Accueil Chronique de concert The Pretty hate Machines + Strider + Sons Of Vikings + Blaze Of Hate
Samedi 7 décembre 2019 : 10328 concerts, 25828 chroniques de concert, 5280 critiques d'album.

Chronique de Concert

The Pretty hate Machines + Strider + Sons Of Vikings + Blaze Of Hate

The Pretty hate Machines + Strider + Sons Of Vikings + Blaze Of Hate en concert

Le Local - Marseille 16 mai 2009

Critique écrite le par

Le Local est une salle située dans le quartier de la Valbarelle. Elle propose tous les vendredis et samedis soirs des concerts avec 3 ou 4 groupes, des métalleux la plupart du temps. Ici, on commence rarement avant 22h30. C'est l'heure où les habitués, parmi les plus beaux chevelus-barbus de Marseille commencent à arriver.



Strider (contraction de Ghost Rider) est le premier groupe de la soirée. Aurélien, le chanteur décide de se tenir devant la scène. Ses trois camarades (Julien / guitare, Kevin / basse et Victorio / batterie) ont commencé à jouer un métal lourd qui donne le ton de la soirée. Ils sont influencés par Arch Enemy, Scar Symmetry et Devildriver. On le ressent bien dans le chant d'Aurélien qui a pris la même option vocale que ses modèles de death metal.



Ce groupe est originaire du Vaucluse et joue ensemble depuis 8 mois. L'œil est attiré par la jolie guitare de Julien (qu'on retrouve sur leur T-shirt) et par sa maîtrise de la technique de tapping qu'il affectionne particulièrement. A l'issue du set, Victorio ne semble pas content de sa performance à la batterie. Perso, je ne me suis aperçu de rien. Il fera mieux la prochaine fois, dans un des événements caritatifs qu'ils organisent régulièrement. Leur espace vous en dira plus.



Je discutais dehors avec les membres de Strider lorsque Sons Of Vikings a commencé. Grande fut ma surprise en revenant dans la salle de voir que leur accoutrement est conforme à leur nom. Deux d'entre eux (Julien / guitare solo et Cyril / batterie) sont carrément torse-poil et les trois autres (Ulrich / chant, Jérome / guitare rythmique et Raul / basse) portent une tenue de cuir qui laisse apparaître musculatures imposantes et tatouages. "Nous sommes des Barbares jouant de la musique et non des musiciens jouant les Barbares" lit-on sur leur site.



La parodie, l'auto-dérision, le second degré et leur joie communicative d'être sur scène notamment celle du bassiste font que l'on passe un bon moment. Plus chevronnés (ils tournent depuis 4 ans et ont remporté un tremplin rock au Rockstore de Montpellier en 2006), ce sera aussi les plus "sages" de la soirée malgré les moments où Jérome beugle un back vocal de sa voix rauque. Julien assure à la guitare et leurs compositions sont intéressantes.



Les trois membres de The Pretty Hate Machine font figure de gringalets après cette exposition de biceps et pectoraux. C'est le seul groupe de la soirée qui ne fait pas de metal. Ils se présentent comme un groupe de BadCore garage qui "biche à mort" (expression très lyonnaise). Dès le premier morceau, ils mettent le public dans leur poche grâce à leur énergie hors du commun. Pedro est de loin le meilleur batteur de la soirée. Malgré leur nom NineInchNailesque, leur préférence va plutôt aux Stooges, Rage Against The Machine et Mars Volta. Nicky (basse) se permet de provoquer gentiment le public : "C'est la première fois qu'on joue devant des barbus-chevelus".



Lui et Raoul (guitare) bougent beaucoup sur la scène et même en dehors. Seuls deux joueurs de baby dans la salle sont imperturbables. Les cheveux des autres spectateurs balancent d'arrière en avant pris par le dynamisme d'un rock'n roll effréné qui n'est certainement pas d'ordinaire leur tasse de thé. Mais difficile de résister à ce combo très jeune (moyenne d'âge de même pas 20 ans) avec ses compositions, son jeu de scène et les solos de guitare de Raoul qui agrémentent chaque morceau.



Il est 1h20 lorsque Blaze Of Hate monte sur scène. Je me dis que je vais rester juste deux titres pour me faire une idée mais le trio italien (death metal) va réussir à me retenir jusqu'au bout. Je veux voir si Daniele, le bassiste / chanteur (encore une voix d'outre-tombe) va tenir debout jusqu'à la fin (pas parce qu'il a sommeil si vous voyez ce que je veux dire). Il assure tout de même.



Thias (guitare) a adopté la position du crapaud, c'est plus stable. Quant à Marco (batterie) il a la chance d'être assis. Des trois groupes de métalleux de ce soir, c'est le seul qui se prend au sérieux.
Moi qui suis amateur de poésie, j'ai paradoxalement passé une bonne soirée en compagnie de bons musiciens qui vivent leur musique avec passion.

Bonus video The Pretty Hate Machine :


Et d'autres de The Pretty Hate Machine, Strider, Sons Of Vikings et Blaze Of Hate.

Le Local - Marseille : les dernières chroniques concerts

ToM + le Joker + Eve en concert

ToM + le Joker + Eve par Pirlouiiiit
le Local (Capelette) - Marseille , le 11/09/2010
Bon moi qui suis un fervent partisan du "mieux vaut écrire une chronique courte le lendemain qu'une longue 2 semaines plus tard" je dois reconnaître que cette fois (encore) je... La suite

Engraved + Toxxic Toys + Forgin Fate + Style Trip en concert

Engraved + Toxxic Toys + Forgin Fate + Style Trip par Rock n' Roll
Le Local - Marseille, le 26/01/2009
Pour ceux qui ne connaissent pas le Local et je vous conseille d'y aller au moins une fois. Perdu dans une zone de hangars, la salle n'est pas des plus simple à trouver mais une... La suite