Critique de concert Paolo Nutini / Chase & Status / The Streets


Après un passeport oublié, un avion raté, et 20°C de plus, nous voilà enfin à Benicassim, où les festivités vont enfin pouvoir commencer. En ce premier jour, trois têtes d'affiche : The Streets, Paolo Nutini, et Chase & Status. Here we go.
Paolo Nutini
Les avis resteront toujours très mitigés concernant l'italo-écossais qu'est Paolo Nutini. Oui, on aime bien, mais, enfaite on sait pas trop. Il faut dire qu'après ses performances au Paléo Festival et à Rock en Seine, on ne savait plus quoi penser de ce jeune homme, pourtant très talentueux. Alors avec ce round #3, il est bien temps de prendre une décision : ça passe, ou ça casse.
Primo, on ne peut que saluer la (presque) sobriété du garçon. Il tient debout, chante de vive voix, interagit avec le public, et nous joue même These Streets avec une sincérité des plus touchante. On retrouverait presque le timide Paolo de 2006, celui qui nous faisait frissonner avec Last Request, ou Rewind (néanmoins absentes de la setlist).
Les sonorités reggae et swing du second album résume avec perfection notre séjour à Benicassim : il fait beau, chaud, et l'heure est à la fête. Jenny Don't Be Hasty, Alloway Grove, High Hopes ... Le changement de style nous surprendra toujours un peu, mais ces nouvelles chansons,toutes plus joviales les unes que les autres, n'en finiront pas de faire danser le public agité. A noter, deux reprises : la très belle Over And Over de Hot Chip, et Common Truth des Amazorbales. Même si on est fans, Time To Pretend nous manque un peu ...
La voix est en place, sans aucune fausse note, sa bonne humeur se transmet de personne en personne d'une facilité déconcertante, et c'est le sourire aux lèvres que la foule repartira. Ce troisième round m'aura convaincu du talent que Paolo Nutini a. Un troisième album, vite !
The Streets
Sortez les mouchoirs, les Streets tirent leur révérence. Après 10 ans de bons et loyaux services, Mike Skinner a décidé qu'il était temps de prendre sa retraite. A notre plus grand désespoir.
La setlist est un parfait mélange des cinq albums : les classiques sont joués (Let's Push Thing's Forward, Don't Mug Yourself, Blinded By The Lights, The Escapist …), ainsi que plusieurs morceaux du dernier album, Computer & Blues.
La nostalgie se dessine sur les visages, et se laisse entendre dans la voix de Skinner. Celui qui avouait ,il y a quelques semaines, ne pas regretter sa décision d'arrêt, semble néanmoins toujours autant apprécier être entouré de ses musiciens, et nous faire partager sa musique. Une musique qui aura profondément marquée nos années 2000.
Everything Is Borrowed aura réussi à nous mettre la larme à l'oeil, tandis que Fit But You Know It et Going Through Hell viendront mettre un terme au concert, et enterrer un peu plus The Streets.
Ce second concert sera certainement le plus mélancolique du festival. Et entendre la foule chanter en coeur les plus grands tubes de The Streets sera une des plus belles choses vécues lors de ce festival.
Chase & Status
Le dernier concert du jour sera Chase & Status. Vu de l'extérieur, ça intimide un peu : mélange incertain entre dubstep, drum'n'bass, et breakbeat dont tous les anglais sont pourtant fans. Et comme Blind Faith a pris possession de mon esprit depuis un bon mois, direction la scène FiberFib, pour voir ce que le duo Londonien a à nous offrir en live.
No Problem ouvre la marche. Il ne faudra évidemment que quelques secondes pour que la foule se transforme en samovar vivante. On perdra nos jambes, nos voix, nos oreilles, et le jeune homme à côté de moi perdra même son arcade. Qu'on se le dise, oui, les pogos c'est fun, mais c'est aussi dangereux.
Les tubes défilent : Flashing Lights, Pieces and co., tous connus par coeur par un public majoritairement britannique.
J'avoue avoir eu peur à plusieurs reprises. Disons que le t-shirt taché de sang de mon voisin me fait me poser quelques questions : suis-je vraiment à un concert? Oui, mais un concert de Chase & Status. C'est violent, fougueux, et surtout, indomptable. Ne fermez surtout pas les yeux; Dieu seul sait où vous pourriez vous retrouver.
Liam Bailey viendra rejoindre les deux garçons pour la fameuse Blind Faith (première chanson du rappel). Evidemment chantés à tue-tête, on peinera presque à entendre sa voix. Mais aucune plainte puisque Liam lui-même nous demandera de 'fucking make some noise'. Fallait pas le demander deux fois.
Au final, on a l'agréable sensation d'avoir sué pour une bonne raison. On en redemanderait presque d'ailleurs.
Signature : johannagiudicele 31/07/2011
Envoyer un message à johannagiudice
Voir toutes les critiques de concert rédigées par johannagiudice

le 27 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Fredc)

le 27 août 2011 - Domaine National de Saint-Cloud (par Pierre Andrieu)

le 26 juillet 2004 - Grange du château de Sédières (19) (par Pierre Andrieu)

le 4, 5, 6 juillet 2003 - Belfort (90) (par Pierre Andrieu)

le 28 Aout 2010 - Domaine national de Saint Cloud (par Lebonair)

le 23 Juillet 2010 - Paléo Festival, Nyon (CH) (par Lionel Degiovanni)

le 4 août 2002 - Escenario Verde, Benicàssim (Espagne) (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation

















