Critique de concert Quartiers Nord

Hier soir, je suis allé voir Quartiers Nord. Y sont toujours pas morts. Et ils s’offrent le Toursky pour leur nouveau show One Again A Fly, une expression que je n’avais plus entendue depuis a peu près 30 ans et qui ressurgit de mon adolescence, façon madeleine de Proust (à chacun son référent !). A cette occasion la belle et bonne populace Marseillaise se serre les coudes et s’apostrophe dans le hall : "Oooh putain, tié là ! Eeeeh bin’ sûre". Ça change un peu du public habituel. Ça rafraîchit.
Richard Martin, le directeur du théâtre fait une brève apparition pour saluer le public, formuler ses vœux et rappeler en sous-entendu son engagement et son combat (l’année passée a été rude pour le Toursky).
Et les trois Pieds Nickelés marseillais Roberto, Alain et Gilbert, font leur entrée sur le mythique et superbe Vespa side-car. Tarpin j’en voudrais un comme ça. Les titres s’enchaînent, avec Quartiers Nord, il est toujours question de pieds paquets, de muges, de pastis, d’esques, d’arapèdes, du cul des gonzesses, ou de celui qui se fait mettre profond, des mains de pati, de divers produits tombés du camion, d’un plâtrier qui a le blues, de Mehu, de chichis et de l’amour en pédalo, de mouettes qui bronzent, tellement y fait beau, qu’on dirait des corbeaux, et autres diverses réalités locales. Et si vous vous demandez comment tout cela peut cohabiter, que vous n’y croyez pas, venez vivre à Marseille, ou écoutez Quartiers Nord.
Le public qui connaît tout ça est hilare. La tranche 50 à 70 ans est fortement représentée, dans une forme qui fait plaisir à voir. Parce que la réalité marseillaise transcrite et chantée par Quartiers Nord, c’est la leur. Celle de l’Estaque, de la Belle De Mai, de Belsunce ou des autres pays voisins. Un joyeux bordel défile, tantôt Napolitain, tantôt Reggae, Raï Maghreb, Balleti, ou Rock. Un Melting Pot apparaît au fil des chansons qui n’appartient qu’à nous, et dans lequel chacun se retrouve. Notons quand même (petit regret) que le spectacle est moins scénarisé que le précédent. A quand la véritable saga ou épopée locale qui gravera pour l’éternité, dans le marbre du DVD la grande histoire de notre belle cité ? Il n’y a que Quartiers Nord qui puisse relever ce challenge. Quartiers Nord qui a donné ses lettres de noblesse à la culture populaire Marseillaise, et lui a destiné le lieu qui lui convient bien mieux qu’un musée ou une encyclopédie : une scène de spectacle.
Richard Martin, le directeur du théâtre fait une brève apparition pour saluer le public, formuler ses vœux et rappeler en sous-entendu son engagement et son combat (l’année passée a été rude pour le Toursky).
Et les trois Pieds Nickelés marseillais Roberto, Alain et Gilbert, font leur entrée sur le mythique et superbe Vespa side-car. Tarpin j’en voudrais un comme ça. Les titres s’enchaînent, avec Quartiers Nord, il est toujours question de pieds paquets, de muges, de pastis, d’esques, d’arapèdes, du cul des gonzesses, ou de celui qui se fait mettre profond, des mains de pati, de divers produits tombés du camion, d’un plâtrier qui a le blues, de Mehu, de chichis et de l’amour en pédalo, de mouettes qui bronzent, tellement y fait beau, qu’on dirait des corbeaux, et autres diverses réalités locales. Et si vous vous demandez comment tout cela peut cohabiter, que vous n’y croyez pas, venez vivre à Marseille, ou écoutez Quartiers Nord.
Le public qui connaît tout ça est hilare. La tranche 50 à 70 ans est fortement représentée, dans une forme qui fait plaisir à voir. Parce que la réalité marseillaise transcrite et chantée par Quartiers Nord, c’est la leur. Celle de l’Estaque, de la Belle De Mai, de Belsunce ou des autres pays voisins. Un joyeux bordel défile, tantôt Napolitain, tantôt Reggae, Raï Maghreb, Balleti, ou Rock. Un Melting Pot apparaît au fil des chansons qui n’appartient qu’à nous, et dans lequel chacun se retrouve. Notons quand même (petit regret) que le spectacle est moins scénarisé que le précédent. A quand la véritable saga ou épopée locale qui gravera pour l’éternité, dans le marbre du DVD la grande histoire de notre belle cité ? Il n’y a que Quartiers Nord qui puisse relever ce challenge. Quartiers Nord qui a donné ses lettres de noblesse à la culture populaire Marseillaise, et lui a destiné le lieu qui lui convient bien mieux qu’un musée ou une encyclopédie : une scène de spectacle.
Signature : mardalle 08/01/2012
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