Critique de concert Rita Mitsouko

Dame Rita revient sur scène à la reconquête du public... Chronique d'un bonheur...
Samedi 20 avril à la Boule Noire à Paris pour le concert de M. Chichin et Madame Ringer. De quoi en prendre plein les mirettes et plein les oreilles. De quoi remuer, stimuler la rétine et chatouiller l’ouïe. Il existe chez Dame Rita, une densité de coeur. Une maîtrise du geste et un amour du jeu. Une leçon de scène.
Les bras-résille, les jambes en l’air, Elle épate. Cette volonté de donner et de partager sans complexe tout ce qu’elle capte et ressent, cet amour de la provocation, cette danse de joie. Cette force à se contraindre à aller jusqu’au bout de l’intention. Prendre le risque. Un pitre se saisissant de l’objet micro comme d’un accessoire théâtral. Un clown travaillant le masque jusqu’au dégoût et l’horreur. Un amour de la laideur qui bouillonne dans Terminal Beauté.
Chaque instant est pesé, pris au vol pour l’interpréter et le jeter à la foule. Œil noir, pommette rieuse. Clin d’œil allumeur. La tête danse de gauche à droite, le corps se désarticule en rythme. Ca flingue et ça cavale. Pas de questions à se poser : vivre l’instant. Retenue d’énergie pour moteur à explosion. Y a du Keaton quand la locomotive accélère. De la fureur quand la frappe se fait lourde. Ringer est un phénomène. Dans la petite salle de la Boule noire La Goulue n’est plus très loin. Cancan tu nous tiens, la taquinerie va bon train. Le charme naît de l’audace. L’extrême lui va bien. Ce soir, la folie revient, on oublierait presque sa conscience.
Fred-miroir, Fred-flottant, Fred-ligne droite. Ombre absente et si présente, M. Chichin lance les sourires quand Elle les cherche. Fred est habitué à dandyfier le plateau. Du haut de sa fragilité, il drive en douceur, équilibre l’allure. L’alliance de Chichin brille. Seul le joueur de tambour reste concentré et imperturbable. Mark Kerr. Tic. Tic. Oreillette sur métronome, ça balance dans la tête. Les yeux sont ailleurs. Les paupières battent. Tac. Tac. Vol plané, la conscience est ailleurs, dans un autre temps, dans une autre pulsation.
La guitare jette un œil amusé en essayant de ne pas planter ses shreds, ça se cache derrière des lunettes rectangulaires, derrière une mèche de cheveu, parfois ça passe par-dessus pour dévisager un corps qui happe et qui raffole de notes filant sur la gratte. Sylvain Laforge reste discret mais n’en pense pas moins, difficile de rester insensible. A gauche, le clavier suit la batterie, libre de lancer des regards amusés et étonnés à Catherine. Plus simple d’être là. Le clin d’œil de début de concert a porté chance. Dame Rita est de retour. Simoni arrange et pianote souvent un temps sur deux. Un temps pour les yeux. Un œil pour le temps. De la dentelle pour les mirettes. La basse à droite transpire. En écho à Monsieur Chichin, Goldet porte une chemise bleue à col large. La chemise est ouverte mais il fait chaud ce soir. On sent que tout est possible. Dame Rita tient le public au creux de la main. C’est la distribution de plaisir. Les satellites fredonnent et le corps de Ringer chante.
Les Rita Mitsouko sont là. Il y a de l’amour. C’est comme ça.
http://www.ritamitsouko.com/
© Etat-critique.com
Samedi 20 avril à la Boule Noire à Paris pour le concert de M. Chichin et Madame Ringer. De quoi en prendre plein les mirettes et plein les oreilles. De quoi remuer, stimuler la rétine et chatouiller l’ouïe. Il existe chez Dame Rita, une densité de coeur. Une maîtrise du geste et un amour du jeu. Une leçon de scène.
Les bras-résille, les jambes en l’air, Elle épate. Cette volonté de donner et de partager sans complexe tout ce qu’elle capte et ressent, cet amour de la provocation, cette danse de joie. Cette force à se contraindre à aller jusqu’au bout de l’intention. Prendre le risque. Un pitre se saisissant de l’objet micro comme d’un accessoire théâtral. Un clown travaillant le masque jusqu’au dégoût et l’horreur. Un amour de la laideur qui bouillonne dans Terminal Beauté.
Chaque instant est pesé, pris au vol pour l’interpréter et le jeter à la foule. Œil noir, pommette rieuse. Clin d’œil allumeur. La tête danse de gauche à droite, le corps se désarticule en rythme. Ca flingue et ça cavale. Pas de questions à se poser : vivre l’instant. Retenue d’énergie pour moteur à explosion. Y a du Keaton quand la locomotive accélère. De la fureur quand la frappe se fait lourde. Ringer est un phénomène. Dans la petite salle de la Boule noire La Goulue n’est plus très loin. Cancan tu nous tiens, la taquinerie va bon train. Le charme naît de l’audace. L’extrême lui va bien. Ce soir, la folie revient, on oublierait presque sa conscience.
Fred-miroir, Fred-flottant, Fred-ligne droite. Ombre absente et si présente, M. Chichin lance les sourires quand Elle les cherche. Fred est habitué à dandyfier le plateau. Du haut de sa fragilité, il drive en douceur, équilibre l’allure. L’alliance de Chichin brille. Seul le joueur de tambour reste concentré et imperturbable. Mark Kerr. Tic. Tic. Oreillette sur métronome, ça balance dans la tête. Les yeux sont ailleurs. Les paupières battent. Tac. Tac. Vol plané, la conscience est ailleurs, dans un autre temps, dans une autre pulsation.
La guitare jette un œil amusé en essayant de ne pas planter ses shreds, ça se cache derrière des lunettes rectangulaires, derrière une mèche de cheveu, parfois ça passe par-dessus pour dévisager un corps qui happe et qui raffole de notes filant sur la gratte. Sylvain Laforge reste discret mais n’en pense pas moins, difficile de rester insensible. A gauche, le clavier suit la batterie, libre de lancer des regards amusés et étonnés à Catherine. Plus simple d’être là. Le clin d’œil de début de concert a porté chance. Dame Rita est de retour. Simoni arrange et pianote souvent un temps sur deux. Un temps pour les yeux. Un œil pour le temps. De la dentelle pour les mirettes. La basse à droite transpire. En écho à Monsieur Chichin, Goldet porte une chemise bleue à col large. La chemise est ouverte mais il fait chaud ce soir. On sent que tout est possible. Dame Rita tient le public au creux de la main. C’est la distribution de plaisir. Les satellites fredonnent et le corps de Ringer chante.
Les Rita Mitsouko sont là. Il y a de l’amour. C’est comme ça.
http://www.ritamitsouko.com/
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Signature : sébastien mounié
le 04/05/2007

le 24-25-26 Août 2007 - Parc National de St Cloud (par Cabask)

le 27 juillet 2007 - Escales du Cargo, Arles (par ratwoman13)
Boule Noire Paris

le 9 novembre 2011 - La Boule Noire, Paris (par Pierre Andrieu)
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Lundi 28 mai 2012 : 9083 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 














