Critique de concert Festival Rhythm'N'Funk 2/4 : S.F. Funkestra + Trio Non Tempéré (+ Master Class de Djembé par Adama Dramé)

L’absence de subventions (rien du Conseil Général, rien de la Région !) et la désaffection du public le premier soir auraient de quoi décourager plus d’un organisateur de festival. Pierre Bedouk, lui, garde le moral en cette deuxième soirée du Rhythm’N’Funk Festival. L’affluence est déjà bien meilleure qu’hier soir et les mines dans le public sont réjouies, c’est bien là l’essentiel pour lui.
Depuis un soir d’août 2008 et ma découverte de ce bassiste dans un autre festival monté par des musiciens passionnés, j’ai revu plusieurs fois Sam Favreau. Ses participations à différents groupes sont multiples. Au niveau local, il devrait faire un concours avec Pierre Fénichel pour le nombre d’apparitions dans des projets différents. Là, c’est son projet à lui qu’il présente, débuté voilà un an, le S.F. Funkestra.

Il propose ses propres compositions dont vous pouvez écouter un échantillon ici. Pas besoin d’avoir fait St-Cyr pour deviner le pourquoi de l’appellation Funkestra : c’est un orchestre - 6 musiciens, c’est plutôt rare par les temps qui courent - qui joue du funk.
Se sont-ils aperçus que je viens d’enlever mes chaussures ? Ils débutent en tout cas par Put On Your Shoes avec le plus beau solo de la soirée, celui de Nicolas Delorme au saxo alto. Le genre de solo que les saxophonistes offrent d’ordinaire en fin de set en guise de baroud d’honneur. Mais là, y’a encore une heure à tenir, Nicolas ! Le garçon récupère vite et nous offrira quelques autres interventions de bonne facture.

Notamment un duo avec la guitare sur Seven O’Clock. Son entente avec le trombone est tout aussi parfaite. Le trombone, c’est Bastien Ballaz déjà vu un soir de juillet 2009 dans un autre festival de passionnés.
Les compositions, funky à souhait, sont donc de Samuel Favreau, les paroles du claviériste David Carion qui les interprète lui-même. Ils sont la plupart du temps côte à côte mais Samuel arpente la scène avec sa basse pour jouer face à l’excellent batteur Philippe Jardin ou à côté de son complice guitariste David Guttierez avec qui il accompagne Usthiax.

Le baroud d’honneur, c’est un jubilatoire jeu de chat et de souris entre "Tom" Delorme et "Jerry" Ballaz sur le magnifique Feeling Like A Star.
Je remets mes chaussures pour aller boire un coup et partir à la recherche d’un participant à la master class de djembé qui s’est déroulée à 18 heures. J’en trouve un qui m’en dit le plus grand bien. Malgré ses faibles moyens, ce festival parvient à attirer une pointure chaque soir. Hier, c’était Daniel Huck, samedi, ce sera Sylvain Beuf. La pointure ce soir, c’est Adama Dramé. C’est lui qui a animé la master class. Y ont paraît-il été présentés certains aspects de la coutume burkinabé, exposées les différentes cérémonies et soulignée l’importance des rythmes lors de chacune d’entre elles, démonstration à l’appui.
Il fait également partie du Trio Non Tempéré. Le set débute par Miniamba, pièce traditionnelle mandingue qui lui permet de s’échauffer la paume des mains et le bout des doigts. Les titres suivants sont composés par l’excellent pianiste François Raulin (à ne pas confondre avec son homonyme, le professeur Rollin, un de mes maîtres à penser mais je m’égare). Lui aussi sait faire preuve d’humour.

Ainsi a-t-il débaptisé une de ses compositions "afro-rhônalpines", transformant son titre "Gavotte" en Ca N’A Rien D’Une Gavotte suite aux remarques de certains spécialistes de ladite danse. Ainsi signale-t-il qu’ils jouent Zappels (le rappel) en milieu de set pour être sûrs de le jouer. Autodérision sans doute guidée par le départ de certains spectateurs à la fin de chacun de leurs titres.
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Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Trio Non Tempéré est extrêmement créatif. Je suis quant à moi resté jusqu’au bout et ne le regrette pas. L’Albatros, plus accessible et Malienne ne peuvent que ravir les amateurs de piano. Tout comme la pièce dédiée à Mahama Konaté, musicien burkinabé. C’est par un autre hommage que se termine cette soirée. Adama (c’est son titre) donne carte blanche au djembéiste pour le plus grand plaisir de ceux qui sont venus pour lui.

