Critique de concert Rock en Seine 2012 - Jour 1 : Placebo, Bloc Party, Dionysos, C2C, Asteroids Galaxy Tour, Miike Snow, Grimes, Owlle

Pour sa dixième édition, le festival francilien, qui a déjà vu passer sur ses pelouses des artistes aussi renommés que Muse, Radiohead, Massive Attack, The White Stripes, Rage Against The Machine, Björk ou encore The Chemical Brothers, mais qui est surtout connu pour proposer régulièrement un milieu de programmation assez dense, voulait frapper un grand coup. Et force a été de constater que le feu d’artifice s’est rapidement transformé en pétard mouillé, tant les réactions furent sceptiques à l’annonce de la programmation, avec comme têtes d’affiche Placebo, Green Day et les Black Keys, les deux premiers étant plus ringards qu’autre chose, et les derniers jouissant pour leur part d’une bien moins grande aura en France qu’outre-Atlantique par exemple (où ils étaient cette année tête d’affiche de Coachella, aux côtés de Radiohead et de Snoop Dogg & Dr Dre). A noter malgré tout pas mal de bonnes choses, suffisamment en tout cas pour rendre l’affiche alléchante : Grimes, Asteroids Galaxy Tour, Bloc Party, Sigur Ros, C2C, Miike Snow, Speech Debelle, Noel Gallagher, Agoria, Kimbra, The Dandy Warhols, Foster The People ou encore Beach House… Et puis Rock en Seine sonne toujours un peu comme la rentrée des classes pour tous les professionnels de la musique, artistes et journalistes, qui se retrouvent en masse dans le Domaine National de Saint-Cloud. Compte-rendu détaillé de trois jours de festival :
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VENDREDI 24 AOÛT 2012
Temps : Incertain, entre éclaircies et averses.
On a vu : Owlle, Twin Twin, The Asteroids Galaxy Tour, Billy Talent, Lou Doillon et… un hérisson (un vrai) dans l’espace VIP/presse.
OWLLE – Scène de l’Industrie – 15h45 : 7,5/10
Avec son électro-pop tantôt contemplative, tantôt remuante, la Parisienne Owlle, chouchoutée par Les Inrocks et l’essentiel de la presse spécialisée, conquiert rapidement les premiers spectateurs de ce Rock en Seine 2012, venus devant la petite Scène de l’Industrie. Offrant quelques refrains accrocheurs (notamment sur le tubesque Ticky Ticky) et des arrangements joliment travaillés, la jeune femme nous embarque dans son univers et dans ses ambiances sombres, d’où semblent jaillir quelques bulles colorées. On notera le vrai plus apporté par la présence d’un claviériste et d’un batteur sur scène, par rapport aux formules solo et duo avec lesquelles l’artiste a longtemps tourné. Un seul regret : cette programmation presque matinale (pour un festival), qui ne permet pas de rentrer pleinement dans un concert de ce genre, que l’on aurait préféré voir de nuit, mais Owlle est assurément une artiste à suivre.
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Grimes
GRIMES – Scène Pression Live – 16h15 : NN
La déjantée Canadienne Grimes devait être une des attractions de la journée. Ses sons planants, hypnotiques, se révèlent en effet assez intéressants, mais la démarche artistique de la jeune fille est un peu jusqu’au-boutiste et l’ensemble devient vite très abscons. Sa belle voix, sous-mixée (un problème récurrent sur cette scène pendant tout le weekend), ne porte pas et on se lasse vite d’une mise en scène minimaliste, seulement occupée par un "danseur" complètement shooté et dont on n’a toujours pas compris l’utilité. Tout cela est un peu trop perché pour nous et on préfère s’éclipser rapidement. Au bénéfice du doute, on épargnera Grimes d’une note…
THE ASTEROIDS GALAXY TOUR – Grande Scène – 16h50 : 7,5/10
Déjà présents à Rock en Seine il y a trois ans, où ils avaient livré une prestation un peu anecdotique, les Danois de The Asteroids Galaxy Tour reviennent cette année avec un nouvel album, plutôt bien fait. Et on remarque dès leur entrée en scène qu’ils ont bien grandis, gagné en maturité et en expérience. Avec des arrangements de cuivres séduisants, un set pêchu, rythmé, avec une bonne dose de groove, la formation de la chanteuse Mette Lindberg ne se contente pas de livrer sa pop acidulée et dansante sans réflexion. En mélangeant habilement d’anciens morceaux, comme le tube vintage et toujours aussi efficace Around The Bend ou l’excellent Golden Age, à la pop sautillante du plus récent Heart Attack, la musique des Danois se fait entraînante, souvent jouissive, parfois un peu lassante, mais on ne regrettera en réalité qu’une vilaine pluie, venue un peu gâcher la fête. Malgré une réponse assez mitigée d’un public clairsemé, quoique nombreux, la bande aura fait le boulot et offert un concert très solide.

