Accueil Chronique de concert Patti Smith, Josh T. Pearson, Cut Worms, Jonathan Bree, Nils Frahm, Ariel Pink (La Route du Rock 2018)
Dimanche 16 décembre 2018 : 10434 concerts, 25300 chroniques de concert, 5236 critiques d'album.

Chronique de Concert

Patti Smith, Josh T. Pearson, Cut Worms, Jonathan Bree, Nils Frahm, Ariel Pink (La Route du Rock 2018)

Patti Smith, Josh T. Pearson, Cut Worms, Jonathan Bree, Nils Frahm, Ariel Pink (La Route du Rock 2018) en concert

Fort de Saint-Père, près de Saint-Malo 18 août 2018

Critique écrite le par



En ce samedi 18 août où il fait beau et chaud en Bretagne, c'est le cœur léger et gai comme un pinson que l'on se rend au Fort de Saint-Père, où l'on a encore une fois eu la chance de passer une soirée mémorable la veille avec Daho, BJM, Shame, Black Angels & Co. Si ce soir (non, on ne va pas dérouler ici un texte du regrettable Patrick Bruel...) l'affiche est un peu moins exaltante que celle du vendredi sur le papier, dans les faits elle se révélera de très belle tenue, avec en particulier une prestation magistrale de Patti Smith, un show à pleurer de bonheur de Josh T. Pearson et toute une foule de belles surprises : Cut Worms, Jonathan Bree et Ariel Pink.



Cut Worms

18 heures 30 sur la petite scène des Remparts... Une heure et un endroit parfaits pour découvrir l'univers pop sixties des timides Américains de Cut Worms. Emmené par un peu charismatique mais très doué leader, le groupe new-yorkais réussit à enchanter la plupart du public sur la seule foi de superbes titres où transpirent les influences bienvenues des Everly Brothers, des Beatles, de Neil Young et de Buddy Holly. C'est hyper pop, serti des mélodies classieuses, joué bien dans l'esprit des années 60 et d'une légèreté absolument réjouissante. Tant et si bien qu'à la fin du show surgit le désir d'en savoir un peu plus sur Cut Worms. Par exemple, en jetant une oreille attentive à l'album "Hollown Ground", produit par Jonathan Rado du groupe Foxygen. Une écoute que l'on conseille à tout le monde, oui même à toi le fan de Metallica qui se réjouit d'aller voir tous les ans Scorpions, Iron Maiden et Europe dans des festivals de metal pour pères de famille friqués. Un peu de finesse dans un monde de brutes épaisses, cela ne peut faire de mal à personne !



Josh T. Pearson

Rasé de frais, arborant une crête punk à la Joe Strummer des Clash et une casquette de routier hipster, Josh T. Pearson est méconnaissable par rapport à la dernière fois où on l'a vu ici-même, un moment magique où il avait joué en haut des remparts du Fort juste avant les Flaming Lips. Une prestation qui nous avait évoqué une apparition divine d'un cowboy nommé Jésus. Il faut dire qu'à cette époque l'imprévisible Josh portait une barbe fournie et des cheveux longs qui pouvaient faire penser au supposé fils de Dieu (un créateur qui selon des sources concordantes n'existe pas, lui). Donc, on reprend, Josh T. Pearson arrive très réjoui et en terrain presque conquis - il est visiblement reçu comme un roi en ces lieux - sur la scène éclairée par un soleil éclatant. Accompagné par un très bon combo, l'homme est venu présenter des extraits de l'album "The Straight Hits!", plus musclé que ses précédentes œuvres en solo mais tout aussi bien foutu.



