Critique de concert Prohom + Sub Rosa

Première chose à savoir quand on va voir un concert à l'Escale Saint Michel c'est que l'heure c'est l'heure. Je m'explique : le concert commence à 21h et l'ouverture à lieu un quart d'heure avant. Donc si comme nous vous arriver un peu en avant et qu'il fait très froid et bien vous attendez dehors derrière la porte vitrée qu'il soit 20h45 pour avoir le droit de vous réchauffer à l'intérieur ... Passé ce moment un peu désagréable on apprécie d'autant plus la chaleur de la salle (truffée de radiateurs - notamment sous la scène !). Deuxième chose notable je crois qu'ils n'y a pas de bar d'ordinaire (là il était assuré par l'association kabba roots histoire de gagner un peu de sous pour faire venir un jamaïquain en concert ici si j'ai bien compris .... pas de sandwich non plus ... grouik !
A peut prêt à l'heure dite on voit surgir Thierry Noages programmateur du lieu qui nous présente rapidement la soirée un plateau rock chanson electro et invite Sub Rosa à faire son entrée sur une scène décorée de roses blanches ... (je n'ai fait le lien avec le nom du groupe qu'à la fin du concert ... bravo).

J'étais assez impatient de les voir sur scène car cela faisait quelques années que j'avais entendu parler d'elle (la chanteuse) ex Bébé Clandestine (groupe qui a du marqué en son temps vu le nombre de fois où j'en ai entendu parler) puis Béa Paradis parenthèse solo.

Sur scène ils ne sont que deux et tous les deux armés de guitares ... tout le reste est enregistré (à la Kill the Thrill !) ce qui rend les chansons forcement assez carrées. J'ai tout de suite été séduit par sa voix magnifique, quelque part entre Marianne Faithfull et Nico qui donne à certains morceaux un timbre vraiment agréable.

J'ai donc beaucoup aimé certains titres et d'autres un peu moins ... je serais tenté de dire que cela manquait un peu d'homogénéité, ce qui ne tardera pas, souhaitons le, à devenir une qualité lorsque tout sera plus rodé. La plupart des titres sont en anglais. Elle était à fond dedans (malgré quelques problèmes techniques m'a t il semblé), parfois un peu trop pour moi lorsqu'elle s'excite sur sa guitare ou se rapproche du public.

Globalement pas mal (dommage qu'il n'y ait ni basse ni batterie) et à revoir un peu plus tard. En tout cas dans le public Philippe Prohom semblait apprécier (ce qu'il a confirmé sur scène à la fin de son concert).
Après une courte entracte, le temps d'installer le matériel de Prohom l'écran situé au fond de la scène s'allume c'est parti. Le trio guitare - batterie - machines se lance avec Rester en ville sur un film de quelqu'un en train de descendre d'interminables escaliers en regardant ses pieds.

Suivront ensuite la plupart des titres de l'album mais aussi 3-4 inédits dans la veine des précédents. J'ai beaucoup aimé Heureux, Accoudé au bar avec sa mélodie très I Want you, le très disco Georges qui sur scène emballe tout, ... Les images qui accompagent leur set sont assez bien choisies.

A ce propos la présence d'enfants au premiers rangs nous privera des images osées semble-t-il d'une des chansons inédites sur la tentation que peuvent éprouver les hommes (mariés notamment) au passage de certaines filles.

J'ai trouvé que par bien des points Prohom se rapproche de Chinaski (dont on attend toujours avec impatience le nouvel album) que ce soit dans les textes (le fond et la forme plutôt crue) ou même la musique (en plus electro).

Et tout comme chez Chinaski chez qui j'avais trouvé qu'il manquait un petit quelque chose (en l'occurrence la batterie), ce soir quelque chose m'a gêné : l'absence de basse ? peut être ... en tout cas j'ai l'impression que cela venait aussi de la façon qu'a Philippe de bouger sur scène (je précise tout de suite que je semble avoir été l'un des seuls à avoir cette impression puisque Delphine, Valérie, Dominique etc avec qui j'ai discuté à la fin n'ont pas du tout partagé mon opinion, au contraire !) et des liaisons entre les morceaux.