Dionysos
DIONYSOS – Grande Scène – 18h20 : 7,5/10
La bande de Mathias Malzieu n’a plus tout à fait la fougue de ses vingt ans. Mais qu’importe, elle est encore capable de rameuter puis de soulever des foules immenses. Toujours très énergique, notamment sur le fameux Song For Jedi, imparable, le groupe valentinois livre une prestation très honorable. On relève au passage qu’il s’est attaché les services de la chanteuse Lise ( que l’on avait interviewée pour son projet solo) parmi les choristes de cette tournée "Bird ‘n’Roll". Une tournée qui se veut aussi festive que les précédentes, avec en maître de cérémonie un Mathias Malzieu toujours aussi déchaîné, qui n’hésite pas à traverser toute la foule en slam, jusqu’à la régie, avant de grimper dessus pour poursuivre son morceau (Cloudman) au porte-voix et de finalement revenir sur scène de la même manière qu’il l’avait quittée : porté par des spectateurs en extase. Juste le temps pour la troupe d’offrir un final plus survolté que jamais. Une belle conclusion, qui parvient presque à faire oublier que tout n’était malheureusement pas du même acabit dans ce concert et que certains passages se sont révélés bien ennuyeux.
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Bloc Party
BLOC PARTY – Grande Scène – 20h00 : 8/10
C’était le grand retour de Bloc Party à Saint-Cloud, trois ans après une dernière prestation marquée notamment par la séparation du groupe Oasis dans les loges du festival, annoncée par Kele Okereke lui-même devant des spectateurs interloqués, qui s’apprêtaient déjà à rejoindre la Grande Scène où les frères Gallagher devaient clôturer la journée. Mais une prestation marquée aussi par l’excellence confirmée du groupe britannique sur scène, alors que ses productions studio sont déjà beaucoup plus discutables. On était donc assez impatient de voir ce que tout cela allait donner et, dans l’ensemble, malgré quelques couacs, on n’a pas été trop déçu. Sans doute la performance était-elle un peu en-dessous de celle de 2009, mais le live survitaminé, électrique et toujours aussi puissant offert par le groupe devant une foule gigantesque a confirmé sa réputation de groupe scénique hors pair. Emmené à toute vitesse par un Kele impressionnant, balançant des kilowatts d’énergie à tout va, Bloc Party offre déjà un des meilleurs concerts du festival.
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Placebo
PLACEBO – Grande Scène – 22h00 : NN
Malgré une mise en scène légèrement mégalo et très vorace en lumières (pas pour rien, puisque le lightshow était sans doute la plus belle réussite de ce concert), les musiciens de Placebo ne peuvent pas cacher le poids des ans qui semble s’être abattu sur eux et en particulier sur leur leader, Brian Molko, qui accuse un sacré coup de vieux. Heureusement, il n’a rien perdu de sa voix, mais il n’est pas non-plus capable de livrer grand-chose de bien intéressant parmi les quatre premiers morceaux, à l’issue desquels on décide de lui fausser compagnie pour aller voir Miike Snow.
MIIKE SNOW – Scène de l’Industrie – 22h30 : 7/10
Les Suédois nous avaient offert le plus beau moment des Eurockéennes deux mois plus tôt, un moment toutefois très court, et on était donc impatient de voir enfin leur set en entier. Si on se laisse agréablement emporter par leur pop complexe, qui souffle autant le chaud que le froid, et qu’on se perd avec délice entre les innombrables nappes de synthé dont ils nous abreuvent, on est bien obligé de reconnaître que le concert met un peu (beaucoup) de temps à se mettre en place et à captiver son auditoire. Blottis dans un matelas de coton de sonore, auquel fait écho un impressionnant nuage de fumée sur scène, les spectateurs glissent doucement dans l’univers septentrional de Miike Snow et… dans les bras de Morphée. En effet, le matelas est confortable, et comme on n’échappe malheureusement pas toujours à l’ennui pendant ce concert, il devient difficile de rester éveillé. Heureusement, des rythmiques efficaces et quelques ritournelles pop entraînantes (comme l’excellent Paddling Out) viennent nous tirer du sommeil, jusqu’à l’inévitable tube Animal, livré dans une version extended un peu trop vrombissante à notre goût. Petite déception donc, tant le groupe a de choses à proposer et semble pourtant se complaire dans une certaine mollesse.