Entrecoupé d'hilarantes saillies pince sans rire ("C'est cool Raoul, à l'aise Blaise, pas de panique Monique...", "Available for illegal download everywhere...", "Je ne suis pas drôle, je suis très drôle !", "Il fait chaud ici, parce que je suis là...", "This song is called tuning... "), le mec dont le nom est Pearson déroule un renversant set country rock 'n pop. Puis, après avoir montré qu'il savait faire du rock couillu - ce dont on ne doutait pas une seule seconde... -, le songwriter texan à la voix d'ange choisit de fréquenter à nouveau des territoires plus évanescents et mélancoliques, voire des cathédrales de sons shoegaze : les immenses " Sweetheart I Ain't Your Christ" et "Woman, When I've Raised Hell" (qui figurent sur l'inoubliable album "Last of the country gentlemen"), puis les sidérants nouveaux titres nommés "Loved Straight To Hell" (avec un solo de trompette à chialer dans sa bière) et "A love song (Set me straight)". C'est hyper beau, tout simplement. Et cela confirme que ce musicien trop méconnu est un putain de génie, ce que l'on savait déjà. Mais si plus de gens en étaient conscients, le monde en deviendrait subitement un peu plus vivable...



Jonathan Bree

Remplaçant au pied levé John Maus (qui vient de perdre son frère et bassiste, triste nouvelle), le Néo-Zélandais Jonathan Bree arrive à créer un choc instantané en déboulant masqué en compagnie de ses musiciens et danseuses (arborant des masques moulants et blancs eux-aussi). Le mec se la joue crooner pop sur des orchestrations fournies venues d'une autre époque. Hyper chiadés, portés par une belle voix grave, richement ornementés en mélodies, les morceaux du flippant monsieur sont instantanément accessibles aux fans de pop un peu tarabiscotée, mais pas trop non plus. Le spectacle proposé est assez bluffant car, outre la présence fantomatique et inquiétante du leader dont on ne peut percevoir aucune expression sur le visage (forcément, avec un masque intégral), les étranges chorégraphies des danseuses et choristes, qui prêtent main forte au bassiste et au batteur sur scène, renforcent le côté baroque de cet ovni musical venu des antipodes.



Un tantinet gothique, assez torturé et idéal (ou pas) pour les gens souffrant de mélancolie chronique, le show offert à La Route du Rock fait partie de ceux qui restent longtemps en mémoire, les titres forts s'enchaînant sans temps mort. Seul manque ressenti, l'absence de guitariste, de violoniste et de pianiste, leurs parties, pourtant très intéressantes et importantes, apparaissant seulement en bande son. Les fans de voix gravement sexy à la Jay-Jay Johanson et de pop à la fois fédératrice et intelligente, devraient se pencher sans plus attendre sur les œuvres de ce Jonathan Bree ! Qui interprète vers la fin de son show son tube "You're so cool", un titre vu plus de 5 millions de fois sur youtube. Rien que ça !



Patti Smith

Même si jusque-là on n'a vu que des trucs très cool, voire uber cool (si vous me passez l'expression), le concert de Patti Smith est à ranger dans la catégorie de ceux qui atteignent des sommets rarement fréquentés... Qui, à part elle, peut enchaîner les tubes pendant plus d'une heure, dégager une telle force revendicative et propager des good vibrations aussi juvéniles que régénérantes ? Qui ? Malgré les aléas de la vie, cette femme reste débout, continue à prendre un pied incroyable lorsqu'elle se trouve sur une scène et irradie chaque note jouée de son aura solaire. Quand tout part en couilles dans le monde, quand les requins les plus ignobles se déchirent les quelques lambeaux d'humanité qu'il nous reste, Miss Smith, qui a pourtant connu un certain age d'or dans les années 70, vit dans le présent et tient à délivrer aujourd'hui encore des messages de paix, de résistance et d'amour. Des mots doux et forts qui résonnent puissamment dans les cœurs de son public, quel que soit son âge...



