Critique de concert Peter Hook plays Joy Division + Frustration

Il est rare en France d’être séduit par une première partie. Il faut dire qu’elles sont souvent organisées n’importe comment, sans aucune corrélation avec l’artiste pour lequel le public a payé sa place. Et bien ce soir, ce fut différent !! Pour la Première partie de Peter Hook et de son tribute aux albums unknow pleasures et Closer de Joy Division, ou il tenait la basse, c’est le groupe Français Frustration qui était à l’affiche.
Hormis quelques très rares initiés, personne ne connaissait ce groupe Français. C’est donc dans une indifférence polie que les lumières s’éteignirent et que les membres de Frustration investirent la scène du Trabendo. En moins d’une minute cette indifférence polie se mua en une écoute attentive. La voix pénétrante et habité du chanteur régnait sur un lent crescendo post punk totalement en phase avec la musique de Joy Division que le public était venu écouter.
La suite du concert de Frustration ne cessa de captiver l’assistance qui se mit à applaudir chaleureusement et même à bouger et à pogoter. Au fil des chansons, il apparu vite que toutes traces de boursouflure, de mauvais gout et de cacophonie amateur était absente.
On avait clairement à faire à un groupe qui a ce petit truc en plus, ce X factor comme on dit aujourd’hui. Aucune comparaison n’est possible avec les gosses de riches du Gibus et du Truskel tant le son de Frustration est personnel, cohérent et de qualité.
La comparaison n’est que très éloignée de ce qui se fait vers le point FMR avec des groupes comme Zombie Zombie ou Turzi, mis à part la noirceur du propos. On n’est pas non plus dans le style des éprouvants émules de Noir Désir. Frustration a un son post punk résolument moderne d’où émerge une guitare et une basse entêtantes et des sons de synthé vintage bien sentis et un chanteur avec une vraie voix et une vraie attitude qui lui confère un véritable charisme. Certains de leurs titres pourraient se frotter sans problèmes aux standards de CURE, et de Joy Division des grandes années.
Le public du Trabendo ne s’y est d’ailleurs pas trompé et leur ra réservé une véritable acclamation à leur sortie de scène, oubliant totalement qu’il ne s’agissait que d’une première partie.

La place était donc libre pour le concert Tribute To Joy Division par le groupe de leur bassiste originel. Ce genre de concert nécrophile est souvent à double tranchant surtout quand ce n’est pas l’âme du groupe qui officie. Il n’y a pas de demie mesure, soit la magie opère soit le pathétique l’emporte.
On avait d’ailleurs une grosse appréhension à la base tant Peter Hook et son physique de quinquagénaire barbu tendance loukoum ne plaidait pas dans la réussite crédible du tribute, tout comme l’absence de la voix phénoménale de Ian Curtis. Pourtant ce n’est pas le pathétique qui l’emporta ce soir là, bien au contraire. Si la voix de Peter Hook est poussive et ne peut être comparée à celle de Ian Curtis , elle était suffisamment agressive pour porter les chansons de Joy Division sans que l’on ait à se plaindre d’assister à une amicale d’anciens combattants.
Le groupe est au diapason et joue les grands titres de Joy division avec suffisamment de brio et d’agressivité pour que l’on rentre pleinement dans le concert. Un concert sans aucun temps mort tant les chansons de Joy Division restent bonnes malgré les années. Quel plaisir d’entendre Control, Disorder, Transmission, From safety To Where,Atmosphere, Days of the lord, Love will tears us apart en live. Le contrat est rempli et vu la qualité de la première partie, la soirée était très bonne.
Pour peu on aurait bien imaginé, le tribute to Joy Division avec le chanteur de Frustration au micro. Ça aurait peut être eu encore plus de gueule !!!
Liens : www.myspace.com/peterhookneworder, http://peterhook.co.uk, , www.myspace.com/_frustration.
Photo : Flore-Anne Roth www.floreanneroth.com au Festival Europavox en mai 2010...
Hormis quelques très rares initiés, personne ne connaissait ce groupe Français. C’est donc dans une indifférence polie que les lumières s’éteignirent et que les membres de Frustration investirent la scène du Trabendo. En moins d’une minute cette indifférence polie se mua en une écoute attentive. La voix pénétrante et habité du chanteur régnait sur un lent crescendo post punk totalement en phase avec la musique de Joy Division que le public était venu écouter.
La suite du concert de Frustration ne cessa de captiver l’assistance qui se mit à applaudir chaleureusement et même à bouger et à pogoter. Au fil des chansons, il apparu vite que toutes traces de boursouflure, de mauvais gout et de cacophonie amateur était absente.
On avait clairement à faire à un groupe qui a ce petit truc en plus, ce X factor comme on dit aujourd’hui. Aucune comparaison n’est possible avec les gosses de riches du Gibus et du Truskel tant le son de Frustration est personnel, cohérent et de qualité.
La comparaison n’est que très éloignée de ce qui se fait vers le point FMR avec des groupes comme Zombie Zombie ou Turzi, mis à part la noirceur du propos. On n’est pas non plus dans le style des éprouvants émules de Noir Désir. Frustration a un son post punk résolument moderne d’où émerge une guitare et une basse entêtantes et des sons de synthé vintage bien sentis et un chanteur avec une vraie voix et une vraie attitude qui lui confère un véritable charisme. Certains de leurs titres pourraient se frotter sans problèmes aux standards de CURE, et de Joy Division des grandes années.
Le public du Trabendo ne s’y est d’ailleurs pas trompé et leur ra réservé une véritable acclamation à leur sortie de scène, oubliant totalement qu’il ne s’agissait que d’une première partie.