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C2C
C2C – Scène de la Cascade – 23h20 : 7,5/10
Déjà la quatrième fois qu’on a l’occasion de voir sur scène le quatuor de DJ le plus en vue du moment, et ce en à peine quatre mois. Difficile, donc, de renouveler nos commentaires : on déplore toujours quelques longueurs, mais on admire un set hyper varié, qui passe sans heurt du hip hop au jazz ou du rock à la samba. Avec une mise en scène imaginative, mais un show visuel malheureusement très difficile à voir dès lors qu’on est un peu loin de la scène (ce qui arrive facilement dans un festival qui accueille plus de 30.000 personnes par jour), les quatre Nantais auraient vraiment intérêt à laisser mieux voir leurs prouesses techniques. Ils gagnent d’ailleurs beaucoup à avoir intégré un petit passage didactique où ils montrent sur un morceau ce que chacun joue (à qui la batterie, à qui la basse, à qui les voix etc.). Cela rend les choses plus ludiques et intelligibles, d’autant qu’ils ne sont jamais aussi bons que dans l’interactivité avec le public. Un filon qu’on leur conseillerait donc de creuser.
BILAN DU JOUR 1 :
Le meilleur jour sur le papier, sans doute le meilleur aussi dans les faits. Rien de brillant, certes, mais beaucoup de bonnes prestations : les Britanniques de Bloc Party confirment tout le bien qu’on pense d’eux, les frenchies de Dionysos et de C2C assurent, The Asteroids Galaxy Tour surprennent et séduisent, Owlle se révèle et seuls Grimes et, dans une bien moindre mesure, Miike Snow, déçoivent quelque peu. Une journée chargée qui donne déjà très envie d’être au lendemain !
BONUS :
La chronique du Jour 2 : The Black Keys, Noel Gallagher, Agoria, Eagles Of Death Metal...
La chronique du Jour 3 : Green Day, Foster The People, The Dandy Warhols, Passion Pit, Avant-Seine All Stars...
Crédits photos : Fred Cazalis, Boby, ainsi que Sylvere Hieulle, Nicolas Joubard et Victor Picon pour Rock en Seine.
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VENDREDI 24 AOÛT 2012
Temps : Incertain, entre éclaircies et averses.
On a vu : Owlle, Twin Twin, The Asteroids Galaxy Tour, Billy Talent, Lou Doillon et… un hérisson (un vrai) dans l’espace VIP/presse.
OWLLE – Scène de l’Industrie – 15h45 : 7,5/10
Avec son électro-pop tantôt contemplative, tantôt remuante, la Parisienne Owlle, chouchoutée par Les Inrocks et l’essentiel de la presse spécialisée, conquiert rapidement les premiers spectateurs de ce Rock en Seine 2012, venus devant la petite Scène de l’Industrie. Offrant quelques refrains accrocheurs (notamment sur le tubesque Ticky Ticky) et des arrangements joliment travaillés, la jeune femme nous embarque dans son univers et dans ses ambiances sombres, d’où semblent jaillir quelques bulles colorées. On notera le vrai plus apporté par la présence d’un claviériste et d’un batteur sur scène, par rapport aux formules solo et duo avec lesquelles l’artiste a longtemps tourné. Un seul regret : cette programmation presque matinale (pour un festival), qui ne permet pas de rentrer pleinement dans un concert de ce genre, que l’on aurait préféré voir de nuit, mais Owlle est assurément une artiste à suivre.
