Critique de concert Principles of Geometry / Matias Aguayo / Hotchip / Joakim / Dj Food / Trevor Jackson / Jack de Marseille ... (Territoires Electroniques 2006)

Après les excellentes avant-premières au Cabaret Aléatoire, de la 4ème édition du festival Territoires Electroniques (Nathan Fake et Riton en Février, Planning To Rock, Chloé et Ivan Smagghe en Mai !!!), voici le collectif Biomix investissant la campagne aixoise dans un lieu insolite : le Village des Automates. Rompre les automatismes ? Un espace ludique, décalé, peuplé de créatures hybrides et improbables. Focus sur un week-end en Territoires Automatiques.

Sur la scène extérieure, l'electronica aérienne et chimérique de PRINCIPLES OF GEOMETRY constituait une bande-son crépusculaire idéale. La savante architecture de l'electronica contemporaine venait vagabonder au coeur des paysages oniriques.

La nuit enfin tombée, ce fut le moment opportun pour distiller la house minimaliste, sensuelle et classieuse de MATIAS AGUAYO & ROCCNESS, membres de Kompakt, la célèbre "écurie" de Francfort.

A partir de 23 heures, sur le même site, entre les murs de la salle Aixagone, se profila une des dernières sensations scèniques de l'electro-pop en provenance de Londres : HOTCHIP. Les 5 joyeux lurons britanniques, qui ont entre autres, travaillé avec DFA à New-york et ouvert pour LCD SOUNDSYSTEM à l'occasion du Festival Radio France en juillet 2005, ont une solide réputation. Armés de leurs beatboxes "hardware", synthés "cheap" et guitares électriques, les HOTCHIP ont le sens imparable de la mélodie que l'ont retient facilement et le groove funky.

La prestation des anglais finie, ce fut au tour de JOAKIM de prendre le relais, accompagné de 3 musiciens (batterie, basse, guitare). A l'instar de ses productions sur la structure Tigersushi, sa musique est mutante et polymorphe entre electro 80's, discopunk, krautrock, expérimentations free jazz...C'est d'ailleurs lors de certains passages expérimentaux voire "noise" que le public décrocha. Malgrès la qualité éxecutive, leur performance scènique manquait peut-être un peu de conviction et de légèreté. Certains passages étaient vraiment dignes de CABARET VOLTAIRE ou THE CURE mais peut-être un peu trop froids, sombres voire pointus pour l'horaire et le public.

C'est alors que vers 2 heures du mat', TREVOR JACKSON venait réchauffer la salle Aixagone à coup de "beats" synthétiques et de "basslines" hypnotiques pour le plus grand plaisir des kids et autres clubbers... Le boss du célèbre label anglais Output Recordings et la tête pensante du projet PLAYGROUP aux platines, venait de mettre le feu au dancefloor entre nouvelles tueries -OLIVER HUNTEMANN sur Gigolo - et grands classiques comme CJ BOLLAND.

A noter également la présence musicale d'ALDEN TYRELL, SERGE et PATRICE TASSY, un plateau radio en direct du festival assuré par GRENOUILLE et un programme cinématographique en plein air composé de court-métrages et de vidéo-clips.

Une session de rattrapage gratuite pour les absents avait lieu le dimanche en après-midi jusqu'à minuit. Dans cet espace bucolique et champêtre au pied de la Sainte Victoire, étaient programmés A 1'UNISSON, ZE MATEO & HIGH KU, DIRTY SOUND SYSTEM, ROBERT LE MAGNIFIQUE, JACEN SOLO... Comme l'an dernier, il y eut un invité surprise prestigieux. Ce fut l'anglais DJ FOOD de la maison Ninja Tune qui officia en tant qu'invité mystère ! Il régala le public avec un mix à base d'electro-funk, hip-hop old school et bootlegs, agrémenté de scratchs et de pass-pass dont il a le secret.

Le moment fort de cette session dominicale fut le DJ set de JACK DE MARSEILLE dans un registre plutôt inhabituel, estampillé hip-hop et breakbeat. Il enchaîna les perles vinyliques de PUBLIC ENEMY à DIGITAL UNDERGROUND, en passant par AFRIKA BAMBAATAA, TONE LOC, M.I.A. ou encore MODESELEKTOR featuring TTC... Rien que ça !!! Sans oublier quelques escapades house ou techno mais toujours saupoudrées d'acapellas hip-hop ! Le public était heureux.

Le mot de la fin revenait à GRAVENHURST, trio anglais officiant dans un registre folk et pop-rock. Le chanteur commença en ces termes "The Party is Over !". Effectivement les festivaliers, non convaincus par l'ouverture avec une ballade mélancolique entrecoupée de guitares tendues, quittèrent massivement le parc. Ce n'était sûrement pas l'effet escompté. Même si les Biomen défendent leur volonté farouche d'éclectisme, le public de ces Territoires est resté majoritairement électrophile...
photos : WEIRD 23
biomix.org

Sur la scène extérieure, l'electronica aérienne et chimérique de PRINCIPLES OF GEOMETRY constituait une bande-son crépusculaire idéale. La savante architecture de l'electronica contemporaine venait vagabonder au coeur des paysages oniriques.