Car, que l'on ait plus de 60 ans (voire 70 pour certains), que l'on soit dans sa prime vingtaine ou entre les deux comme nous, les tubes de Patti Smith agissent comme un baume apaisant la connerie ambiante et donnant envie de se battre ("People Have The Power", "Gloria" ), tout en faisant vibrer la corde sensible ("Because The Night", "Dancing Barefoot", "Ghost Dance") ou tirer l'être humain vers le haut (le poème mis en musique façon jazz "Tarkovsky (The Second Stop Is Jupiter)" ). Voire les quatre à la fois... Avec cette sincérité et cette ouverture d'esprit qui l'autorisent à être toujours aussi pertinente qu'émouvante en 2018, la chanteuse américaine est capable de donner des frissons en reprenant un hymne écolo des années 80 signé Midnight Oil ("Beds Are Burning") ou une vieille scie larmoyante comme "Can't Help Falling In Love With You", un titre figurant au répertoire d'un certain Elvis Presley. Avec sa volonté d'être plus que jamais farouchement heureuse sur une planète à deux doigts de l'explosion, cette grande dame est du genre à regonfler à bloc pour des siècles et des siècles n'importe quel dépressif chronique. Merci à elle, donc, et à son groupe (mention spéciale à son fils Jackson Smith, très bon à la guitare, et à Tony Shanahan, son fidèle bassiste, pianiste et choriste) et au public, toujours là pour entonner les refrains en chœur, créant ainsi une communion assez bouleversante !



Ariel Pink

Après ces instants de grâce, on se dit que ça va être difficile d'enchaîner immédiatement avec un autre concert, et surtout avec celui d'Ariel Pink, un dangereux zinzin capable du meilleur comme du pire. On se souvient en particulier d'un show dramatique au festival TINALS à Nîmes où le mec avait massacré ses propres morceaux en jouant à un volume digne d'un rassemblement de bikers fans de death metal. Bref, ce soir Ariel Pink est dans de bonnes dispositions, il arbore une jolie mèche de cheveux, il est accompagné d'un groupe volontaire, et il égrène avec jubilation semble-t-il ses mini tubes de pop/rock barrée, sautillante et euphorisante.



C'est franchement décalé, carrément borderline, bien foufou mais cela reste audible (voire plus si affinités) pour une assistance non droguée à 100%. Personnellement, on a juste un peu de Ricard dans le sang (suite à une réjouissante dégustation gratuite de ce divin breuvage marseillais) et cela suffit amplement pour apprécier le show de Monsieur Rose, qui, petite précision à l'attention des distraits, n'est pas le frère d'Axl (ouf !). Un rapide coup d'œil autour de nous permet de constater que le public semble adhérer lui-aussi, même ce type avec un Marcel siglé "urban cowboy" qui arbore une belle casquette rouge et blanche coiffant un mulet blond peroxydé. Mais, ne serait-ce pas Josh T. Pearson en personne (justement) qui nous jette un regard pénétrant, sans doute intrigué par notre très seyant chapeau de paille Ricard ? Bah si ! Signe que tout n'est pas perdu, le divin songwriter doit faire face à de nombreuses demandes de selfies et autres compliments. On remarque même un ado et ses parents qui repartent visiblement enchantés par leur courte entrevue avec l'artiste qui a illuminé leur début de soirée en famille.



Nils Frahm

Choix audacieux de programmer en tête d'affiche à 23h30 le très classe Nils Frahm... Car le "maître du classique moderne" (selon le programme de La Route du Rock) va évoluer sur la grande scène en solo au piano et avec ses machines devant des gens alcoolisés voulant que ça bouge. On se place non loin de la scène pour éviter les traditionnels pète couilles qui parlent pendant les concerts plutôt que d'aller au bar. Bonne initiative de s'être approché, on peut tout à loisir apprécier la subtilité des ambiances distillées par l'artiste, affairé sur ses claviers, et toujours en train de bidouiller ses boutons infernaux. L'effet est très planant sur les titres les plus calmes joués au début, avant que Nils Frahm n'envoie du lourd avec des rythmes et des basses énormes. Le contraste entre les deux facettes du musicien est assez saisissant. Ce petit génie complètement parti dans son monde se révèle être une très belle découverte, qu'il faudra revoir en salle en compagnie de gens bénéficiant d'une qualité d'écoute maximale. Car, là, bien évidement, même en étant devant, il faut batailler avec des gens qui parlent en hurlant comme des putois (il paraît que ça gueule ce genre de bêtes). Rappel : si l'on n'est pas au Stade de France à un show d'AC/DC, il est de bon ton de se taire lors d'un concert. En vous remerciant !





Photos : Titouan Massé www.facebook.com/titouanmassephoto, twitter.com/titouanbzh, www.instagram.com/tmphotograph, titouanmasse.tumblr.com, www.flickr.com/photos/titouanbzh



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