Critique de concert Polyethilene + Shrink + Eyeball

Comme tous les samedis soirs, je descends faire un tour sur la plaine… Je passe devant le Dan Racing, sans trop y croire compte tenu des groupes qui y passent d’habitude… Sur l’entrée, il y a une petite affiche : « ROCK – Eyeball – Shrink – Polyethilene » avec une tête de catcheur énervé dessus. Tiens ? Si le concert est à la hauteur de l’affiche, ca peut valoir de coup…
Il est déjà tard et le premier groupe, enfin, le premier « duo » si j’ose dire, passe (il est 10h15… Pour une soirée à 3 groupes, ca craint !). Je n’arrive pas à me mettre dans l’ambiance, le chanteur, beau gosse timide, enchaîne ses musiques pop-fade sans trop y croire. Il n’y a pas de son, le batteur (la 3eme personne) joue d’un main, ou bien essaie de régler une boîte à rythme… Je regarde les gens autour et je vois qu’ils font comme moi : ils essaient de se mettre dedans… Tiens, d’ailleurs, ce que je ne comprends pas, c’est qu’ils sont nombreux… Pourquoi tant de monde ? Alors que visiblement, le son qu’on entend est mou, sans vie… J’ai vu des concerts mieux que ca avec moins de monde !! Alors pourquoi ? Je ne vais pas tarder à l’apprendre.
Je demande si c’est Eyeball qui joue (comme dans l’ordre du flyer à l’entrée) et on me répond que non, c’est Poliethilene. Ok. Soit.
Le concert s’achève, le chanteur-guitariste, toujours sans regarder le public, décide de jouer une dernière musique. Je prends ma 4ème bière pour faire passer ca. Il y a un petit air sympathique ce soir au Dan Racing. La cote remonterait elle ? Bref, ils rejouent un morceau déjà joué. Puis on croit que c’est fini. Non, le chanteur-guitariste nous apprend qu’ils vont en jouer encore une autre… Nooon ! Il s’agit d’une cover de Dionysos. Bof. C’est lent, c’est mou, c’est approximatif… Je sens que je vais me terminer à la machine à coudre ! Au moins, là bas, il y a les Hangmen !
Je commence à essayer de m’extirper de la foule qui commence à se rapprocher juste après le 1er set (qui vient finalement de s’achever !). Je ne sais pas qui joue maintenant, si c’est Eyeball ou Shrink, mais j’en ai marre. Le 1er groupe m’a dégoûté, j’ai envie d’aller de rincer les oreilles ! Je tente de sortir, une fille me bloque pour me demander du feu, sa copine me gratte une cigarette, bref, je traîne, on parle du concert, de la vie, et je sens que le public s’impatiente. J’entends un claquement de guitare, un bon son bien rugueux, et je me tourne. Je découvre, du fond de la salle trois types, power trio, prêt à démarrer leur set. Bon, les Hangmen attendront ! Je tente le coup ! Le chanteur-guitariste présente le groupe : il s’agit donc de Shrink. « Ok, c’est parti », le batteur commence, la guitare rentre, la basse suit, puis le chant… Hum, c’est plutôt cool pour l’instant. Le son y est, le couplet est mélodique, puis le refrain arrive et c’est l’explosion… Ces 3 gars balancent une énergie déconcertante, une sacrée claque pour le groupe précédent ! Quelle transition ! Pour la peine, je me reprends une bière !

Je vois la foule qui se rapproche, ca joue, ca joue, ca ne bouge pas trop sur scène, mais ca joue plutôt bien. On reconnaît les influences de ce groupe : du Hendrix, un peu de Stevie Ray Vaughan ... Lorsqu’on croit analyser ces influences, paf, ils plantent un truc qui ressemble de loin à du Placebo, ou du Muse ... Marrant ca ! Bref, les compos sont toutes différentes. J’ai bien fait de rester. En 8 ou 9 morceaux, on traverse les années 70, on arrive au grunge, on passe par du psyché, on tente le bon rock indé, l’alternative… Le batteur balance pas mal, il a l’air très concentré, limite psychopathe ! Le bassiste est réservé, mais efficace. Il chantera même 2 morceaux lui même. Le guitariste semble tendu au début, mais parvient à se lacher un peu sur la fin. Visiblement, le jeu de scène n’est pas leur truc ! Mais si on ferme les yeux, la musique envoie tellement de bois qu’on a tendance à oublier ce détail. Le groupe termine sur un morceau bien power blues rock (juste avant, c’était du pur rock agressif) et descend de scène.