Je ne sais pas si cela vient du fait qu'il est grand et rasé mais j'ai fait presque le même blocage que pour le chanteur de Daipivo en moins fort, Philippe souriant la plupart du temps contrairement à l'autre. D'après ce que j'ai compris ils ont quand même un paquet de concerts derrière eux (300) et pourtant je trouve que le contact avec le public sincère et sympathique n'est pas très spontané ... avec cette façon un peu maladroite d'annoncer le show case à la Fnac la semaine d'après, la vente de Tshirt etc ... ou quelques blancs et vannes qui tombent un peu à plat (là encore je semble être le seul à avoir senti cela).

Je pense que leur set gagnerait en intensité (en tout cas moi je l'aurais préféré ainsi) si les morceaux s'enchaînaient plus vite, histoire de vraiment rentrer dedans, parce que là par moments, alors que la musique était carrément poignante et que je les voyais gesticuler sur scène je n'arrivais pas à suivre ...
Finalement j'adore toujours autant le disque, les textes et la musique, mais sur scène je trouve qu'ils y a quelques petites choses perfectibles (dures à définir) pour que le courant passe mieux. Visiblement ils étaient ravis d'être là, le public jeune et moins jeune a adoré ... tant mieux ! Ils ont même fait monter une fille sur scène pour qu'elle explique sa vision de la peinture naïve, pris le public à partie plusieurs fois mais du coup j'ai trouvé que cela cassait un peu le rythme du concert (faudrait savoir ce qu'il veut celui là ... un coup ils trouve que les groupes sont trop distants et un coup ils les trouvent trop proches).

De plus musicalement ils donnent parfois l'impression d'avoir le cul entre deux chaises : entre l'explosion rock de Ez3kiel (lors des très bonnes montées en puissance guitare - batterie - stroboscope) et la déconne de Ultra Orange. Un petit côté FFF d'après Sophie aussi.

Bref après ce magma d'avis, de descriptions et de contradictions il ne vous reste plus qu'à vous faire votre propre opinion en allant bien vite les voir sur scène. Vous ne le regretterez pas.
ps: dommage qu'ils n'aient pas fait leur reprise de Depeche Mode que je n'ai donc toujours pas entendue.
A peut prêt à l'heure dite on voit surgir Thierry Noages programmateur du lieu qui nous présente rapidement la soirée un plateau rock chanson electro et invite Sub Rosa à faire son entrée sur une scène décorée de roses blanches ... (je n'ai fait le lien avec le nom du groupe qu'à la fin du concert ... bravo).

J'étais assez impatient de les voir sur scène car cela faisait quelques années que j'avais entendu parler d'elle (la chanteuse) ex Bébé Clandestine (groupe qui a du marqué en son temps vu le nombre de fois où j'en ai entendu parler) puis Béa Paradis parenthèse solo.

Sur scène ils ne sont que deux et tous les deux armés de guitares ... tout le reste est enregistré (à la Kill the Thrill !) ce qui rend les chansons forcement assez carrées. J'ai tout de suite été séduit par sa voix magnifique, quelque part entre Marianne Faithfull et Nico qui donne à certains morceaux un timbre vraiment agréable.

J'ai donc beaucoup aimé certains titres et d'autres un peu moins ... je serais tenté de dire que cela manquait un peu d'homogénéité, ce qui ne tardera pas, souhaitons le, à devenir une qualité lorsque tout sera plus rodé. La plupart des titres sont en anglais. Elle était à fond dedans (malgré quelques problèmes techniques m'a t il semblé), parfois un peu trop pour moi lorsqu'elle s'excite sur sa guitare ou se rapproche du public.