Le troisième homme est Jean-Jacques Avenel. Situé au centre de la scène avec sa contrebasse, il contribue à faire le lien entre l’Afrique et les Alpes.
Dès sa sortie de scène, Adama Dramé revient dans la salle pour prendre la température et rechercher le ressenti des spectateurs. Ceux qui s’approchent de lui sont enthousiastes. Pour ma part, je préfère manifester mon enthousiasme à Sam Favreau et ses acolytes.
Bonus vidéo : S.F. Funkestra : Feeling Like A Star
Et Adama de Trio Non Tempéré.
Depuis un soir d’août 2008 et ma découverte de ce bassiste dans un autre festival monté par des musiciens passionnés, j’ai revu plusieurs fois Sam Favreau. Ses participations à différents groupes sont multiples. Au niveau local, il devrait faire un concours avec Pierre Fénichel pour le nombre d’apparitions dans des projets différents. Là, c’est son projet à lui qu’il présente, débuté voilà un an, le S.F. Funkestra.

Il propose ses propres compositions dont vous pouvez écouter un échantillon ici. Pas besoin d’avoir fait St-Cyr pour deviner le pourquoi de l’appellation Funkestra : c’est un orchestre - 6 musiciens, c’est plutôt rare par les temps qui courent - qui joue du funk.
Se sont-ils aperçus que je viens d’enlever mes chaussures ? Ils débutent en tout cas par Put On Your Shoes avec le plus beau solo de la soirée, celui de Nicolas Delorme au saxo alto. Le genre de solo que les saxophonistes offrent d’ordinaire en fin de set en guise de baroud d’honneur. Mais là, y’a encore une heure à tenir, Nicolas ! Le garçon récupère vite et nous offrira quelques autres interventions de bonne facture.

Notamment un duo avec la guitare sur Seven O’Clock. Son entente avec le trombone est tout aussi parfaite. Le trombone, c’est Bastien Ballaz déjà vu un soir de juillet 2009 dans un autre festival de passionnés.
Les compositions, funky à souhait, sont donc de Samuel Favreau, les paroles du claviériste David Carion qui les interprète lui-même. Ils sont la plupart du temps côte à côte mais Samuel arpente la scène avec sa basse pour jouer face à l’excellent batteur Philippe Jardin ou à côté de son complice guitariste David Guttierez avec qui il accompagne Usthiax.

Le baroud d’honneur, c’est un jubilatoire jeu de chat et de souris entre "Tom" Delorme et "Jerry" Ballaz sur le magnifique Feeling Like A Star.
Je remets mes chaussures pour aller boire un coup et partir à la recherche d’un participant à la master class de djembé qui s’est déroulée à 18 heures. J’en trouve un qui m’en dit le plus grand bien. Malgré ses faibles moyens, ce festival parvient à attirer une pointure chaque soir. Hier, c’était Daniel Huck, samedi, ce sera Sylvain Beuf. La pointure ce soir, c’est Adama Dramé. C’est lui qui a animé la master class. Y ont paraît-il été présentés certains aspects de la coutume burkinabé, exposées les différentes cérémonies et soulignée l’importance des rythmes lors de chacune d’entre elles, démonstration à l’appui.
Il fait également partie du Trio Non Tempéré. Le set débute par Miniamba, pièce traditionnelle mandingue qui lui permet de s’échauffer la paume des mains et le bout des doigts. Les titres suivants sont composés par l’excellent pianiste François Raulin (à ne pas confondre avec son homonyme, le professeur Rollin, un de mes maîtres à penser mais je m’égare). Lui aussi sait faire preuve d’humour.

Ainsi a-t-il débaptisé une de ses compositions "afro-rhônalpines", transformant son titre "Gavotte" en Ca N’A Rien D’Une Gavotte suite aux remarques de certains spécialistes de ladite danse. Ainsi signale-t-il qu’ils jouent Zappels (le rappel) en milieu de set pour être sûrs de le jouer. Autodérision sans doute guidée par le départ de certains spectateurs à la fin de chacun de leurs titres.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Trio Non Tempéré est extrêmement créatif. Je suis quant à moi resté jusqu’au bout et ne le regrette pas. L’Albatros, plus accessible et Malienne ne peuvent que ravir les amateurs de piano. Tout comme la pièce dédiée à Mahama Konaté, musicien burkinabé. C’est par un autre hommage que se termine cette soirée. Adama (c’est son titre) donne carte blanche au djembéiste pour le plus grand plaisir de ceux qui sont venus pour lui.

Le troisième homme est Jean-Jacques Avenel. Situé au centre de la scène avec sa contrebasse, il contribue à faire le lien entre l’Afrique et les Alpes.
Dès sa sortie de scène, Adama Dramé revient dans la salle pour prendre la température et rechercher le ressenti des spectateurs. Ceux qui s’approchent de lui sont enthousiastes. Pour ma part, je préfère manifester mon enthousiasme à Sam Favreau et ses acolytes.
Et Adama de Trio Non Tempéré.
Signature : mcyavellle 28/11/2009
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Photographe : mcyavell
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le 29 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)


le 28 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)


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le 05 Mai 2006 - Salle de Spectacle - la Penne sur Huveaune (par The Red Pinguin)
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