La nuit enfin tombée, ce fut le moment opportun pour distiller la house minimaliste, sensuelle et classieuse de MATIAS AGUAYO & ROCCNESS, membres de Kompakt, la célèbre "écurie" de Francfort.

A partir de 23 heures, sur le même site, entre les murs de la salle Aixagone, se profila une des dernières sensations scèniques de l'electro-pop en provenance de Londres : HOTCHIP. Les 5 joyeux lurons britanniques, qui ont entre autres, travaillé avec DFA à New-york et ouvert pour LCD SOUNDSYSTEM à l'occasion du Festival Radio France en juillet 2005, ont une solide réputation. Armés de leurs beatboxes "hardware", synthés "cheap" et guitares électriques, les HOTCHIP ont le sens imparable de la mélodie que l'ont retient facilement et le groove funky.

La prestation des anglais finie, ce fut au tour de JOAKIM de prendre le relais, accompagné de 3 musiciens (batterie, basse, guitare). A l'instar de ses productions sur la structure Tigersushi, sa musique est mutante et polymorphe entre electro 80's, discopunk, krautrock, expérimentations free jazz...C'est d'ailleurs lors de certains passages expérimentaux voire "noise" que le public décrocha. Malgrès la qualité éxecutive, leur performance scènique manquait peut-être un peu de conviction et de légèreté. Certains passages étaient vraiment dignes de CABARET VOLTAIRE ou THE CURE mais peut-être un peu trop froids, sombres voire pointus pour l'horaire et le public.

C'est alors que vers 2 heures du mat', TREVOR JACKSON venait réchauffer la salle Aixagone à coup de "beats" synthétiques et de "basslines" hypnotiques pour le plus grand plaisir des kids et autres clubbers... Le boss du célèbre label anglais Output Recordings et la tête pensante du projet PLAYGROUP aux platines, venait de mettre le feu au dancefloor entre nouvelles tueries -OLIVER HUNTEMANN sur Gigolo - et grands classiques comme CJ BOLLAND.

A noter également la présence musicale d'ALDEN TYRELL, SERGE et PATRICE TASSY, un plateau radio en direct du festival assuré par GRENOUILLE et un programme cinématographique en plein air composé de court-métrages et de vidéo-clips.

Une session de rattrapage gratuite pour les absents avait lieu le dimanche en après-midi jusqu'à minuit. Dans cet espace bucolique et champêtre au pied de la Sainte Victoire, étaient programmés A 1'UNISSON, ZE MATEO & HIGH KU, DIRTY SOUND SYSTEM, ROBERT LE MAGNIFIQUE, JACEN SOLO... Comme l'an dernier, il y eut un invité surprise prestigieux. Ce fut l'anglais DJ FOOD de la maison Ninja Tune qui officia en tant qu'invité mystère ! Il régala le public avec un mix à base d'electro-funk, hip-hop old school et bootlegs, agrémenté de scratchs et de pass-pass dont il a le secret.

Le moment fort de cette session dominicale fut le DJ set de JACK DE MARSEILLE dans un registre plutôt inhabituel, estampillé hip-hop et breakbeat. Il enchaîna les perles vinyliques de PUBLIC ENEMY à DIGITAL UNDERGROUND, en passant par AFRIKA BAMBAATAA, TONE LOC, M.I.A. ou encore MODESELEKTOR featuring TTC... Rien que ça !!! Sans oublier quelques escapades house ou techno mais toujours saupoudrées d'acapellas hip-hop ! Le public était heureux.

Le mot de la fin revenait à GRAVENHURST, trio anglais officiant dans un registre folk et pop-rock. Le chanteur commença en ces termes "The Party is Over !". Effectivement les festivaliers, non convaincus par l'ouverture avec une ballade mélancolique entrecoupée de guitares tendues, quittèrent massivement le parc. Ce n'était sûrement pas l'effet escompté. Même si les Biomen défendent leur volonté farouche d'éclectisme, le public de ces Territoires est resté majoritairement électrophile...
photos : WEIRD 23
biomix.org
Signature : Art Kraft
le 08/06/2006


le 14 août 2008 - Óbuda Island - Budapest - Hongrie (par Pirlouiiiit)

le 02 aout 2003 - domaine de sulauze - Istres (par un fan de musique)

le 03 mai 2003 - Zenith - Toulon (par Fanny M)

le 01 mai 2003 - La Villa Rouge - Montpellier (par Fanny M)

le 12 Juin 2010 - Fondation Vaserely, Aix En Provence (par sami)
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Dimanche 27 mai 2012 : 9162 concerts, 20891 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 













