment de l’espace temps où ce même groupe pouvait porter des fringues d’ado sans être vraiment ridicule. Un instant où la bande de Dexter sortait encore de bons albums... Une époque aussi vite révolue qu’enterrée par le décevant "Rise and Fall, Rage and Grace", le retour sur scène (entamé depuis 2010) ne laissait que dubitatif. Offpsring ne trompe plus personne, pas même ses propres membres qui auront largement choisi de délaisser les nouveaux presque tubes pour un retour aux sources, vital !

Essuyant les plâtres des années, les premiers morceaux du concert ne laissent présager qu’un marasme auditif. Derrière un fatras de sonorités pop rock aseptisées ni l’envie ni la puissance d’antan semblent y être.

Ce sont les clochettes salvatrices d’introduction de "Come Out and Play (Keep 'em Separated)" qui donneront le réel top départ des festivités. Au fil des morceaux Offspring s’offre et offre une cure de jouvence à la bande de joyeux bambins dans la fosse. Ne se risquant que rarement sur de nouvelles pistes au détour d’un "Hit that" bien plus rock que sur l’album.

Finalement, le plus gros risque pour le groupe dans ce concert (hormis celui de se déboiter la hanche ou péter le genou à chaque petit bond) réside dans l'ambiance soporifique des ballades du genre "Kristy, Are You Doing Okay?". Résolument, Offspring n’est pas un groupe qui fait rêver. Du rock, de la sueur et des pogos, une promesse qu’ "Americana" aura vite fait de tenir à moins qu’il ne s’agisse de l’emblématique "Pretty Fly" ou de l’ultime "Self Estem" à base de "la la lala la la lala".

Entre Etre et avoir été… Offspring rappelait qu’il y a 10 ans le groupe s’imposait comme le seigneur de la west coast. Ce soir Offspring était un caesar victorieux dans arènes nîmoises conquises. Espérons que Dex sache s’arrêter avant que le public ne l’arrête. Pas certain que sa voix garde sa fraicheur pendant les 10 prochaines années… Why don’t you get a job ?

Signature : bobyle 05/09/2011
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