La place était donc libre pour le concert Tribute To Joy Division par le groupe de leur bassiste originel. Ce genre de concert nécrophile est souvent à double tranchant surtout quand ce n’est pas l’âme du groupe qui officie. Il n’y a pas de demie mesure, soit la magie opère soit le pathétique l’emporte.
On avait d’ailleurs une grosse appréhension à la base tant Peter Hook et son physique de quinquagénaire barbu tendance loukoum ne plaidait pas dans la réussite crédible du tribute, tout comme l’absence de la voix phénoménale de Ian Curtis. Pourtant ce n’est pas le pathétique qui l’emporta ce soir là, bien au contraire. Si la voix de Peter Hook est poussive et ne peut être comparée à celle de Ian Curtis , elle était suffisamment agressive pour porter les chansons de Joy Division sans que l’on ait à se plaindre d’assister à une amicale d’anciens combattants.
Le groupe est au diapason et joue les grands titres de Joy division avec suffisamment de brio et d’agressivité pour que l’on rentre pleinement dans le concert. Un concert sans aucun temps mort tant les chansons de Joy Division restent bonnes malgré les années. Quel plaisir d’entendre Control, Disorder, Transmission, From safety To Where,Atmosphere, Days of the lord, Love will tears us apart en live. Le contrat est rempli et vu la qualité de la première partie, la soirée était très bonne.
Pour peu on aurait bien imaginé, le tribute to Joy Division avec le chanteur de Frustration au micro. Ça aurait peut être eu encore plus de gueule !!!
Liens : www.myspace.com/peterhookneworder, http://peterhook.co.uk, , www.myspace.com/_frustration.
Photo : Flore-Anne Roth www.floreanneroth.com au Festival Europavox en mai 2010...
Signature : lol
le 24/03/2011

le 24 janvier 2009 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 5 octobre 2007 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 6 octobre 2006 - Le Poste à Galène - Marseille (par Yeah !)

le 22 mai 2010 - Coopérative de Mai et Magic Mirrors, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
Trabendo, Paris

le 26 juin 2010 - Trabendo, Paris (par Pierre Andrieu)

le 25 juin 2010 - Trabendo, Paris (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation



Mercredi 30 mai 2012 : 9435 concerts, 20898 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 












