Critique de concert Olivia Ruiz + Dernier pro

J'arrive dès le début de la première partie et, Ô suprise, c'est un groupe de rap (étant un grand amateur de ce style, ce n'est pas pour me déplaire a priori) ! Etonnant, non pour une première partie d'Olivia Ruiz ? Du coup, le groupe s'excusait presque d'être ici et on sentait que les 2000-2500 personnes ayant fait le déplacement pour la belle Olivia étaient peu réceptives. Il faut dire que leur rap n'était pas transcendant non plus et même ultra conventionnel pour tout dire. Composé d'un (bon) DJ, du MC principal Dernier pro, et d'un MC pour les back vocaux, le groupe souffre de paroles trop banales sur des sujets bateaux (le racisme, le gouvernement...) et de sons tout aussi peu originaux. Du coup, la méchante tendance de déjà entendu qui gangrène le rap ne manque pas de s'immiscer violemment dans leur set.
Certaines paroles, ridicules, décrédibilisent également le propos. Par exemple, on s'attend à une grosse tuerie lors de l'avant dernier morceau tant les membres du groupe le lancent à grand renfort d'apostrophes au public. Mais, voilà qu'ils osent asséner en refrain - c'est-à-dire bien quatre-cinq fois en quatre minutes (je cite de mémoire, alors ça ne doit pas être tout à fait ça) : 'L'Etat sême la Vendetta, ne reste pas de glace comme un viennetta" ! Oulala, l'Etat tremble déjà !!! A signaler un morceau, plutôt efficace (revendicatif, ça va de soi), sur un sample de "Un jour en France" de Noir Désir.
Dès que les trois artistes sortent de scène un rideau, légèrement transparent, dessiné aux couleurs de la Miss Météores, s'abat en avant-scène. Il servira une quinze minutes plus tard à projeter un court dessin-animé dans l'esprit de Tim Burton. Derrière les premiers accords de "Les crêpes au champignon" résonnent ("Allez rentre ce soir / promis je ne touche plus au poignard" nous chante-t-elle). Le rideau se lève et on comprend tout de suite que le concert sera festif ou ne sera pas !

On découvre que la miss, Olivia Ruiz, est (bien) accompagnée par huit musiciens (dans lesquels, je me plais à reconnaître la mini-fanfare - un trompettiste et un tromboniste - de Dionysos) pour la plupart multi-instrumentistes : guitare, basse, batterie, accordéon, percussions, trombone, trompette, scie musicale... De nombreux instruments vont y passer tout au long du spectacle pour nous offrir une musique métissée et rythmée.
On passe allégement de touches rock au flamenco, à la chanson, à la pop, au hip-hop presque parfois... Olivia chante en Français, Anglais et Espagnol et fait honneur à ses origines ibériques avec une tenue et un déhanchement proche des flamenquistes ! Elle danse quasiment sans arrêt. Seules les douces "Les Météores" (très beau moment d'émotion) et le glauque "Peur du noir" l'arrêtent de bouger ! Même "La femme chocolat", jouée en fin de premier rappel, est supportable (cette chanson a été diffusée jusqu'à l'overdose par un moment).
Elle a l'air très sympathique et chaleureuse ; elle taquine gentiment le public quand elle ne le remercie pas.
Le décor est très joli : fond noir étoilé, des cages d'oiseaux ici ou là, certaines sont suspendues, un miroir rotatif géant, côté jardin, style "Blanche et les sept nains", une balançoire. Cette dernière lui servira pour un final mignon (de deuxième rappel), sur une belle chanson en anglais (que je ne connaissais pas) où la balançoire montera jusqu'à faire disparaître notre chanteuse. Entre temps, tous les tubes et les nouveaux morceaux (sauf l'excellent bonus track de l'album, écrit par Allain Leprest : "Six mètres", dommage) y passent ! "J'aime pas l'amour" et "J'traîne des pieds" sonnent plus rock que jamais ; ce sont de belles versions survitaminées.
Seul véritable bémol, l'univers d'Olivia ruiz est trop léger, trop bonbon, pour me marquer durablement, mais sa musique et sa chaleur m'ont donné envie de sourire et de bouger le temps d'une soirée. C'est tout ce que je lui demandais.
C'est donc un très bon spectacle, très pro, très pêchu, à recommander aux amateurs de l'artiste, évidemment, et à ceux qui aiment la musique festive.
Photo prise par Pirlouiiit à Marseille le 7/11/2009.
Certaines paroles, ridicules, décrédibilisent également le propos. Par exemple, on s'attend à une grosse tuerie lors de l'avant dernier morceau tant les membres du groupe le lancent à grand renfort d'apostrophes au public. Mais, voilà qu'ils osent asséner en refrain - c'est-à-dire bien quatre-cinq fois en quatre minutes (je cite de mémoire, alors ça ne doit pas être tout à fait ça) : 'L'Etat sême la Vendetta, ne reste pas de glace comme un viennetta" ! Oulala, l'Etat tremble déjà !!! A signaler un morceau, plutôt efficace (revendicatif, ça va de soi), sur un sample de "Un jour en France" de Noir Désir.
Dès que les trois artistes sortent de scène un rideau, légèrement transparent, dessiné aux couleurs de la Miss Météores, s'abat en avant-scène. Il servira une quinze minutes plus tard à projeter un court dessin-animé dans l'esprit de Tim Burton. Derrière les premiers accords de "Les crêpes au champignon" résonnent ("Allez rentre ce soir / promis je ne touche plus au poignard" nous chante-t-elle). Le rideau se lève et on comprend tout de suite que le concert sera festif ou ne sera pas !