Grimes
GRIMES – Scène Pression Live – 16h15 : NN
La déjantée Canadienne Grimes devait être une des attractions de la journée. Ses sons planants, hypnotiques, se révèlent en effet assez intéressants, mais la démarche artistique de la jeune fille est un peu jusqu’au-boutiste et l’ensemble devient vite très abscons. Sa belle voix, sous-mixée (un problème récurrent sur cette scène pendant tout le weekend), ne porte pas et on se lasse vite d’une mise en scène minimaliste, seulement occupée par un "danseur" complètement shooté et dont on n’a toujours pas compris l’utilité. Tout cela est un peu trop perché pour nous et on préfère s’éclipser rapidement. Au bénéfice du doute, on épargnera Grimes d’une note…
THE ASTEROIDS GALAXY TOUR – Grande Scène – 16h50 : 7,5/10
Déjà présents à Rock en Seine il y a trois ans, où ils avaient livré une prestation un peu anecdotique, les Danois de The Asteroids Galaxy Tour reviennent cette année avec un nouvel album, plutôt bien fait. Et on remarque dès leur entrée en scène qu’ils ont bien grandis, gagné en maturité et en expérience. Avec des arrangements de cuivres séduisants, un set pêchu, rythmé, avec une bonne dose de groove, la formation de la chanteuse Mette Lindberg ne se contente pas de livrer sa pop acidulée et dansante sans réflexion. En mélangeant habilement d’anciens morceaux, comme le tube vintage et toujours aussi efficace Around The Bend ou l’excellent Golden Age, à la pop sautillante du plus récent Heart Attack, la musique des Danois se fait entraînante, souvent jouissive, parfois un peu lassante, mais on ne regrettera en réalité qu’une vilaine pluie, venue un peu gâcher la fête. Malgré une réponse assez mitigée d’un public clairsemé, quoique nombreux, la bande aura fait le boulot et offert un concert très solide.

Dionysos
DIONYSOS – Grande Scène – 18h20 : 7,5/10
La bande de Mathias Malzieu n’a plus tout à fait la fougue de ses vingt ans. Mais qu’importe, elle est encore capable de rameuter puis de soulever des foules immenses. Toujours très énergique, notamment sur le fameux Song For Jedi, imparable, le groupe valentinois livre une prestation très honorable. On relève au passage qu’il s’est attaché les services de la chanteuse Lise ( que l’on avait interviewée pour son projet solo) parmi les choristes de cette tournée "Bird ‘n’Roll". Une tournée qui se veut aussi festive que les précédentes, avec en maître de cérémonie un Mathias Malzieu toujours aussi déchaîné, qui n’hésite pas à traverser toute la foule en slam, jusqu’à la régie, avant de grimper dessus pour poursuivre son morceau (Cloudman) au porte-voix et de finalement revenir sur scène de la même manière qu’il l’avait quittée : porté par des spectateurs en extase. Juste le temps pour la troupe d’offrir un final plus survolté que jamais. Une belle conclusion, qui parvient presque à faire oublier que tout n’était malheureusement pas du même acabit dans ce concert et que certains passages se sont révélés bien ennuyeux.
SylvereHieulle (500x333).jpg)
Bloc Party
BLOC PARTY – Grande Scène – 20h00 : 8/10
C’était le grand retour de Bloc Party à Saint-Cloud, trois ans après une dernière prestation marquée notamment par la séparation du groupe Oasis dans les loges du festival, annoncée par Kele Okereke lui-même devant des spectateurs interloqués, qui s’apprêtaient déjà à rejoindre la Grande Scène où les frères Gallagher devaient clôturer la journée. Mais une prestation marquée aussi par l’excellence confirmée du groupe britannique sur scène, alors que ses productions studio sont déjà beaucoup plus discutables. On était donc assez impatient de voir ce que tout cela allait donner et, dans l’ensemble, malgré quelques couacs, on n’a pas été trop déçu. Sans doute la performance était-elle un peu en-dessous de celle de 2009, mais le live survitaminé, électrique et toujours aussi puissant offert par le groupe devant une foule gigantesque a confirmé sa réputation de groupe scénique hors pair. Emmené à toute vitesse par un Kele impressionnant, balançant des kilowatts d’énergie à tout va, Bloc Party offre déjà un des meilleurs concerts du festival.
Placebo
PLACEBO – Grande Scène – 22h00 : NN
Malgré une mise en scène légèrement mégalo et très vorace en lumières (pas pour rien, puisque le lightshow était sans doute la plus belle réussite de ce concert), les musiciens de Placebo ne peuvent pas cacher le poids des ans qui semble s’être abattu sur eux et en particulier sur leur leader, Brian Molko, qui accuse un sacré coup de vieux. Heureusement, il n’a rien perdu de sa voix, mais il n’est pas non-plus capable de livrer grand-chose de bien intéressant parmi les quatre premiers morceaux, à l’issue desquels on décide de lui fausser compagnie pour aller voir Miike Snow.
