Critique de concert Paul Weller (Benicàssim 2002)

Malgré un son pas toujours bon, une quarantaine d’années bien tassée et 25 ans de carrière, Paul Weller a donné un excellent concert à Benicàssim. Un peu à la manière de Neil Young avec son Crazy Horse, il a fait corps avec ses musiciens pour produire un mélange de rock, de pop et de soul très réussi et varié. Ce guitariste unanimement reconnu a très fortement influencé les Gallagher Brothers, pour la coupe de cheveux certes, mais aussi d’abord pour les morceaux qu’il a composés au cours des années... Oasis l’a d’ailleurs invité pour exécuter en studio mais aussi plus tard sur scène à Knebworth le solo de guitare magistral et les chœurs de Champagne supernova, le dernier titre de l’album (What’s the story) morning glory ? sorti en 1995.

Plus décontracté et désormais content de jouer des titres de The Jam et The Style Council sur scène depuis sa tournée acoustique de l’année dernière, Paul Weller a semblé très à l’aise et content de jouer devant une foule aussi nombreuse. Très en voix et parfaitement soutenu par un bon groupe, il a pu se laisser aller à prendre des soli épiques sans être imbus d’eux-mêmes ou auto-complaisants, un exploit ! Ce monsieur jouant avec tact et toucher, l’entendre faire rugir sa Gibson ou son Epiphone a été un véritable bonheur. En gentleman anglais, il a même laissé son guitariste s’exprimer...
Les moments où l’ex chanteur de The Jam s’est mis derrière un clavier (sonnant comme un orgue Hammond) ont été, eux aussi, assez classieux. Les titres gorgés de soul music ont bénéficiés de la voix superbe de Paul et d’une interprétation empreinte de la ferveur nécessaire à ce genre de musique.

Même si on a frôlé le pire avec de grands craquements dans la sono (et même une coupure complète de son pendant la dernière minute d’un morceau), le retour de Paul Weller à Benicassim - il avait joué ici lors de la première édition en 1995 - restera comme un bon souvenir.
Hostile à toute nostalgie nauséabonde, il a pris soin de ne pas arriver sur scène en scooter et n’a pas cherché à paraître jeune à tout prix : l’ex-mod a la classe, il est au-dessus de ces futilités. La phrase légendaire des Who, « Hope I die before I get old », ne semble pas le tracasser outre mesure, et c’est tant mieux... Il y a fort à parier que cette prestation pleine de conviction donnera envie à nombre de spectateurs, après avoir piqué une tête dans l’eau chaude de Benicàssim, de se plonger (ou de replonger) dans l’énorme discographie du monsieur.
(Photo Jean-Pascal Blache)

Plus décontracté et désormais content de jouer des titres de The Jam et The Style Council sur scène depuis sa tournée acoustique de l’année dernière, Paul Weller a semblé très à l’aise et content de jouer devant une foule aussi nombreuse. Très en voix et parfaitement soutenu par un bon groupe, il a pu se laisser aller à prendre des soli épiques sans être imbus d’eux-mêmes ou auto-complaisants, un exploit ! Ce monsieur jouant avec tact et toucher, l’entendre faire rugir sa Gibson ou son Epiphone a été un véritable bonheur. En gentleman anglais, il a même laissé son guitariste s’exprimer...
Les moments où l’ex chanteur de The Jam s’est mis derrière un clavier (sonnant comme un orgue Hammond) ont été, eux aussi, assez classieux. Les titres gorgés de soul music ont bénéficiés de la voix superbe de Paul et d’une interprétation empreinte de la ferveur nécessaire à ce genre de musique.

Même si on a frôlé le pire avec de grands craquements dans la sono (et même une coupure complète de son pendant la dernière minute d’un morceau), le retour de Paul Weller à Benicassim - il avait joué ici lors de la première édition en 1995 - restera comme un bon souvenir.
Hostile à toute nostalgie nauséabonde, il a pris soin de ne pas arriver sur scène en scooter et n’a pas cherché à paraître jeune à tout prix : l’ex-mod a la classe, il est au-dessus de ces futilités. La phrase légendaire des Who, « Hope I die before I get old », ne semble pas le tracasser outre mesure, et c’est tant mieux... Il y a fort à parier que cette prestation pleine de conviction donnera envie à nombre de spectateurs, après avoir piqué une tête dans l’eau chaude de Benicàssim, de se plonger (ou de replonger) dans l’énorme discographie du monsieur.
(Photo Jean-Pascal Blache)
Signature : pierre andrieule 15/08/2002
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le 14 juillet 2011 - Festival International de Benicassim, Espagne (par Johannagiudice)

le 4 août 2002 - Escenario Verde, Benicàssim (Espagne) (par Pierre Andrieu)
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