Critique de concert Trio Paoliste (Musique dans la Rue)

Depuis quelques années, la ville d'Aix-en-Provence confie au Grand Théâtre de Provence l'organisation de Musique Dans La Rue, et s'élève, durant quelques jours, au rang de ville utopique, de ville rêvée. Seize jours exactement, durant lesquels on croise au gré de ses déambulations dans le vieil Aix, entre 17h00 et 21h00, pas moins de 35 formations, avec une forte dominante classique, et quelques ensembles jazz/funk. Et comme l'indique l'ordonnance de l'affiche, ce n'est que dans la rue (en vérité, beaucoup aussi dans les cours intérieures d’hôtels particuliers ouvertes pour l'occasion: on est à Aix, tout de même !)
Les concerts durent environ 30 minutes. Amateur invétéré de vents, j'ai choisi le Trio Paoliste qui se produit successivement dans la cour de l'hôtel Maynier d'Oppède (extraits vidéo 1 & 2 ci dessous), puis juste à côté sur la place de l'archevêché (extraits 3 & 4). Au programme, Bach, Telemann, Stamitz, Mozart, Vivaldi et autres inconnus notoires.
Le Trio Paoliste : Paola Maso, flûte traversière - Stephan Bruno, hautbois - Olivier Laurent, basson.
Le Trio Paoliste - Extrait n°1
Dans la chaleur estivale qui nous oppresse actuellement, le Trio Paoliste (quel joli nom!) opère sa magie. La musique est légère, gracieuse. Elle passe du guilleret au languissant, selon les parties des sonates ou trios que l'on nous offre. Un vent de fraîcheur nous transporte. Le public, qu'il soit installé sur une chaise, dans la cour de l'hôtel Maynier d'Oppède, ou les fesses au sol sur la place de l'archevêché est à la fois attentif et charmé.
Le Trio Paoliste - Extrait n°2
Si la musique baroque ou classique est agréable et facile à écouter, il ne nous est pas donné tous les jours de l'entendre interprétée par une telle formation. A l'unisson, ou bien chacun sur sa phrase, chacun des trois virtuoses est à l'honneur. L'équilibre est irréprochable, le son de chaque instrument est parfaitement distinct. Et au fil des passages qui se succèdent, des mots que l'on emploie depuis longtemps, comme harmonie, accord, ensemble, polyphonie, dialogue, cohésion, grâce, fluidité s'éclairent sous nos yeux d'une lumière nouvelle, d'une réalité tangible et retrouvée.
Le Trio Paoliste - Extrait n°3
Par son allant chaloupé et la vélocité de sa ligne de basse, Olivier Laurent apparaît comme un précurseur évident de Jack Pastorius et nous gageons sans nul doute que ce dernier aurait choisi le basson s'il avait vécu au XVIIème siècle. Paola Maso tangue beaucoup elle aussi, mais pas de la même manière. Et si Stephan Bruno a l'air plus " enraciné que ses deux acolytes, le vent semble bel et bien souffler sur les musiciens qui ondulent comme les blés au vent en expulsant leurs croches. La saveur auditive se double d'un délice visuel.
Le Trio Paoliste - Extrait n°4
Alors le conseil aoûtien de bibi: trouvez le programme sur Concertandco, faites vos choix et profitez de Musique Dans La Rue tant que ça dure encore.
D'autres extraits vidéos de Mardal par ici.
Les concerts durent environ 30 minutes. Amateur invétéré de vents, j'ai choisi le Trio Paoliste qui se produit successivement dans la cour de l'hôtel Maynier d'Oppède (extraits vidéo 1 & 2 ci dessous), puis juste à côté sur la place de l'archevêché (extraits 3 & 4). Au programme, Bach, Telemann, Stamitz, Mozart, Vivaldi et autres inconnus notoires.
Le Trio Paoliste : Paola Maso, flûte traversière - Stephan Bruno, hautbois - Olivier Laurent, basson.
Dans la chaleur estivale qui nous oppresse actuellement, le Trio Paoliste (quel joli nom!) opère sa magie. La musique est légère, gracieuse. Elle passe du guilleret au languissant, selon les parties des sonates ou trios que l'on nous offre. Un vent de fraîcheur nous transporte. Le public, qu'il soit installé sur une chaise, dans la cour de l'hôtel Maynier d'Oppède, ou les fesses au sol sur la place de l'archevêché est à la fois attentif et charmé.
Si la musique baroque ou classique est agréable et facile à écouter, il ne nous est pas donné tous les jours de l'entendre interprétée par une telle formation. A l'unisson, ou bien chacun sur sa phrase, chacun des trois virtuoses est à l'honneur. L'équilibre est irréprochable, le son de chaque instrument est parfaitement distinct. Et au fil des passages qui se succèdent, des mots que l'on emploie depuis longtemps, comme harmonie, accord, ensemble, polyphonie, dialogue, cohésion, grâce, fluidité s'éclairent sous nos yeux d'une lumière nouvelle, d'une réalité tangible et retrouvée.
Par son allant chaloupé et la vélocité de sa ligne de basse, Olivier Laurent apparaît comme un précurseur évident de Jack Pastorius et nous gageons sans nul doute que ce dernier aurait choisi le basson s'il avait vécu au XVIIème siècle. Paola Maso tangue beaucoup elle aussi, mais pas de la même manière. Et si Stephan Bruno a l'air plus " enraciné que ses deux acolytes, le vent semble bel et bien souffler sur les musiciens qui ondulent comme les blés au vent en expulsant leurs croches. La saveur auditive se double d'un délice visuel.
Alors le conseil aoûtien de bibi: trouvez le programme sur Concertandco, faites vos choix et profitez de Musique Dans La Rue tant que ça dure encore.
D'autres extraits vidéos de Mardal par ici.
Signature : mardalle 29/08/2012
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