Critique de concert Paris + Markovo (Live Band)

Sympathique concert en ce vendredi soir un peu frais, où l'on est surtout venu rendre une visite de politesse à Nicolas Ker, chanteur un poil lunatique/blasé de Poni Hoax, ce soir dans un autre groupe à lui qui serait, semble-t-il, antérieur au fumant groupe d'électro-pop française de haut vol dont les prestations nous rendent régulièrement dingues (par exemple, la dernière fois il y a pile 8 mois).

En première partie, Markovo dont on craint un peu la prestation live : sur son premier disque c'était beau mais assez anesthésiant dans l'ensemble. Bonne idée, le compositeur Bernard Audibert-Mercurin est ce soir venu dans une nouvelle configuration appelée Markovo Live Band, qui dynamite assez largement l'aspect languide dont on avait le souvenir. Les musiciens ne sont certes pas particulièrement expansifs, à l'exception du batteur (casqué) qui tape avec une belle régularité de boite-à-rythme branchée sur 220 volts. Mais on ne s'endort pas du tout !

Au contraire, au fil de chansons rock ou disco, instrumentales mais à tendance cinématographiques, on passe même un bon moment. Poussant les potards jusque dans le krautrock sombre (dans le style de Romain Turzi), dans l'électro-rock (on pense à Poni Hoax, encore), Markovo Live Band peut aussi oser le revival 80's sans trop de casse : un titre dont l'intro rappelle World in my Eyes de Depeche Mode, s'avère même particulièrement réussi.

Un autre titre nous fait faire la comparaison suivante : on dirait du Jean-Michel Jarre joué par un groupe de rock ; là-encore rien de péjoratif, des grandes mélodies jouées par un bon groupe, c'est plutôt cool de la part d'un avant-groupe dont on craignait surtout qu'il nous ennuye... On leur pardonnera donc volontiers un petit rappel de trop, peut-être dû à notre fatigue de trentenaires ayant eu du mal à ressortir un vendredi soir après le boulot et une douche !

Du deuxième groupe Paris, on reconnait d'abord la voix bien-aimée du chanteur (dont on sait qu'elle peut horripiler aussi, mais pas nous !), soutenu à fond par un petit gang de demoiselles très allumées (un soutien-gorge vole dès l'introduction mais, après enquête, il semble que ce soit celui de la copine du frontman). Musicalement toutefois, on est un poil en dessous de son autre groupe, notamment parce qu'il manque cruellement l'énergie d'une vraie batterie, remplacée ici par un satané Macintosh. Mais aussi parce que les compositions sont moins marquantes.

Pour autant il y a quand même de bons titres, par exemple une balade dark pop, mais aussi du (je cite mon amie) "punk électro allemand des années 80" (on entendra d'ailleurs à la fin du concert l'Eisbär de Grauzöne, clairement dans le même registre). On pense aussi à New Order dans les meilleurs moments, avec un titre qui fait I'm coming Home, où les stroboscopes achèvent de recréer une petite ambiance "Haçienda" lancinante : on se croit quelques instants revenus dans 24 Hour Party People !

Le final sur In Crowded Subways, extrait du récent EP, puis un rappel sur un titre cool à connotation clairement indus, déjà joué plus tôt, termine proprement un concert où l'on a quand senti une implication limitée du chanteur, et peut-être aussi du groupe lui-même : l'ensemble manquait d'un petit grain de folie, en somme. A croire que c'était vendredi soir pour tout le monde ? Enfin bon, pas de panique, Poni Hoax revient en mars à Marseille...

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Bonus vidéo :
et une petite de Paris ici

En première partie, Markovo dont on craint un peu la prestation live : sur son premier disque c'était beau mais assez anesthésiant dans l'ensemble. Bonne idée, le compositeur Bernard Audibert-Mercurin est ce soir venu dans une nouvelle configuration appelée Markovo Live Band, qui dynamite assez largement l'aspect languide dont on avait le souvenir. Les musiciens ne sont certes pas particulièrement expansifs, à l'exception du batteur (casqué) qui tape avec une belle régularité de boite-à-rythme branchée sur 220 volts. Mais on ne s'endort pas du tout !

Au contraire, au fil de chansons rock ou disco, instrumentales mais à tendance cinématographiques, on passe même un bon moment. Poussant les potards jusque dans le krautrock sombre (dans le style de Romain Turzi), dans l'électro-rock (on pense à Poni Hoax, encore), Markovo Live Band peut aussi oser le revival 80's sans trop de casse : un titre dont l'intro rappelle World in my Eyes de Depeche Mode, s'avère même particulièrement réussi.

Un autre titre nous fait faire la comparaison suivante : on dirait du Jean-Michel Jarre joué par un groupe de rock ; là-encore rien de péjoratif, des grandes mélodies jouées par un bon groupe, c'est plutôt cool de la part d'un avant-groupe dont on craignait surtout qu'il nous ennuye... On leur pardonnera donc volontiers un petit rappel de trop, peut-être dû à notre fatigue de trentenaires ayant eu du mal à ressortir un vendredi soir après le boulot et une douche !

Du deuxième groupe Paris, on reconnait d'abord la voix bien-aimée du chanteur (dont on sait qu'elle peut horripiler aussi, mais pas nous !), soutenu à fond par un petit gang de demoiselles très allumées (un soutien-gorge vole dès l'introduction mais, après enquête, il semble que ce soit celui de la copine du frontman). Musicalement toutefois, on est un poil en dessous de son autre groupe, notamment parce qu'il manque cruellement l'énergie d'une vraie batterie, remplacée ici par un satané Macintosh. Mais aussi parce que les compositions sont moins marquantes.

Pour autant il y a quand même de bons titres, par exemple une balade dark pop, mais aussi du (je cite mon amie) "punk électro allemand des années 80" (on entendra d'ailleurs à la fin du concert l'Eisbär de Grauzöne, clairement dans le même registre). On pense aussi à New Order dans les meilleurs moments, avec un titre qui fait I'm coming Home, où les stroboscopes achèvent de recréer une petite ambiance "Haçienda" lancinante : on se croit quelques instants revenus dans 24 Hour Party People !

Le final sur In Crowded Subways, extrait du récent EP, puis un rappel sur un titre cool à connotation clairement indus, déjà joué plus tôt, termine proprement un concert où l'on a quand senti une implication limitée du chanteur, et peut-être aussi du groupe lui-même : l'ensemble manquait d'un petit grain de folie, en somme. A croire que c'était vendredi soir pour tout le monde ? Enfin bon, pas de panique, Poni Hoax revient en mars à Marseille...

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Signature : Philippele 24/01/2011
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Photographe : pirlouiiiit
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