Globalement pas mal (dommage qu'il n'y ait ni basse ni batterie) et à revoir un peu plus tard. En tout cas dans le public Philippe Prohom semblait apprécier (ce qu'il a confirmé sur scène à la fin de son concert).
Après une courte entracte, le temps d'installer le matériel de Prohom l'écran situé au fond de la scène s'allume c'est parti. Le trio guitare - batterie - machines se lance avec Rester en ville sur un film de quelqu'un en train de descendre d'interminables escaliers en regardant ses pieds.

Suivront ensuite la plupart des titres de l'album mais aussi 3-4 inédits dans la veine des précédents. J'ai beaucoup aimé Heureux, Accoudé au bar avec sa mélodie très I Want you, le très disco Georges qui sur scène emballe tout, ... Les images qui accompagent leur set sont assez bien choisies.

A ce propos la présence d'enfants au premiers rangs nous privera des images osées semble-t-il d'une des chansons inédites sur la tentation que peuvent éprouver les hommes (mariés notamment) au passage de certaines filles.

J'ai trouvé que par bien des points Prohom se rapproche de Chinaski (dont on attend toujours avec impatience le nouvel album) que ce soit dans les textes (le fond et la forme plutôt crue) ou même la musique (en plus electro).

Et tout comme chez Chinaski chez qui j'avais trouvé qu'il manquait un petit quelque chose (en l'occurrence la batterie), ce soir quelque chose m'a gêné : l'absence de basse ? peut être ... en tout cas j'ai l'impression que cela venait aussi de la façon qu'a Philippe de bouger sur scène (je précise tout de suite que je semble avoir été l'un des seuls à avoir cette impression puisque Delphine, Valérie, Dominique etc avec qui j'ai discuté à la fin n'ont pas du tout partagé mon opinion, au contraire !) et des liaisons entre les morceaux.

Je ne sais pas si cela vient du fait qu'il est grand et rasé mais j'ai fait presque le même blocage que pour le chanteur de Daipivo en moins fort, Philippe souriant la plupart du temps contrairement à l'autre. D'après ce que j'ai compris ils ont quand même un paquet de concerts derrière eux (300) et pourtant je trouve que le contact avec le public sincère et sympathique n'est pas très spontané ... avec cette façon un peu maladroite d'annoncer le show case à la Fnac la semaine d'après, la vente de Tshirt etc ... ou quelques blancs et vannes qui tombent un peu à plat (là encore je semble être le seul à avoir senti cela).

Je pense que leur set gagnerait en intensité (en tout cas moi je l'aurais préféré ainsi) si les morceaux s'enchaînaient plus vite, histoire de vraiment rentrer dedans, parce que là par moments, alors que la musique était carrément poignante et que je les voyais gesticuler sur scène je n'arrivais pas à suivre ...
Finalement j'adore toujours autant le disque, les textes et la musique, mais sur scène je trouve qu'ils y a quelques petites choses perfectibles (dures à définir) pour que le courant passe mieux. Visiblement ils étaient ravis d'être là, le public jeune et moins jeune a adoré ... tant mieux ! Ils ont même fait monter une fille sur scène pour qu'elle explique sa vision de la peinture naïve, pris le public à partie plusieurs fois mais du coup j'ai trouvé que cela cassait un peu le rythme du concert (faudrait savoir ce qu'il veut celui là ... un coup ils trouve que les groupes sont trop distants et un coup ils les trouvent trop proches).

De plus musicalement ils donnent parfois l'impression d'avoir le cul entre deux chaises : entre l'explosion rock de Ez3kiel (lors des très bonnes montées en puissance guitare - batterie - stroboscope) et la déconne de Ultra Orange. Un petit côté FFF d'après Sophie aussi.

Bref après ce magma d'avis, de descriptions et de contradictions il ne vous reste plus qu'à vous faire votre propre opinion en allant bien vite les voir sur scène. Vous ne le regretterez pas.
ps: dommage qu'ils n'aient pas fait leur reprise de Depeche Mode que je n'ai donc toujours pas entendue.
Signature : pirlouiiiitle 09/02/2003
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Escale Saint Michel - Aubagne

le 29 janvier 2011 - L'Escale - MJC Aubagne / Aubagne (par the Vaccuopilot)
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