Il est minuit. Wow, j’en ai plein les oreilles… Je vais me reprendre une bière pour digérer cette claque ! Ce petit groupe que je ne connaissais pas va être désormais sur ma liste des groupes « à suivre » sur la région ! Même si ce nom, Shrink, paraît bizarre !
Très vite après ce 2eme set, le 3eme groupe se met en place. C’est donc Eyeball à en croire le flyer. Ils sont quatre : 2 guitares/chant + basse + batterie. Dès le début, ils mettent la sauce avec des morceaux bien péchus, très rock de chez rock. Le groupe semble homogène, le chanteur cependant, plus grand, plus chevelu, plus désinvolte, provoque un léger décalage qui ne gâche rien. Les morceaux se suivent et se ressemblent, sauf un qui est vraiment prenant d’un point de vue mélodique (j’ai encore la mélodie dans la tête), et un autre qui fait plus « ballade rock ». Mais la patate est là, et le public aime ca ! Ils restent 40 minutes, avec un rappel. Je me re-commande une bière et je m’allume une clope, content d’avoir découvert 2 groupes coolos.
Bref, c’était un très bon concert si l’on fait abstraction du premier groupe, qui m’a presque fait fuir (cela aurait été bien dommage !). Les deux autres groupes, Shrink et Eyeball, ont vraiment quelque chose. J’ai hâte de les revoir pour me remémorer cette bonne soirée et ces compos qui ne sortent plus de ma tête. D’ailleurs, si quelqu’un sait comment se procurer des démos, qu’il m’envoie un mail ! Ca serait super sympa !
photos Sandrine L
Il est déjà tard et le premier groupe, enfin, le premier « duo » si j’ose dire, passe (il est 10h15… Pour une soirée à 3 groupes, ca craint !). Je n’arrive pas à me mettre dans l’ambiance, le chanteur, beau gosse timide, enchaîne ses musiques pop-fade sans trop y croire. Il n’y a pas de son, le batteur (la 3eme personne) joue d’un main, ou bien essaie de régler une boîte à rythme… Je regarde les gens autour et je vois qu’ils font comme moi : ils essaient de se mettre dedans… Tiens, d’ailleurs, ce que je ne comprends pas, c’est qu’ils sont nombreux… Pourquoi tant de monde ? Alors que visiblement, le son qu’on entend est mou, sans vie… J’ai vu des concerts mieux que ca avec moins de monde !! Alors pourquoi ? Je ne vais pas tarder à l’apprendre.
Je demande si c’est Eyeball qui joue (comme dans l’ordre du flyer à l’entrée) et on me répond que non, c’est Poliethilene. Ok. Soit.
Le concert s’achève, le chanteur-guitariste, toujours sans regarder le public, décide de jouer une dernière musique. Je prends ma 4ème bière pour faire passer ca. Il y a un petit air sympathique ce soir au Dan Racing. La cote remonterait elle ? Bref, ils rejouent un morceau déjà joué. Puis on croit que c’est fini. Non, le chanteur-guitariste nous apprend qu’ils vont en jouer encore une autre… Nooon ! Il s’agit d’une cover de Dionysos. Bof. C’est lent, c’est mou, c’est approximatif… Je sens que je vais me terminer à la machine à coudre ! Au moins, là bas, il y a les Hangmen !
Je commence à essayer de m’extirper de la foule qui commence à se rapprocher juste après le 1er set (qui vient finalement de s’achever !). Je ne sais pas qui joue maintenant, si c’est Eyeball ou Shrink, mais j’en ai marre. Le 1er groupe m’a dégoûté, j’ai envie d’aller de rincer les oreilles ! Je tente de sortir, une fille me bloque pour me demander du feu, sa copine me gratte une cigarette, bref, je traîne, on parle du concert, de la vie, et je sens que le public s’impatiente. J’entends un claquement de guitare, un bon son bien rugueux, et je me tourne. Je découvre, du fond de la salle trois types, power trio, prêt à démarrer leur set. Bon, les Hangmen attendront ! Je tente le coup ! Le chanteur-guitariste présente le groupe : il s’agit donc de Shrink. « Ok, c’est parti », le batteur commence, la guitare rentre, la basse suit, puis le chant… Hum, c’est plutôt cool pour l’instant. Le son y est, le couplet est mélodique, puis le refrain arrive et c’est l’explosion… Ces 3 gars balancent une énergie déconcertante, une sacrée claque pour le groupe précédent ! Quelle transition ! Pour la peine, je me reprends une bière !