MIIKE SNOW – Scène de l’Industrie – 22h30 : 7/10
Les Suédois nous avaient offert le plus beau moment des Eurockéennes deux mois plus tôt, un moment toutefois très court, et on était donc impatient de voir enfin leur set en entier. Si on se laisse agréablement emporter par leur pop complexe, qui souffle autant le chaud que le froid, et qu’on se perd avec délice entre les innombrables nappes de synthé dont ils nous abreuvent, on est bien obligé de reconnaître que le concert met un peu (beaucoup) de temps à se mettre en place et à captiver son auditoire. Blottis dans un matelas de coton de sonore, auquel fait écho un impressionnant nuage de fumée sur scène, les spectateurs glissent doucement dans l’univers septentrional de Miike Snow et… dans les bras de Morphée. En effet, le matelas est confortable, et comme on n’échappe malheureusement pas toujours à l’ennui pendant ce concert, il devient difficile de rester éveillé. Heureusement, des rythmiques efficaces et quelques ritournelles pop entraînantes (comme l’excellent Paddling Out) viennent nous tirer du sommeil, jusqu’à l’inévitable tube Animal, livré dans une version extended un peu trop vrombissante à notre goût. Petite déception donc, tant le groupe a de choses à proposer et semble pourtant se complaire dans une certaine mollesse.
NicolasJoubard (4) (500x333).jpg)
C2C
C2C – Scène de la Cascade – 23h20 : 7,5/10
Déjà la quatrième fois qu’on a l’occasion de voir sur scène le quatuor de DJ le plus en vue du moment, et ce en à peine quatre mois. Difficile, donc, de renouveler nos commentaires : on déplore toujours quelques longueurs, mais on admire un set hyper varié, qui passe sans heurt du hip hop au jazz ou du rock à la samba. Avec une mise en scène imaginative, mais un show visuel malheureusement très difficile à voir dès lors qu’on est un peu loin de la scène (ce qui arrive facilement dans un festival qui accueille plus de 30.000 personnes par jour), les quatre Nantais auraient vraiment intérêt à laisser mieux voir leurs prouesses techniques. Ils gagnent d’ailleurs beaucoup à avoir intégré un petit passage didactique où ils montrent sur un morceau ce que chacun joue (à qui la batterie, à qui la basse, à qui les voix etc.). Cela rend les choses plus ludiques et intelligibles, d’autant qu’ils ne sont jamais aussi bons que dans l’interactivité avec le public. Un filon qu’on leur conseillerait donc de creuser.
BILAN DU JOUR 1 :
Le meilleur jour sur le papier, sans doute le meilleur aussi dans les faits. Rien de brillant, certes, mais beaucoup de bonnes prestations : les Britanniques de Bloc Party confirment tout le bien qu’on pense d’eux, les frenchies de Dionysos et de C2C assurent, The Asteroids Galaxy Tour surprennent et séduisent, Owlle se révèle et seuls Grimes et, dans une bien moindre mesure, Miike Snow, déçoivent quelque peu. Une journée chargée qui donne déjà très envie d’être au lendemain !
BONUS :
La chronique du Jour 2 : The Black Keys, Noel Gallagher, Agoria, Eagles Of Death Metal...
La chronique du Jour 3 : Green Day, Foster The People, The Dandy Warhols, Passion Pit, Avant-Seine All Stars...
Crédits photos : Fred Cazalis, Boby, ainsi que Sylvere Hieulle, Nicolas Joubard et Victor Picon pour Rock en Seine.
Signature : fredcle 30/08/2012
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>> Réponse (le 30/08/2012 par un vieux con ?) Bon alors les jeunes (en dessous de 25 ans) sont "à suivre" et les vieux (au delà de 35 ans) accusent "le poids des ans"... ? Il faut donc avoir votre âge (dans les 30 ?) pour trouver grâce à vos yeux ? Attention aux commentaires sur l'âge adressés à un groupe entier : Placebo a un vieux chanteur si vous voulez, mais un jeune batteur ! Et chez Dionysos il doit bien y avoir 15 à 20 ans d'écart sur scène, et je ne vois pas qui serait moins fougueux qu'à leurs débuts ... > Réagir à cette critique

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