Critique de concert Pense Bête + Poum Tchack

Après le concert donné la veille à Marseille, Poum Tchack se produisait ce samedi à Aix au Théâtre de la Verrière de la Cité du Livre pour présenter en avant première son prochain album Billie. Prévu pour mai prochain, ce dernier rend hommage à la grande chanteuse de jazz de l’après guerre qu’était Billie Holiday.

Friand de ce groupe local très entraînant et engagé depuis plusieurs années et les ayant déjà vus à plusieurs reprises, j’étais très curieux d’entendre leurs nouvelles productions, dans un registre visiblement assez éloigné de leur style de prédilection.
Arrivé quelques minutes avant le début du concert, je suis d’abord frappé par la beauté de l’enceinte, par la proximité avec la scène, mais malheureusement aussi par la peu de places assises disponibles. A vue de nez, je dirais qu’une bonne moitié des 400 personnes présentes n’étaient pas assises et a du contempler le concert debout autour des rambardes encadrant les gradins. J’ai eu la chance, en faisans un peu ma place de m’asseoir, mais je partage l’énervement de nombreuses personnes croisées ici et là. Au prix de la place, compte tenu de l’âge moyen de l’auditoire (ça n’était pas un concert de rock) et le cadre (Aix quand même !), une salle plus adaptée aurait quand même été la bienvenue… Cela dit l’acoustique était vraiment excellente, très claire et à un volume tout à fait raisonnable, donnant l’impression d’assister à un concert " à la maison ".
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La première partie est assurée par Pense Bête, groupe local dont j’avais déjà entendu parler. La prestation de ce trio acoustique chantant en français et usant à foison de l’humour, est vraiment très agréable et entraînante. Les musiciens sont en place, les paroles (très) amusantes et surtout l’ambiance est excellente. Les blagues fusent et je prend vraiment plaisir à suivre leurs petites histoires pleines d’optimisme. Une très belle découverte donc !

Les 6 musiciens de Poum Tchack entrent ensuite sur scène pour entamer leur set. Ils sont rapidement rejoints par Natalia M. King au chant. De nombreux morceaux de Billie Holiday sont donc présentés. Ce qui est intéressant c’est que le groupe a décidé de ré-arranger totalement les titres, musicalement mais également parfois en ce qui concerne les paroles. A fine romance devient même Romance lorsqu’il est traduit en français avec des paroles cyniques à souhait et est chanté par Samuel Bobin, le batteur du groupe. Ce dernier nous a également gratifié d’un long solo de percussions, particulièrement jouissif.
Globalement, le style est très différent de ce à quoi j’étais habitué de leur part. C’est assez électrique, parfois très rock et donc bien modernisé par rapport aux originaux. Je ne vais d’ailleurs pas m’en plaindre. Certains titres sont un poil (trop) lents et quelques harmonies vocales ne prennent pas, mais quoi qu’il arrive, je suis toujours scié par la qualité des arrangements et des musiciens. Il y a vraiment un très gros boulot derrière et on sent la volonté de rester fidèle à l’esprit de l’icône jazz.
J’ai l’impression que le public reste sur sa faim et est très surpris de ce qu’il entend par rapport au répertoire habituellement joué par le groupe. Ca ne bouge pas beaucoup d’ailleurs. Qu’à cela ne tienne, la fin du concert sera consacrée à des morceaux plus " classiques ", c’est à dire aux accents russo-tziganes inspirés par le swing manouche. Et là, les spectateurs tapent beaucoup plus volontiers dans leurs mains, hochent la tête (on est à Aix aussi) et applaudissent plus chaleureusement. Je suis constamment scotché par la rapidité, la dextérité et l’humour dont fait constamment preuve chacun des musiciens. Lionel Elian au chant et Jean Philip "Pee Wee" Steverlynck au violon s’en donnent à cœur joie comme d’habitude, mais leurs comparses ne sont pas en reste. Emmanuel Reymond à la contrebasse a toujours le sourire aux lèvres alors qu’Alexandre Morier et Olivier Dambezat me ravissent par leurs jeux de guitares (et dérivés) hyper complémentaires.
Avec un rappel de 3 titres suivi d’un ultime morceau alors que certains avaient déjà pris la direction de la sortie (moi le premier), Poum Tchack prolonge le plaisir devant un public aux anges, ravi d’être là. Ce sentiment est bien entendu partagé par les animateurs de la soirée applaudis comme il se doit.
Une excellente soirée nous a donc été offerte par des musiciens au top de leur forme, toujours inventifs et qui malgré l’exploration de nouveaux horizons, restent fidèles à leur ligne directrice, transmettant leur énergie positive à leurs spectateurs.