On découvre que la miss, Olivia Ruiz, est (bien) accompagnée par huit musiciens (dans lesquels, je me plais à reconnaître la mini-fanfare - un trompettiste et un tromboniste - de Dionysos) pour la plupart multi-instrumentistes : guitare, basse, batterie, accordéon, percussions, trombone, trompette, scie musicale... De nombreux instruments vont y passer tout au long du spectacle pour nous offrir une musique métissée et rythmée.
On passe allégement de touches rock au flamenco, à la chanson, à la pop, au hip-hop presque parfois... Olivia chante en Français, Anglais et Espagnol et fait honneur à ses origines ibériques avec une tenue et un déhanchement proche des flamenquistes ! Elle danse quasiment sans arrêt. Seules les douces "Les Météores" (très beau moment d'émotion) et le glauque "Peur du noir" l'arrêtent de bouger ! Même "La femme chocolat", jouée en fin de premier rappel, est supportable (cette chanson a été diffusée jusqu'à l'overdose par un moment).
Elle a l'air très sympathique et chaleureuse ; elle taquine gentiment le public quand elle ne le remercie pas.
Le décor est très joli : fond noir étoilé, des cages d'oiseaux ici ou là, certaines sont suspendues, un miroir rotatif géant, côté jardin, style "Blanche et les sept nains", une balançoire. Cette dernière lui servira pour un final mignon (de deuxième rappel), sur une belle chanson en anglais (que je ne connaissais pas) où la balançoire montera jusqu'à faire disparaître notre chanteuse. Entre temps, tous les tubes et les nouveaux morceaux (sauf l'excellent bonus track de l'album, écrit par Allain Leprest : "Six mètres", dommage) y passent ! "J'aime pas l'amour" et "J'traîne des pieds" sonnent plus rock que jamais ; ce sont de belles versions survitaminées.
Seul véritable bémol, l'univers d'Olivia ruiz est trop léger, trop bonbon, pour me marquer durablement, mais sa musique et sa chaleur m'ont donné envie de sourire et de bouger le temps d'une soirée. C'est tout ce que je lui demandais.
C'est donc un très bon spectacle, très pro, très pêchu, à recommander aux amateurs de l'artiste, évidemment, et à ceux qui aiment la musique festive.
Photo prise par Pirlouiiit à Marseille le 7/11/2009.
Signature : Le poète volant
le 28/11/2009
>> Réponse (le 27/12/2009 par yeti)

Je suis une mamie de 58 ans, j'ai adoré le concert, même la première partie (dernier pro)! > Réagir à cette critique
>> Réponse (le 23/01/2011 par Beu-C) Curieux de savoir ce qu'est un groupe de rap aux paroles non banales pour toi poète volant ??? J'attends juste que tu me répondes pour afficher mon légendaire sourire ironique. J'étais présent ce jour et ai moi même fait une toute autre critique sur une autre magazine. Personnellement j'ai adoré le concert tout comme la première partie et les backstages ;) > Réagir à cette critique

le 5 au 7 aout 2010 - Presqu'ile du crozon (par Lionel Degiovanni)
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Mercredi 30 mai 2012 : 9435 concerts, 20898 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 














