Critique de concert Outch Men Orchestra

Un seul groupe est prévu au programme ce soir au Paradox. Et pourtant, nous avons bien assisté à deux concerts.
Outch Men Orchestra a en effet proposé deux parties bien distinctes.
La première en "petite" formation, les guillemets parce qu’ils sont tout de même 5 sur la scène au départ (2 guitares, violon, batterie, contrebasse) pour un morceau tiré du film Swing. Puis Jean-Philip ‘Pee Wee’ Steverlynck (de Poum Tchack dont au moins trois membres étaient présents ce soir sauf erreur) les rejoint au violon.
C’est entraînant, ça joue des airs archi-connus mais souvent je n’arrive pas à trouver le titre et ça m’éneeeeeeeerve. Des musiciens entrent ou sortent de scène à la fin de chaque morceau. Ils se retrouvent à 7 pour le meilleur moment de la première partie, le thème du Parrain vs le thème de Zorba le Grec avec une impro cocasse des musiciens, le contrebassiste censé arriver pour la fin du morceau étant en train de discuter au bar. Bref, c’est bon enfant, festif, joué avec passion et talent et magnifiquement arrangé.
Le répertoire contient plusieurs morceaux de Stéphane Grappelli dont Pee Wee a dû récupérer un violon tant leurs sonorités sont identiques. Même chose pour les guitares certainement achetées à un vide-grenier de Django Reinhardt.
Quand la première partie se termine et qu’on nous annonce "c’est la pause, on boit un coup et on revient à douze", je crois à un canular.

C’est pourtant le cas. Ils sont bien douze, un peu serrés - mais la scène du Paradox le permet - avec une section cuivres fournie : trompette, bugle, trombone, deux saxos (oui, je sais, les saxos c’est pas des cuivres) et des visages connus : Uli Wolters de Kabbalah, Quentin Leroux de Slapstick, Alexandre Morier (Poum Tchack, Leute)…
Quelques parties sont "améliorables" : sur Cupidon S’En Fout, on dirait une fanfare de village et le chant est raté, sur La Foule, c’est guère mieux.
D’autres sont "sympas" avec des arrangements "originaux" : les deux titres de Gainsbourg (Juke Box et Black Trombone).
Le reste est parfait : Django, Grappelli (encore) et une version de Caravan "hénaurme" avec des soli successifs (cuivres, piano, contrebasse, batterie), une partie de ping pong entre les deux violons, et les cuivres qui ont le dernier mot, comme toujours.
Guillaume, averti de la mort de Michael Jackson par un sms, nous apprend la nouvelle et le groupe improvise l’intro de Billy Jean. Dix minutes plus tard, il apprend celle de Farah Fawcett et il improvise une théorie que je ne répèterai pas ici. Le groupe, lui, n’improvise pas le thème de Drôle de Dames.

La fièvre monte, le public entre en transe et surmotive le groupe. La qualité du spectacle devient exceptionnelle sur les derniers morceaux. Joie communicative des musiciens sur la scène, liesse générale et piste de danse qui s’accroît dans le Paradox.
Outch Men Orchestra n’existe que depuis 6 mois et va devenir très vite un des groupes incontournables de la scène régionale et – espérons-le – planétaire.
Bonus vidéo :
Outch Men Orchestra a en effet proposé deux parties bien distinctes.
La première en "petite" formation, les guillemets parce qu’ils sont tout de même 5 sur la scène au départ (2 guitares, violon, batterie, contrebasse) pour un morceau tiré du film Swing. Puis Jean-Philip ‘Pee Wee’ Steverlynck (de Poum Tchack dont au moins trois membres étaient présents ce soir sauf erreur) les rejoint au violon.
C’est entraînant, ça joue des airs archi-connus mais souvent je n’arrive pas à trouver le titre et ça m’éneeeeeeeerve. Des musiciens entrent ou sortent de scène à la fin de chaque morceau. Ils se retrouvent à 7 pour le meilleur moment de la première partie, le thème du Parrain vs le thème de Zorba le Grec avec une impro cocasse des musiciens, le contrebassiste censé arriver pour la fin du morceau étant en train de discuter au bar. Bref, c’est bon enfant, festif, joué avec passion et talent et magnifiquement arrangé.
Le répertoire contient plusieurs morceaux de Stéphane Grappelli dont Pee Wee a dû récupérer un violon tant leurs sonorités sont identiques. Même chose pour les guitares certainement achetées à un vide-grenier de Django Reinhardt.
Quand la première partie se termine et qu’on nous annonce "c’est la pause, on boit un coup et on revient à douze", je crois à un canular.

C’est pourtant le cas. Ils sont bien douze, un peu serrés - mais la scène du Paradox le permet - avec une section cuivres fournie : trompette, bugle, trombone, deux saxos (oui, je sais, les saxos c’est pas des cuivres) et des visages connus : Uli Wolters de Kabbalah, Quentin Leroux de Slapstick, Alexandre Morier (Poum Tchack, Leute)…
Quelques parties sont "améliorables" : sur Cupidon S’En Fout, on dirait une fanfare de village et le chant est raté, sur La Foule, c’est guère mieux.
D’autres sont "sympas" avec des arrangements "originaux" : les deux titres de Gainsbourg (Juke Box et Black Trombone).
Le reste est parfait : Django, Grappelli (encore) et une version de Caravan "hénaurme" avec des soli successifs (cuivres, piano, contrebasse, batterie), une partie de ping pong entre les deux violons, et les cuivres qui ont le dernier mot, comme toujours.
Guillaume, averti de la mort de Michael Jackson par un sms, nous apprend la nouvelle et le groupe improvise l’intro de Billy Jean. Dix minutes plus tard, il apprend celle de Farah Fawcett et il improvise une théorie que je ne répèterai pas ici. Le groupe, lui, n’improvise pas le thème de Drôle de Dames.

La fièvre monte, le public entre en transe et surmotive le groupe. La qualité du spectacle devient exceptionnelle sur les derniers morceaux. Joie communicative des musiciens sur la scène, liesse générale et piste de danse qui s’accroît dans le Paradox.
Outch Men Orchestra n’existe que depuis 6 mois et va devenir très vite un des groupes incontournables de la scène régionale et – espérons-le – planétaire.
Signature : mcyavellle 28/06/2009
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