Critique de concert Rien + L'Amicale Underground

Tout pour Rien ! Rien est le groupe que l’on a pu découvrir ce soir pluvieux de printemps à l’Entrepot, presque unique salle Rock de Grenoble. Et paradoxalement, comme cette pluie après tant de soleil, Rien est beaucoup. On pourrait les classer hativement formation « post rock » mais leur musique est plus avant-gardiste que « post ».
Rien refuse le cloisonnement, et ce en cultivant multiples sonorités au sein d’un univers évoquant autant un Mogwai apaisé, un Manta Ray cuivré que un Morphine sous Tranxen…
A l’écoute de « Requiem pour des barroqueux », on saisit peu à peu l’essence de Rien mais certains pourraient craindre une prestation scénique appauvrie : tant cuivres, voix et bidouillages électroniques invités participent à la genèse sonore du trio originel.
Mais il n’en est rien. Ils maitrisent la scène avec des mains de maitres et les prestigieux « orchestrateurs de l’ombre » (bientôt dans la lumière) n’ont pas manqué à l’appel. On retiendra Julien Brotel, auteur compositeur à surveiller, et trois membres actifs de Shaddy, groupe de reggae à sonirités multiples.
Une atmosphère « baroqueuse » ennivre la salle et chacun semble comblé par l’exercice… Une interlude de choix rappelle à quel point la formation avec ses airs mélancoliques ne se prends pas tant au sérieux (la lecture des textes accompagnant les chansons sur le disque est à consommer sans aucune modération). Il s’agit de l’intervention délicieuse de Otto et Otto, leurs compères de l’Amicale Underground. Ils ironisent sans limites sur le vide cérébral de la création « arte » contemporaine et s’en prennent à des principes de l’art rarement remis en cause, tel le « ready made ». Pure Jouissance.
Comme Rien, qui excelle en deuxième partie nottament avec un nuage saturé de guitares et le texte grandiose de Julien Brotel. On en redemande.
Comme Un Dimanche, jeune label grenoblois qui signe là son quatrième artiste. Et les autres protagonistes ne sont pas en reste. On peut découvrir Apple Jelly, véritable perle pop-électro qui ne tombe pas dans le panneau « revival 80’s » et transcende aussi les frontières. Melk sont quant à eux un audacieux combo pop-rock dont les arrangements organiques et son gout pour le sampling devront séduire. On trouve enfin Rhesus, la formation la plus rock et la plus fidèle aux traditions indé et brit des années 90 mais qui opère avec singularité des compositions intelligentes et écorchées. On peut peut etre reprocher aux deux pré-cités des voix hésitantes et encore trop peu ancrées au sein de l’ensemble musical ; mais un tel reproche pèse bien peu face à la grande qualité du label.
On ne peut que souhaiter et meme deviner de beaux lendemains à Un dimanche. L’Espagne saura apprécier…
L’album de Rien « Requiem pour des barroqueux » est disponible depuis le 30 avril chez vos bons fleuristes et pompes funèbres…
Tous les liens utiles sur www.undimanche.fr.st
TOMA

Rien refuse le cloisonnement, et ce en cultivant multiples sonorités au sein d’un univers évoquant autant un Mogwai apaisé, un Manta Ray cuivré que un Morphine sous Tranxen…
A l’écoute de « Requiem pour des barroqueux », on saisit peu à peu l’essence de Rien mais certains pourraient craindre une prestation scénique appauvrie : tant cuivres, voix et bidouillages électroniques invités participent à la genèse sonore du trio originel.
Mais il n’en est rien. Ils maitrisent la scène avec des mains de maitres et les prestigieux « orchestrateurs de l’ombre » (bientôt dans la lumière) n’ont pas manqué à l’appel. On retiendra Julien Brotel, auteur compositeur à surveiller, et trois membres actifs de Shaddy, groupe de reggae à sonirités multiples.
Une atmosphère « baroqueuse » ennivre la salle et chacun semble comblé par l’exercice… Une interlude de choix rappelle à quel point la formation avec ses airs mélancoliques ne se prends pas tant au sérieux (la lecture des textes accompagnant les chansons sur le disque est à consommer sans aucune modération). Il s’agit de l’intervention délicieuse de Otto et Otto, leurs compères de l’Amicale Underground. Ils ironisent sans limites sur le vide cérébral de la création « arte » contemporaine et s’en prennent à des principes de l’art rarement remis en cause, tel le « ready made ». Pure Jouissance.
Comme Rien, qui excelle en deuxième partie nottament avec un nuage saturé de guitares et le texte grandiose de Julien Brotel. On en redemande.
Comme Un Dimanche, jeune label grenoblois qui signe là son quatrième artiste. Et les autres protagonistes ne sont pas en reste. On peut découvrir Apple Jelly, véritable perle pop-électro qui ne tombe pas dans le panneau « revival 80’s » et transcende aussi les frontières. Melk sont quant à eux un audacieux combo pop-rock dont les arrangements organiques et son gout pour le sampling devront séduire. On trouve enfin Rhesus, la formation la plus rock et la plus fidèle aux traditions indé et brit des années 90 mais qui opère avec singularité des compositions intelligentes et écorchées. On peut peut etre reprocher aux deux pré-cités des voix hésitantes et encore trop peu ancrées au sein de l’ensemble musical ; mais un tel reproche pèse bien peu face à la grande qualité du label.
On ne peut que souhaiter et meme deviner de beaux lendemains à Un dimanche. L’Espagne saura apprécier…
L’album de Rien « Requiem pour des barroqueux » est disponible depuis le 30 avril chez vos bons fleuristes et pompes funèbres…
Tous les liens utiles sur www.undimanche.fr.st
TOMA

Signature : TOMA
le 10/05/2003


le 4 juillet 2010 - Presqu'île du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)

le 3 mars 2004 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation



Mercredi 30 mai 2012 : 9305 concerts, 20898 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 














