Critique de concert Placebo + Expatriate


Il n’est même pas 20h00 lorsque Expatriate commence son set. Leur premier titre est placeboïen et explique pourquoi le groupe londonien l’a choisi pour assurer la première partie de sa tournée. Par la suite, ils font plutôt penser à The Cure et même à Indochine lorsque le guitariste est passé aux claviers. Mais le chanteur n’a ni la voix de Brian Molko ni celle de Robert Smith. La sienne est banale et ajoutée à la mauvaise qualité du son (basses trop fortes qui assourdissent les riffs de guitares), ça leur savonne la planche. Dommage, car Crazy, Gonna Get Home et The Spaces Between, méritent de meilleures conditions d’écoute.

Australiens basés à Berlin (d’où leur nom ?), Marseille "avec son océan" leur rappelle leur ville de Sydney. Au fil des minutes, ils durcissent le ton notamment sur deux titres bien plus hard que le reste de leur répertoire sur lesquels le bassiste adopte une metal attitude. Le merveilleux morceau final, presque exclusivement instrumental, évoque à nouveau The Cure de l’époque Just Like Heaven. A revoir.

La demi-heure d’attente est meublée par des courts-métrages de qualité, visibles - qu’ils disent ! - sur www.placeboworld.co.uk. Avant Expatriate, plusieurs avaient déjà été montrés dont Gone Underground avec son ambiance à la Orange Mécanique et sa chute jubilatoire. Pas mal non plus, Chyenne et Le Petit Dragon, un genre de Toy Story avec la figurine de Bruce Lee pour héros.

L’inconvénient, c’est que ça casse l’ambiance. Le public reste en effet très patient (trop ?) jusqu’à ce qu’une éclipse sur le rideau annonce l’arrivée imminente de Placebo.

Placebo joue en 3-1-2. Brian Molko et Stefan Olsdal devant, soutenus par Steve Forrest légèrement en retrait en position centrale. Trois autres musiciens assoient la défense : Bill Lloyd, Fiona Brice et Nick Gavrilovic.

C’est solide derrière, musclé au milieu, talentueux en attaque. On laisse les vieilles tactiques au vestiaire : zéro titre du premier album(1996), seulement Every You Every Me de Without You I’m Nothing (1998) et Taste In Men et Special K de Black Market Music (2000).
On attaque d’entrée de jeu avec trois nouvelles combinaisons : For What It’s Worth, Ashtray Heart et Battle For The Sun, le morceau titre du dernier opus. D’angoissantes scènes d’émeutes sont projetées lorsque Brian bégaye I, I, I will battle for the sun.

Avec Speak In Tongues, Breathe Underwater, Julien, The Never Ending Why, Devil In The Details et Bright Lights, on arrive à neuf titres de l’album sorti au printemps dernier.
Tout cela est bien ficelé avec à chaque fois le clip kivabien sur les écrans géants, la jolie voix de Brian, les déambulations émaciées de Stefan Olsdal et la gestuelle percutante de Steve Forrest. Ce dernier parvient à me faire oublier Steve Hewitt.

J’ai tout de même la fibre nostalgique puisque ce que j’ai préféré, c’est le reste : Special Needs, Blind, 20 Years, et les bijoux de la soirée : une petite parenthèse spectrale (Soulmates), une auto-médicamentation (Meds), une escapade au Cambodge (Because I Want You avec Stefan Olsdal au piano) et surtout une interprétation énorme de Follow The Cops Back Home.

Brian nous a même parlé dans son perfect french pour présenter Because I Want You : "Bonjour Messieurs Dames. Nous allons prendre la destination d’un pays lointain, le Cambodge et nous aimerions que vous veniez avec nous." Bon, après, il n’a presque plus rien dit, mais c’est beaucoup mieux que son "laissez-nous faire notre travail" consécutif à un jet de T-shirt d’un spectateur sur la scène en 2003.

La première fausse sortie a lieu sur la bien nommée Song To Say Goodbye. Je jubile puisque sont jouées en rappel Special K et The Bitter End, encore un titre idéal pour faire semblant de partir. Mais Trigger Happy, Infra-Red et Taste In Men ont été l’objet d’un ultime et enthousiasmant retour sur scène.
Que de progrès accomplis par ce groupe en live en 6 ans ! Un bel exemple à suivre pour Expatriate. Vivement 2015 !
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et une petite toute pourrie de Placebo : là
Signature : mcyavellle 07/11/2009
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Photographe : pirlouiiiit
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>> Réponse (le 07/11/2009 par Yann M) Placebo a donc enfin avoir retrouvé le plaisir de jouer ensemble, c'est une bonne nouvelle ! Reste ce mystère : pourquoi toujours s'afficher à 3 sur les photos alors qu'ils sont 100 % de plus sur scène ? Belle chronique en tout cas, ca donne envie de les revoir, merci ! > Réagir à cette critique
>> Réponse (le 07/11/2009 par Aymerigot) Ce concert de Placebo était vraiment excellent. La première partie assurée par le groupe australien Expatriate a commencé dès 20h et a déjà mis la barre haut: groupe sympa, au chanteur charismatique, avec des longs morceaux assez planants. Puis après trois courts métrages de bonne venue, la prestation de Placebo commence. La formation est au grand complet avec trois musiciens supplémentaires ce qui permet à Stefan Olsdal de quitter la basse, de varier les instruments et de se mettre au premier plan. Comme cela a été déjà dit, les morceaux s'enchaînent vite et "l'emballage" vidéo est bien fait. On a vraiment face à soi des musiciens qui maîtrisent très bien leur art. Le groupe a su nouer le contact avec le public d'âge varié (pas simplement des "jeuns", mais de nombreux trentenaires, dont .../...
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>> Réponse (le 08/11/2009 par dommage) Pour ma part j'ai été assez déçue par leur prestation. Tout d'abord à cause du Dôme, ce n'est pas de leur faute mais le son est vraiment très mauvais ... L'ambiance quant à elle : les gens étaient je trouve amorphes, lymphatiques, raides... enfin tout les adjectifs possible et ce, y compris au premier rang. Il n'y a eut que 4 classiques , et "pure morning" n'a pas été joué .. La pseudo violoniste faisait , selon des gens rencontrés au concert semblant de jouer ! Le chanteur lui chante toujours aussi bien mais je trouve qu'il s'est montré très froid avec le public, uniquement une ou deux phrases en français de "tout" le concert qui d'ailleurs n'a duré qu'1h15 ... le batteur en revanche s'est montré plus convaincant et enthousiaste je trouve ! Enfin bref c'est ainsi que je l'ai vécu, .../...
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>> Réponse (le 08/11/2009 par Jess1981)

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>> Réponse (le 15/11/2009 par -clo-) Pour mon 1er concert au Dome, j'ai trouvé cette soirée plutot bien. Le 1ere partie étais vraiment géniale, et Placebo a vraiment fait une très belle performance. Très bonne chronique et très belles photos ;) > Réagir à cette critique
>> Réponse (le 09/12/2009 par bettina)

le 4 juillet 2009 - Main Square Festival, Arras. (par Luccio)
Le Dôme - Marseille


le 11 décembre 2011 - le Dome - Marseille (par Pirlouiiiit)
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