Je vois la foule qui se rapproche, ca joue, ca joue, ca ne bouge pas trop sur scène, mais ca joue plutôt bien. On reconnaît les influences de ce groupe : du Hendrix, un peu de Stevie Ray Vaughan ... Lorsqu’on croit analyser ces influences, paf, ils plantent un truc qui ressemble de loin à du Placebo, ou du Muse ... Marrant ca ! Bref, les compos sont toutes différentes. J’ai bien fait de rester. En 8 ou 9 morceaux, on traverse les années 70, on arrive au grunge, on passe par du psyché, on tente le bon rock indé, l’alternative… Le batteur balance pas mal, il a l’air très concentré, limite psychopathe ! Le bassiste est réservé, mais efficace. Il chantera même 2 morceaux lui même. Le guitariste semble tendu au début, mais parvient à se lacher un peu sur la fin. Visiblement, le jeu de scène n’est pas leur truc ! Mais si on ferme les yeux, la musique envoie tellement de bois qu’on a tendance à oublier ce détail. Le groupe termine sur un morceau bien power blues rock (juste avant, c’était du pur rock agressif) et descend de scène.

Il est minuit. Wow, j’en ai plein les oreilles… Je vais me reprendre une bière pour digérer cette claque ! Ce petit groupe que je ne connaissais pas va être désormais sur ma liste des groupes « à suivre » sur la région ! Même si ce nom, Shrink, paraît bizarre !
Très vite après ce 2eme set, le 3eme groupe se met en place. C’est donc Eyeball à en croire le flyer. Ils sont quatre : 2 guitares/chant + basse + batterie. Dès le début, ils mettent la sauce avec des morceaux bien péchus, très rock de chez rock. Le groupe semble homogène, le chanteur cependant, plus grand, plus chevelu, plus désinvolte, provoque un léger décalage qui ne gâche rien. Les morceaux se suivent et se ressemblent, sauf un qui est vraiment prenant d’un point de vue mélodique (j’ai encore la mélodie dans la tête), et un autre qui fait plus « ballade rock ». Mais la patate est là, et le public aime ca ! Ils restent 40 minutes, avec un rappel. Je me re-commande une bière et je m’allume une clope, content d’avoir découvert 2 groupes coolos.
Bref, c’était un très bon concert si l’on fait abstraction du premier groupe, qui m’a presque fait fuir (cela aurait été bien dommage !). Les deux autres groupes, Shrink et Eyeball, ont vraiment quelque chose. J’ai hâte de les revoir pour me remémorer cette bonne soirée et ces compos qui ne sortent plus de ma tête. D’ailleurs, si quelqu’un sait comment se procurer des démos, qu’il m’envoie un mail ! Ca serait super sympa !
photos Sandrine L
Signature : Alex D.
le 30/03/2004
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Lundi 28 mai 2012 : 9066 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 
