Friand de ce groupe local très entraînant et engagé depuis plusieurs années et les ayant déjà vus à plusieurs reprises, j’étais très curieux d’entendre leurs nouvelles productions, dans un registre visiblement assez éloigné de leur style de prédilection.
Arrivé quelques minutes avant le début du concert, je suis d’abord frappé par la beauté de l’enceinte, par la proximité avec la scène, mais malheureusement aussi par la peu de places assises disponibles. A vue de nez, je dirais qu’une bonne moitié des 400 personnes présentes n’étaient pas assises et a du contempler le concert debout autour des rambardes encadrant les gradins. J’ai eu la chance, en faisans un peu ma place de m’asseoir, mais je partage l’énervement de nombreuses personnes croisées ici et là. Au prix de la place, compte tenu de l’âge moyen de l’auditoire (ça n’était pas un concert de rock) et le cadre (Aix quand même !), une salle plus adaptée aurait quand même été la bienvenue… Cela dit l’acoustique était vraiment excellente, très claire et à un volume tout à fait raisonnable, donnant l’impression d’assister à un concert " à la maison ".

La première partie est assurée par Pense Bête, groupe local dont j’avais déjà entendu parler. La prestation de ce trio acoustique chantant en français et usant à foison de l’humour, est vraiment très agréable et entraînante. Les musiciens sont en place, les paroles (très) amusantes et surtout l’ambiance est excellente. Les blagues fusent et je prend vraiment plaisir à suivre leurs petites histoires pleines d’optimisme. Une très belle découverte donc !

Les 6 musiciens de Poum Tchack entrent ensuite sur scène pour entamer leur set. Ils sont rapidement rejoints par Natalia M. King au chant. De nombreux morceaux de Billie Holiday sont donc présentés. Ce qui est intéressant c’est que le groupe a décidé de ré-arranger totalement les titres, musicalement mais également parfois en ce qui concerne les paroles. A fine romance devient même Romance lorsqu’il est traduit en français avec des paroles cyniques à souhait et est chanté par Samuel Bobin, le batteur du groupe. Ce dernier nous a également gratifié d’un long solo de percussions, particulièrement jouissif.
Globalement, le style est très différent de ce à quoi j’étais habitué de leur part. C’est assez électrique, parfois très rock et donc bien modernisé par rapport aux originaux. Je ne vais d’ailleurs pas m’en plaindre. Certains titres sont un poil (trop) lents et quelques harmonies vocales ne prennent pas, mais quoi qu’il arrive, je suis toujours scié par la qualité des arrangements et des musiciens. Il y a vraiment un très gros boulot derrière et on sent la volonté de rester fidèle à l’esprit de l’icône jazz.
J’ai l’impression que le public reste sur sa faim et est très surpris de ce qu’il entend par rapport au répertoire habituellement joué par le groupe. Ca ne bouge pas beaucoup d’ailleurs. Qu’à cela ne tienne, la fin du concert sera consacrée à des morceaux plus " classiques ", c’est à dire aux accents russo-tziganes inspirés par le swing manouche. Et là, les spectateurs tapent beaucoup plus volontiers dans leurs mains, hochent la tête (on est à Aix aussi) et applaudissent plus chaleureusement. Je suis constamment scotché par la rapidité, la dextérité et l’humour dont fait constamment preuve chacun des musiciens. Lionel Elian au chant et Jean Philip "Pee Wee" Steverlynck au violon s’en donnent à cœur joie comme d’habitude, mais leurs comparses ne sont pas en reste. Emmanuel Reymond à la contrebasse a toujours le sourire aux lèvres alors qu’Alexandre Morier et Olivier Dambezat me ravissent par leurs jeux de guitares (et dérivés) hyper complémentaires.
Avec un rappel de 3 titres suivi d’un ultime morceau alors que certains avaient déjà pris la direction de la sortie (moi le premier), Poum Tchack prolonge le plaisir devant un public aux anges, ravi d’être là. Ce sentiment est bien entendu partagé par les animateurs de la soirée applaudis comme il se doit.
Une excellente soirée nous a donc été offerte par des musiciens au top de leur forme, toujours inventifs et qui malgré l’exploration de nouveaux horizons, restent fidèles à leur ligne directrice, transmettant leur énergie positive à leurs spectateurs.
Signature : cabaskle 05/02/2010
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Photographe : flag
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