Le Peuple de l’Herbe. Le genre de groupe dont j’écoute très peu les albums mais que je prends toujours un excellent plaisir à voir en live. Et leur prestation de vendredi aux Passagers du Zinc me l’a prouvé encore une fois.
A la montée sur scène d’Obny, c’est une foule timide qui les a accueillis. Le groupe d’Avignon s’est calé derrière les platines et a tenté de réveiller la salle à coups de mégaphone. Pari réussi, une heure plus tard, la température avait monté d’un cran.
23h30, sous de nombreuses acclamations, Le Peuple de l’Herbe a enfin balancé le son. Ranger leur musique dans un style bien défini est un exercice ardu. C’est un mix de genres : une base d’abstract hip-hop, une rythmique rock, des allures drum’n’bass, un fond électro, et même des touches plus jazzy. Les platines côtoient basse et batterie, la voix gutturale de l’un se mêle à celle plus ensoleillée d’un autre, tout en laissant même une place à la trompette. Les morceaux forts comme History goes ou No Escape alternent avec des passages plus planants. Et c’est tout autant de personnalités qui s’expriment sur scène, dans un mélange hétérogène mais tout à fait cohérent.
Ceux qui connaissent les Passagers peuvent confirmer qu’une bonne ambiance se traduit au minimum par le sol se transformant en trampoline, à en avoir l’impression d’être à deux doigts de descendre à l’étage inférieur. Et le sol a tremblé vendredi, à plusieurs reprises. Les rythmes variés, l’énergie exceptionnelle du groupe, les samples qui restent en tête, ont réuni la foule en une liesse collective. Après plus d’une heure, sueurs sur les fronts et t-shirt mouillés sur la scène comme dans la salle étaient également de rigueur au moment du rappel.
L’excitation du public a même poussé le groupe à revenir une dernière fois encore pour un second rappel imprévu mais tout autant énergique et prenant.
Et c’est sous les centaines de cris, devant des centaines de bras levés, et face à des centaines de visages réjouis que le groupe a quitté la scène pour de bon.
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